Episode Transcript
[00:00:00] Speaker A: Cette émission vous est présentée par Watapodo.
Watapon est le développeur de Magical Hellhound Lust, le troisième et tout dernier titre de l'univers Watapon.
Combattez la série de succubes dans un hack'n'slash endiablé, incarnez le Magebane et découvrez votre véritable nature dans un ARPG roguelike rempli d'action.
Assouvisez votre vengeance à coups d'épée, de marteau ou de magie pour combiner toutes ces méthodes pour vous élever comme une nouvelle divinité.
Ajoutez Magical Hellhound Lust à votre liste de souhaits sur Steam dès aujourd'hui, sortie prévue pour été 2026.
Bonsoir tout le monde, bienvenue de retour sur ma Radio Academia. Ici votre animateur Bromant Rahman, une exclusivité de CFAQ FM.
La semaine prochaine je serai à Toronto pour le Comic-Con, donc n'hésitez pas à rester à l'affût des vidéos qui vont arriver au fur et à mesure.
Mais aujourd'hui, on ne parle pas de Toronto, non, on va parler plutôt d'aller de l'autre bord, vers Montréal.
Et mon invité d'honneur ce soir, c'est Cathy Nguyen.
Cathy est donc la vice-présidente des ressources humaines à l'Ottawa. On a encore une membre de personne de l'Ottawa. Je sais, ça en fait beaucoup, mais c'est des gens que je connais, c'est des gens à qui je fais confiance. Je sais qu'ils savent de quoi ils parlent et Par rapport à ça justement, elle est également la directrice à la réparation de Cosplay et le Cosplay c'est justement le sujet dont nous allons parler aujourd'hui. Bonsoir Cathy et comment ça va?
[00:02:10] Speaker B: Écoutez tout le monde, ben salut, merci de m'accueillir à ton émission.
Donc effectivement, je pense que je rejoins les nombreux invités de Takito, mais c'est parce qu'on est tellement une belle grande famille, un bel endroit qui réunit toutes sortes de gens passionnés par la culture japonaise. Donc c'est juste normal, je pense, d'usiner dans ces contacts. Alors effectivement, le cosplay, c'est quelque chose qui me passionne depuis longtemps, même que j'ai commencé à mon premier Otakuton en 2009. Le cosplay, je pense que j'en ai toujours, j'avais à peine 15 ans, des amis me disaient, Cathy, il y a une convention, c'est au Palais Congrès à Montréal. j'avais juste mes parents, j'habitais Trois-Rivières, puis heureusement, ma mère savait coudre. Moi, j'avais toujours eu de l'intérêt à ramasser, à me ramasser ce hobby dans ma panoplie de multiples talents.
Puis mes amis à ce moment-là faisaient un groupe de Final Fantasy, puis j'ai juste rejoint cette gang où est-ce qu'on faisait du jeu. Je pense que ma meilleure amie faisait Yuna à ce moment-là. Puis moi, j'ai regardé Final Fantasy, j'ai regardé tous ceux que je jouais.
Puis à ce moment-là, j'ai fait mon premier cosplay, c'était Rinoa, qui est comme l'héroïne de FF8. Puis depuis, ça a commencé. Toute ma passion pour le cosplay, toute ma passion pour Otakuto en général, ça a vraiment été la première année où j'ai été en contact avec ce hobby-là. Avant, je te dirais que j'étais la fille introvertie, asiatique, avec des mangas dans ses mains. Ou est-ce qu'avec mes amis, on était comme les marginaux à la cafétéria, t'sais, la table ronde. Ou est-ce que c'était juste les gens qui étaient les nerds, là, on peut dire.
Mais depuis cet événement 2009, ça a vraiment parti toute une vraie. Ou est-ce que j'ai accumulé depuis plusieurs méthodes, plusieurs techniques, quelques brûlures de colle chaude. Jusqu'à être aujourd'hui la directrice salariée façon de cosplayer pour Takito.
[00:04:09] Speaker A: Tu parlais justement du fait que tu as commencé ta carrière de cosplayer, si je puis l'appeler une carrière.
en te costumant en des personnages de plusieurs jeux vidéo et des animés que tu regardais à l'époque.
Et par la suite, qu'est-ce qui t'a donné envie d'un peu continuer le train? Et parce que ça demande des efforts de coudre, de construire ces cosplays-là.
Toi, personnellement, c'est quoi qui t'a poussé vers ça?
[00:04:44] Speaker B: Moi, je pense que ce qui m'a poussée le plus vers ça, c'était juste tout le concept de vouloir rendre hommage puis d'incarner quelqu'un qui était complètement en dehors de ma personnalité usuelle. Moi, quand j'ai commencé le COSPI, je me suis toujours placée peut-être dans la boîte, dans l'étiquette de la fille asiatique, timide, que tout le monde sait qu'elle est intelligente, tout le monde voit que je suis la fille aînée de ma famille, donc j'ai toujours eu ce sens de responsabilité, ce sens de vouloir, en tant que fille d'immigrant, réussir dans la vie, répondre aux attentes de mes parents. Puis bon, je n'arrivais pas jusqu'à étudier pour être un docteur ou un avocat, mais quand j'ai commencé le cosplay, j'étais vraiment dans cette mentalité de jeune fille vers la fin de la puberté, 15-16 ans, qui avait beaucoup d'attentes à répondre, puis qui cherchait pas mal, comme qu'est-ce que je veux faire dans la vie, c'est la fin du secondaire, je vais m'inscrire au cégep, je ne sais pas dans quel programme je vais aller, je sais que je veux aider les gens, qu'est-ce que je veux faire dans la vie.
Puis dans ce temps-là, la culture japonaise, les animés, les jeux vidéo, le manga, c'était vraiment mon escapade de la réalité, c'était mon moyen de découvrir d'autres histoires. Parce que j'ai toujours aimé lire, j'ai toujours aimé les romans, mais il y avait de quoi avec le médium dans la culture de l'animation japonaise qui faisait que je sentais que je pouvais vraiment m'échapper dans toutes sortes d'univers vraiment fous. dans de l'humour, dans des histoires qui me touchaient beaucoup en tant qu'asiatique moi-même, surtout qui essayaient à quelque part de se défaire des traditions où est-ce qu'il y a encore une fois cette anxiété de performance, ce sentiment constant de devoir réussir, répondre à des attentes, atteindre une certaine barre qu'on a internalisée dans la famille.
Puis avec le cosplay, ce que j'ai aimé quand j'ai découvert ça, une fois que j'ai juste cherché sur internet, c'est quoi une convention? C'est quoi un festival?
Puis voir tous ces gens dédiés autant de temps et d'efforts dans des costumes.
J'ai toujours été créative, je dessinais déjà, je faisais déjà beaucoup, beaucoup. Mais quand j'ai vu que le cosplay, c'était quelque chose qui justement remplissait une niche dans la couture, faire des choses soi-même, adapter un personnage que j'admire beaucoup, que je trouve que c'est des... Il y a beaucoup des personnages que je cosplay, c'est des héroïnes qui sont quand même très fortes, qui ont un rôle à jouer dans l'histoire.
de soutien, ou qui sont des personnages qui guident d'autres. Par exemple, j'ai commencé avec Rinoa de FF8, qui était l'héroïne principale.
Ensuite, j'ai continué, puis dans ce temps-là, je lisais beaucoup Pandora Hearts. Fait que j'ai fait Alice, qui est elle aussi l'héroïne. C'est aussi en 2010, l'année d'après, où est-ce que je me suis dit, bon, let's go!
J'ai participé à la mascarade de Takton, première expérience sur scène.
Je m'en souviens, mon sketch était vraiment simple, c'était juste buter les ninjas avec une fourre géante de 2 mètres par 1 mètre que j'avais faite à partir de la mousse de la peinture.
Puis le costume, ça a été, pour les gens qui savent pas, c'est une espèce de manteau rouge avec beaucoup de carrés, un damier blanc et rouge. Puis c'était la première fois aussi que je faisais un cosplay en duo avec une amie, où est-ce qu'on devait vraiment travailler ensemble pour qu'on ait un duo qui était fort en termes de précision, puis de juste se coordonner, s'échanger sur les matériaux qu'on a utilisé. Puis depuis, ça a été vraiment toujours des personnages que je trouvais forts, que je trouvais intéressants, qui avaient des textures dans leurs costumes qui pouvaient me permettre de développer des nouvelles techniques.
Quand je repense à tout ce que j'ai cosplayé, c'était souvent des séries qui me passionnent, comme par exemple, qui viennent de Black Butler, de Ruby, Samurai Jump Blue, des jeux vidéo qui ont eu un impact Dota 2, Genshin, League of Legends par exemple, ou juste des personnages féminines avec mes amies.
Je me souviendrai toujours que j'avais une amie, elle voulait absolument faire les méchants de l'univers de DC Comics, mais version steampunk. Donc là j'étais comme «Ah, t'as-tu quelqu'un qui fait Catwoman?» Non. Parfait. Fait qu'on a juste fait ça en groupe, c'était vraiment génial.
Puis, encore une fois, ce que j'aime du cosplay, c'est que c'est essayer de prendre une image, un personnage que t'aimes beaucoup, ou juste une idée, puis de le transformer d'une image à un écran, dans un livre, à la réalité, l'adapter à ton corps humain, puis de trouver comment on va arriver à ces résultats-là. Moi, c'est l'autre aspect du cosplay que j'aime le plus. Pas juste pouvoir se revêtir du costume, puis changer sa posture, pour adapter, incarner un peu l'allure du personnage, mais juste le fait de penser au costume que je vais créer. Comme, ah ben ça c'est, qu'est-ce que mon personnage fait là? C'est une super héroïne, c'est quelqu'un qui ne résistera pas à se jeter par terre pour aller sauver quelqu'un.
C'est quelqu'un qui bouge beaucoup, qui est actif. Dans ce cas-là, de quelle manière je veux rendre son costume réel en termes de soit précision dans le choix de matériaux, dans la manière que ça bouge, ou de me poser des questions vraiment simples comme comment je vais aller aux toilettes là-dedans, de quelle manière je vais arriver à passer à travers les portes. Où est-ce que je mets mon téléphone?
Où est-ce que je peux cacher une poche?
Combien de temps je devrais en durée porter des talons?
Qu'est-ce que je peux faire si jamais à un moment donné, en fin de journée, je me dis non, c'est assez, je veux me dessouigner normal, mais quand même rester dans mon personnage.
[00:10:37] Speaker A: Je crois que c'est un point intéressant pour aborder le sujet même du cosplay, sur ce qu'est un cosplay.
Parce que, tu sais Cathy, mon émission, je l'ai créée un peu pour cette raison-là. Parce qu'il y a plusieurs années, lorsque j'ai commencé à travailler en tant que journaliste dans ce domaine, c'est-à-dire les jeux vidéo et les choses geeks, C'était pas quelque chose qui était pris au sérieux par les gens qui ne sont pas dans ce monde-là.
Ça veut dire que les jeux vidéo, les animés, les trucs geeks, c'est considéré comme quelque chose de... Ça passe le temps, c'est un truc bizarre, c'est quelque chose que tu fais à côté.
Mais évidemment, il y a aussi ce stéréotype-là que c'est un peu les personnes qui sont intéressées par ces choses-là, c'est un peu l'homme obèse dans son sous-sol en train de jouer sur World of Warcraft.
[00:11:27] Speaker B: Le basement dweller.
[00:11:29] Speaker A: Oui, le basement dweller, exactement.
C'est ça l'archétype.
Les gens avec qui je m'entretiens dans mes émissions, c'est des gens qui brisent ce moule-là. C'est soit des gens qui ont réussi à se faire une vie dans ce domaine, ou des professionnels dans un domaine que d'autres personnes considéraient, entre guillemets, des domaines normaux ou même prestigieux, mais qui ont toujours gardé cette frange de passion-là.
Et je crois que toi et moi, on fit carrément comme très bien La deuxième catégorie, moi je suis quelqu'un qui fait sa maîtrise en droit constitutionnel et qui est un énorme otaku qui fait du bénévolat de l'Otakuto à chaque année et qui est un journaliste dans le domaine du jeu vidéo et toi t'es une infirmière et donc c'est quelque chose qui sort du moule d'une personne qu'on pense qui est typique du domaine.
Et je crois que c'est un point parfait pour aborder le sujet de ce qu'est le cosplay. Parce que dans l'imaginaire collectif, dans l'imaginaire populaire, il y a une espèce de dissonance cognitive par rapport au cosplay en particulier.
Par exemple, des domaines comme le théâtre et le cinéma qui ont depuis longtemps intégré le mainstream, le fait de se costumer, de se maquiller, de s'habiller pour incarner des personnages, c'est considéré quelque chose de normal. Et même, c'est comme wow, c'est quelque chose de flamboyant, c'est quelque chose de cool.
[00:13:06] Speaker B: Parce que dans ces médiums-là, leur but, c'est pas juste d'imiter un personnage, mais c'est de rajouter une vision, de ramener quelqu'un dans un univers, dans une histoire. Au lieu d'adapter un médium qui existe déjà, ce qui est souvent le cas dans le cosplay, c'est de prendre l'histoire d'un auteur, d'un artiste, puis pour le montrer, de le diffuser dans quelque chose de précis, justement comme tu dis, au théâtre, dans un spectacle de mode.
Les gens vont payer ou du moins les gens qui sont intéressés par l'histoire ou ce que tu as à dire vont arriver avec des attentes. Ils s'attendent à ce qu'il y ait une certaine production, ils s'attendent à ce qu'il y ait un costume devant les yeux. Quand tu vas voir le Cirque du Soleil, par exemple, tu t'attends à un spectacle.
Donc, tu sais que toute la production qui va derrière et peut-être l'argent que tu as choisi pour aller à cet événement-là, c'est quelque chose auquel c'est dans tes attentes. Donc ça, je peux te l'accorder.
Juste pour revenir en arrière, effectivement, je cache pas le fait que je suis une infirmière. Je suis très fière de ma profession, je suis très fière de ce que je fais.
Et heureusement, avec le cosplay, je trouve qu'aujourd'hui, au XXIe siècle, on a vraiment brisé les tabous derrière ce hobby. Ou du moins, je trouve que justement, comme tu dis, ça a atteint le mainstream, ça a atteint une reconnaissance mondiale, internationale même, puis qu'on pourra en toucher un peu plus tard.
Comme j'allais venir à t'état de question, qu'est-ce que le cosplay?
Pourquoi est-ce qu'on en fait? J'ai expliqué mes motivations personnelles tantôt dans mon introduction, mais sinon le cosplay, Voyons un peu ce que j'ai pu chercher rapidement.
Le cosplay en français québécois, la costumade. Merci.
Le porte-manteau du mot costume et mascarade.
Comme j'ai mentionné tantôt, le cosplay en soi, c'est essayer de ressembler à un personnage qu'on a choisi.
On va reproduire un concept, on va reproduire une image, que ce soit par, comme j'ai mentionné tantôt, des captures d'écran ou bien des images de concepts d'artistes du personnage qu'on veut incarner sous toutes ces coutures, trouver un angle de face, de dos, de côté, afin de pouvoir imiter ou reproduire le costume, les accessoires, le maquillage.
Donc, il y a aussi un concept dans le mot cosplay, costume, play, donc costume, playing, role play, et l'ange japonais Kosu Puri, qui montre encore une fois que ce n'est pas juste s'habiller, mais c'est vraiment de choisir, d'évoquer l'attitude du personnage. Souvent, plus souvent dans la prise de pose, si on cherche le mot cosplay sur Internet, on va voir tout le temps des gens dans des costumes très élaborés, où est-ce que tu as presque l'impression que la page du manga te sort dans la réalité.
C'est toujours très impressionnant ce qu'on peut faire avec éditions, photos, des studios, puis juste avoir des amis professionnels là-dedans.
Le cosplay en général, tu sais, ça a toujours existé depuis au moins les années 80 et bien avant. C'était juste, comme tu as dit, vu quelque chose d'un peu plus péjoratif, marginal.
Puis initialement, c'était très commun aux États-Unis où est-ce qu'il y avait des fans de séries de science-fiction comme dans le temps-là Star Trek, Star Wars.
ou est-ce que dans ces conventions dédiées entièrement à juste ces séries-là, les gens se déguisaient ou s'habillaient dans leurs uniformes iconiques. C'est pour ceux qui connaissent un peu la science-fiction.
Puis depuis, ça a juste pris de l'ampleur après qu'un journaliste japonais a vu ça et s'est dit, mon Dieu, il faut que j'en fasse un article chez nous.
Et je pense que c'est là que ça a propulsé un peu plus le cosplay dans les connaissances générales.
Aujourd'hui, quand tu cherches à cosplayer, ce n'est pas juste l'acte de se cosumer dans un personnage, mais derrière, comme tu l'as bien dit, il y a des gens qui en font une carrière entière. On a des influenceurs, des gens dans les réseaux sociaux qui utilisent le cosplay pour rendre hommage, puis en échange du fait qu'ils ont transformé ce médium imaginaire en une réalité.
et cherche et reçoit de l'admiration de gens, de personnes qui sont impressionnées, de personnes qui tombent en amour avec leur reproduction, puis qui ensuite vont chercher des patinariats, des occasions de voyager, des occasions de promouvoir. Par exemple, si tu prends des jeux vidéo, quand c'est le temps de faire de la promotion, c'est toujours bien d'avoir quelqu'un qui arrive à reproduire fidèlement un des personnages de ton jeu, puis de le présenter au public. Ça attire l'œil, ça a l'air très impressionnant.
C'est comme quand des gens vont courir après leur star favorite, leur célébrité, obtenir leur autographe, prendre une photo avec eux, les rencontrer, leur serrer la main, leur parler.
Vu que les personnages que les cosplayers choisissent d'incarner restent des personnages fictifs, le fait d'avoir ces identités-là reproduites dans la réalité, avoir des fans qui peuvent vivre dans notre réalité, à quoi ça pourrait ressembler cette héroïne-là si elle existait vraiment? Comment se comporterait avec moi cette créature?
qui me rentrait dans mes cauchemars quand je jouais à des jeux vidéo d'horreur.
Une fois recréé, transporté dans l'univers, c'est super impressionnant. Sinon, le cosplay, je trouve que c'est aussi un moyen pour des artistes de se promouvoir dans le sens où, encore une fois, des fois, je dis souvent que le cosplay, ça nous permet de rendre possible ce qui semble impossible.
Puis, énormément d'artistes, je trouve, arrivent à jouer avec ce concept, juste des fois à dire, mais non, ça, ça peut pas tenir, ça peut pas flotter, c'est impossible que ça tienne. Puis là, on a des artistes qui, par leur talent, soient, encore une fois, je suis plus spécialisée au niveau de la couture, mais avec la broderie, avec la peinture, l'impression sur des tissus, Le domaine de l'impression 3D a tellement fait évoluer aussi l'art du cosplay, où est-ce qu'on rajoute la possibilité de pouvoir imprimer sur des tissus directement, de choisir des plastiques qui peuvent fondre et se modeler à l'image de ce que tu veux.
Des gens aussi qui reprenaient des modèle 3D du jeu dont ils s'inspirent et qui peuvent imprimer directement, polygone par polygone, le personnage à l'échelle de soi.
Bien sûr, encore une fois, j'ai vu des vidéos, par exemple, une série que j'adore qui est Apothecary Diaries, J'ai vu une vidéo d'une artiste sur YouTube qui a juste passé un épisode complet à reproduire le costume de l'héroïne principale, Mao Mao, mais selon les traditions, selon la méthode. que ça aurait pris à cette époque-là. On l'a vu cueillir, tisser son propre coton, le teindre à la méthode qui était disponible pour l'époque, de ce qu'on suppose vient de la série, puis le coudre à la main, morceau par morceau. Le fait de reproduire un personnage Pour les artistes, ça peut aller tellement loin pour montrer leur talent, pour montrer leur spécialité, en dehors de la production de théâtre ou de film. Parce qu'encore une fois, on prend un personnage qui est en général connu. Et on s'est attaché à eux, on a lu leur histoire, on a vécu leurs aventures, on a pleuré, on a ri, on s'est fâché pour eux. Et là, tu tombes sur quelqu'un qui ressemble tellement auquel tu t'es attaché ou du moins qui a travaillé très fort pour y ressembler. Puis là, ça fait juste transformer d'une autre façon une certaine relation parasociale parce que cette personne-là qui a choisi d'écarler ton personnage, Ben c'est, encore une fois, c'est ramener cette fantaisie à la réalité.
C'est quelqu'un à qui tu peux interagir, qui peut te répondre, qui peut prendre des poses, avec qui un fan peut, encore une fois, admirer, célébrer, encore une fois, par le cosplay. Et bien sûr, il y a le monde encore plus du cosplay où est-ce que c'est compétitif. Donc là, encore une fois, le fait de se reproduire, quelque chose qui existe dans l'irréel, dans le monde réel, avec laquelle la précision, l'effort que tu as mis, ça a fait sortir aujourd'hui même des compétitions provinciales, nationales et internationales sur le cosplay en soi, avec bien sûr toutes sortes de règlements. Mais justement, à Takito, on est fièrement les préliminaires canadiens pour la compétition du World Cosplay Summit, qui est une compétition internationale, un peu comme les Jeux Olympiques du cosplay qui se tiennent au Japon.
Donc, il y a plusieurs pays qui se rajoutent à cette compétition-là à chaque année.
Puis, honnêtement, je trouve que la description, que c'est comme les Jeux olympiques du Côte-Suite, sont très fidèles si les gens qui sont curieux vont regarder les vidéos et comment le format de la compétition se déroule.
[00:24:02] Speaker A: On a parlé de la culture du cosplay. Tout de suite après la pause, on parlera du cosplay en tant que tel. Comment est-ce qu'on le construit, comment est-ce qu'on le fait, où est-ce qu'on l'achète et comment est-ce qu'on le répare après la pause?
Donc, de retour de la pause, nous sommes toujours avec Cathy Nguyen, directrice des ressources humaines à l'Otakoton et aussi de la réparation de cosplay.
Cathy nous parlait, juste avant la pause, de toute la culture autour du cosplay, son émergence, son histoire, et le fait qu'il y a un tabou qui s'est soulevé, qui n'existe plus aujourd'hui autour du cosplay. Cathy, explique-nous, parlons du cosplay en tant que tel.
Quelles sont les différentes composantes d'un cosplay? Comment est-ce qu'on crée son cosplay? Tu avais parlé du fait que tu avais cousu ton propre cosplay.
Où est-ce qu'on l'achète sinon? Et évidemment, ton expertise, comment réparer un cosplay? Vas-y.
[00:25:14] Speaker B: Ben écoute, alors là ça, ça peut vraiment aller très loin, je vais essayer de garder ça intéressant et vraiment informatif pour nos notoriétoires de ce soir. Alors, la première chose pour un cosplay, encore une fois c'est un costume où est-ce qu'on va incarner un personnage. Donc la première chose c'est vraiment d'avoir son idée. L'idée initiale peut venir de vraiment n'importe quoi, n'importe quel médium. Moi, personnellement, je suis très pour tout ce qui vient de la culture d'animation japonaise, des mangas et du monde des jeux vidéo en général, mais n'importe quoi.
Le cosplay, c'est très large.
Ça vient de votre idée, ça vient de vous qui identifiez un individu, un héros, une créature, n'importe quoi, que vous voulez juste vous dotez, vous habillez là-dedans, donc ça part d'une idée. Ensuite, là ça vient la phase de recherche, où est-ce qu'il faut vraiment prendre le temps de revoir ce personnage que vous chérissez au point de vouloir l'incarner, mais de le voir vraiment d'un coup d'œil de design. Donc, ce personnage-là, c'est quoi qu'il porte?
Quel genre d'habits ou de matériaux que j'ai devant les yeux?
Il faut y aller de la tête aux pieds. Ou est-ce qu'on passe par ses cheveux? C'est quoi la couleur des cheveux? C'est quoi cette coupe?
Est-ce qu'il y a un chapeau? Il y a des lunettes, des accessoires?
Au niveau de ses vêtements, le haut, le bas, les souliers.
Donc là, c'est là qu'il faut juste regarder. Ça, ça ressemble à un débardeur. Ça ressemble à une veste. C'est une armure, ça pourrait être fait en carton, je ne sais pas, mais mon personnage ici, c'est quelqu'un que j'ai étudié son histoire, que j'ai suivi, donc c'est quelqu'un qui se bat, qui bouge beaucoup, qui vit dans des milieux tropiques, donc ça n'aurait pas de sens si je faisais ce morceau-là en laine versus quelque chose que je ferais en coton, donc il y a une certaine connaissance du matériau qu'il va falloir s'acquérir.
Mais en général, après avoir eu l'idée, il faut regarder votre personnage de tous les angles. Maintenant, comment obtenir ces angles? Ça dépend de quel médium vous le sortez. Donc, c'est sûr que si c'est un personnage d'un manga ou d'une série d'animation ou d'un jeu vidéo, surtout si vous avez sur votre ordinateur une tablette, c'est le temps de sortir votre logiciel de capture d'écran.
Vous prenez votre cellulaire, vous prenez n'importe quoi qui peut capturer des images, puis vous y allez à fond. Ça peut vraiment prendre des heures, juste prendre notre personnage et essayer de zoomer sur son écran, pardon l'expression, avec sa souris, de trouver c'est quoi ça? C'est-tu une boucle de ceinture? C'est-tu un outil? À quoi ça pourrait bien servir?
Puis vraiment juste prendre le temps, encore une fois, d'aller tout au pied, angle de face, en arrière, de côté.
Puis ensuite, moi personnellement, ce que j'aime beaucoup faire, c'est de faire une liste à côté de mon personnage. Qu'est-ce que je dois recréer? Juste pour avoir une idée de l'étendue, de la portée de mon projet.
Puis une fois qu'on a bien fait toute notre liste d'épiceries, dans quelque sorte de notre cosplay, c'est là où est-ce qu'on se dit C'est quoi mes moyens?
C'est quoi je suis capable de faire?
Parce que, il ne faut pas oublier, honnêtement, un cosplay ça peut être tellement simple où on veut juste évoquer l'image du personnage qu'on joue.
Il y a des personnages comme par exemple elle dans la série Death Note, si on regarde son design, C'est quelqu'un avec les cheveux noirs ébouriffés, une grande ligne de traits de maquillage noir sous les yeux, les plus grosses cernes qu'on aura peut-être jamais vues dans l'histoire des séries d'animation de manga.
Un grand chandail blanc avec des manches longues, un col rond.
Une paire de jeans.
Et le reste, c'est tout dans l'attitude. C'est tout dans la manière qu'il mâchouille avec son pouce quand il réfléchit, comment il marche, toujours le dos courbé, toujours recroquevillé.
La manière qu'il s'assoit, c'est toujours comme dans des angles impossibles, t'as l'impression qu'il peut pas être confortable, mais c'est juste comme ça que son esprit de... d'investigateurs, de détectives, de raisonnements fonctionnent.
À l'essence, tu regardes son design et ce n'est pas grand-chose si c'est un chandail blanc à manches longues avec une paire de jeans.
Mais c'est tout dans la posture et dans l'attitude que tu sais c'est qui.
Je vous montrerai la silhouette pour ceux qui connaissent la série. Vous avez l'image tout de suite en tête juste à partir de la description si vous avez connu ça avec l'univers de Dead Note.
Puis il y en a d'autres que c'est vraiment iconique. Je pourrais juste montrer la casquette de Pokémon rouge avec la balle blanche sur le dessus.
Peu importe ce que tu portes. Tout le monde sait que t'es un Pokémon Trainer. Tout le monde sait que t'es un entraîneur de cette série-là. Même chose aussi pour ceux qui ont peut-être connu les Sims.
Tu pourrais t'habiller comme Monsieur, Madame, tout le monde si t'as un cristal vert qui flotte autour de ta tête.
On sait que t'es un personnage créé de cette série de jeux-là. Puis pourtant, À l'essence, dépendant de son budget et de ses talents, le cristal vert de Maxime, ça peut être un morceau de carton vert qu'on a peinturé, qu'on a fixé sur notre tête avec juste une bande, un serre-tête, puis peut-être un câble, un fil de fer.
Alors, c'est là où est-ce que, comme je disais, Par quel médium, quel élément du design j'ai envie de transformer de 2D à 3D dépend aussi beaucoup d'où est-ce qu'on part, qu'est-ce que vous trouvez qui est la chose pour vous à vos yeux qui va faire que vous vous sentez bien dans votre costume, vous savez qui vous êtes. J'ai une de mes amies, elle, elle adore se costumer dans des séries que personnellement je n'ai aucune idée d'où est-ce qu'elle sort ça. C'est sa passion.
Puis elle, comment elle fait ses cosplays, c'est qu'elle va dans des friperies, elle va fouiller dans les armées du salut de ce monde, les villages des valeurs de ce monde. Elle va chercher partout dans les boutiques de revente de vêtements. Puis elle va faire ce qu'en anglais on appelle du trip-flip, donc elle va chercher, elle va trift des vêtements, puis elle va le flip avec des ajustements, des costumes.
Puis elle, dans son amour du cosplay, sa passion c'est juste de trouver le morceau qui ressemble au personnage qu'elle a en tête. Son plaisir, c'est de finir tous les cintres, d'aller un morceau par vêtement, puis de se dire dans sa tête «Ah!
C'est exactement ça!» Puis c'est sa passion. Moi, j'ai choisi que mon médium de prédilection en tant que cosplayer, c'est la couture.
Moi, j'aime un peu faire comme elle qui cherche des vêtements dans des friperies, mais je fais la même chose, mais avec des boutiques de tissus. Pour moi, il n'y a rien de plus un plaisir que d'analyser un design et d'être comme, ah, ça, c'est en coton, ça, c'est en lin. Ah, ça, je préfère ça avec du cuir, du faux cuir.
Ça a l'air d'être des boutons, mais je pense que si je le recouvre d'un certain matériau, ça va être parfait. Mon plaisir en tant que fille pratico-pratique, c'est de trouver n'importe quel endroit où je peux glisser une poche, que je peux glisser une fente, que je peux transformer ça comme un sac à dos caché.
Encore une fois, j'aime ça traîner des choses, j'aime ça avoir mon cellulaire sur moi. Mais si mon personnage n'a pas de cellulaire ou n'a pas de poche dans son costume, comment est-ce que je peux en cacher un? pour être pratico-pratique, étant donné que la plupart du temps, je fais mes cosplays pour être à des festivals, je fais des cosplays pour me promener, pour marcher, pour être dans une foule.
Donc, j'ai un peu plus de considération dans mes costumes que d'autres personnes qui s'intéresseraient plutôt pour peut-être reproduire le personnage dans le but d'être dans un défilé, de faire une compétition, de faire des photos avec. Donc moi, quand j'analyse un design que je veux reproduire sous l'angle d'une couturière, je me demande tout le temps qu'est-ce que j'ai comme vêtements dans ma garde-robe qui ressemble le plus par lequel je pourrais en faire un patron, ou si je dois faire un patron de rien, que j'ai rien dans mes propres vêtements que je peux juste retracer. Essentiellement, sous mes yeux, c'est quoi? Je me souviens que quand j'ai commencé le cosplay, ça m'a parti dans une grande virile de lire des livres sur le design de mode, sur la composition des tissus, une représentation visuelle en quelque sorte.
qu'est-ce qu'il faut prendre en considération au niveau des fibres, comment ça se lave, comment ça se coud, c'est quoi le drapé de certains tissus, pour un corps d'une telle forme, de quelle manière il faut faire la découpe, de quelle manière il faut le faire. Donc, ça m'a vraiment menée dans toute une vrille en termes de design de mode. Puis j'en connais d'autres qui, eux, c'est vraiment tout l'aspect artisanal, créatif, col chaud, où est-ce que essentiellement leur costume, ils voient ça comme des formes géométriques qu'il faut reproduire à partir de morceaux de carton, de morceaux de mousse, de feuilles, de feuilles de...
de feuilles de thermoplastique.
Une des marques les plus que les gens reconnaîtront, c'est du Worbla. Dans ce cas-ci, au lieu de voir la construction à mes yeux comme le design de mode puis de vêtements, eux, c'est des calculs presque mathématiques et géométriques de formes, d'adapter, plier, une feuille de papier dans un médium comme de la mousse puis des thermoplastiques pour en faire des armures, pour en faire des créations qui souvent défient la gravité, qui masquent la forme humaine ou qui ont le semblant de masquer la forme. Si on pense à certains personnages où on se dit que l'armure est là seulement pour décorer et pas tant pour être protégée.
Et c'est là qu'on rentre dans qu'est-ce que nous on est prêt à faire soi-même, qu'est-ce qu'on veut apprendre à faire dans nos propres talents.
Et bien sûr, on peut aller sur les internets et acheter son cosplay. Le cosplay est rendu, maintenant comme je disais, comme on a réalisé une industrie qui est reconnue, c'est moins caché que ça l'était. Et ça a sorti plusieurs boutiques, plusieurs personnes qui offrent leur service.
Donc que ce soit des boutiques en ligne ou est-ce qu'ils prennent les séries les peu populaires des derniers temps et cherchent à tirer du profit en vous offrant, en vous vendant une version reproduite du personnage qui vous intéresse. Dans ce cas-là, c'est une question de, comme n'importe quelle personne qui veut acheter des vêtements en ligne, c'est de bien regarder d'où vient le site, qui produit, qui fait le costume, de quel pays ça vient.
Qu'est-ce que je trouve dans les influenceurs, dans les réseaux sociaux sur cette compagnie? Est-ce que j'ai des vidéos de disponibles qui me montrent spécifiquement ce costume qui m'intéresse, comment il est fait, comment il est construit?
Si jamais il y a des accessoires qui manquent au costume, combien je suis prêt à dépenser pour ce costume quand je l'achète? Parce que si le costume vient déjà tout fait, moi, ce qui m'importe le plus, c'est que les gens reconnaissent mon personnage.
Je veux que ce soit précis, je veux vraiment le reproduire de la tête aux pieds, de gauche à droite, en dessous, dessous, dessus, dans le dos.
Et s'il manque des choses, qu'est-ce qu'il manque? Qu'est-ce que je peux faire? Donc, un autre aspect aussi du cosplay, comme ma collègue qui, elle, fait le tour des boutiques, des friperies pour adapter des vêtements de notre tous les jours.
en un personnage de fantaisie, ben on peut aussi juste trouver quelque chose de cosplay qui ressemble un peu à ce qu'on veut au final, qui coûte nettement moins cher, mais le décortiquer, le découdre, puis le refaire en meilleure qualité selon nos moyens et selon nos propres talents.
Donc c'est là aussi que des fois, encore une fois, magasiner un cosplay, l'acheter en ligne, trouver cette couleur exacte de perruque pour le personnage qu'on veut, que ce soit à la lumière du soleil, à la lumière de notre cellulaire, à la lumière naturelle à l'intérieur.
Regarder notre personnage et se rendre compte qu'il y a des yeux en forme d'étoiles avec des paillettes à l'intérieur, d'une couleur complètement imaginaire comme rose. Y'a-t-il une boutique qui offre exactement cette forme d'yeux ou je suis correcte juste avec la couleur?
Je vous dirais que la part de moi personnellement, quelque chose que du monde du cosplay qui m'a toujours Redouter, c'est le moment où j'essaie de mettre mes verres de contact.
Pour quelqu'un que moi, dans la vie de tous les jours, je ne porte pas des lunettes, c'est vraiment atroce de se mettre devant un miroir et essayer de mettre la lentille pour que ça tienne toute la journée.
Et croiser les doigts, que c'est confortable, parce que je vais la porter beaucoup plus longtemps que les quatre à huit heures recommandées.
Donc il y a des choses comme ça où quand on fait un cosplay, outre le costume, tous les accessoires qui l'accompagnent, que ce soit les verres de contact, la perruque.
J'avais mentionné en riant les souliers, parce que des fois il y a des personnages que tu te dis «Oh wow, ça bute des monstres de 2 mètres avec des talons de 9 cm!» J'ai
[00:40:18] Speaker A: une question par rapport à ça, Cathy, si tu me permets. J'ai une question, parce que ça c'est un classique. Moi je suis un grand fan de JRPG, de RPG en général.
Et ça, ça revient tout le temps. Ça c'est le classique, la femme ultra hot qui bute des monstres. C'est la plus puissante canoniquement dans le jeu.
Avec genre des canons rouges.
[00:40:40] Speaker B: Scandalic lad.
[00:40:42] Speaker A: Oui, mais pas toujours, mais justement par rapport à ça, La question que je voulais poser, c'est qu'il y a différents tropes qui reviennent, c'est-à-dire comme des tendances qui reviennent dans les jeux vidéo ou les animés ou dans la science-fiction, qui portent sur les vêtements des personnages.
Et ça peut, selon moi, poser des obstacles pour quelqu'un qui veut créer un cosplay pour ce personnage-là.
Il y en a trois qui me viennent en tête. Le premier, c'est ce qu'on appelle le vêtement qui est très flamboyant et qui est très beau, mais qui est complètement impraticable. C'est-à-dire la forme par-dessus la fonction. Tu comprends? C'est un vêtement, un habillement en général, qui a l'air... C'est très cool, comme pour les gars. C'est très cool, c'est plein de... Ça peut être comme un gros manteau, ça montre ses armes, il est vraiment costaud. Mais honnêtement, pour se battre, je ne suis pas trop sûre. Evidemment pour les filles, les talons, c'est le classique, mais on peut parler aussi de d'autres, tu sais, les bikini armors, ce genre de choses là.
Et le deuxième, ça c'est la première tendance. La deuxième tendance, c'est que moi je vois beaucoup dans les jeux et dans les animés, c'est le le vêtement qui te colle à la peau.
Ça, c'est quelque chose qui remonte aux années 80 avec les spandex, les costumes spandex.
C'est parce que tu avais dit au début justement de ton entrevue que tu avais déjà fait un cosplay de Catwoman, tu avais dit. Catwoman, évidemment, spandex, c'est un peu des synonymes, ça va ensemble.
De ce côté-là, le deuxième souci que je peux voir, c'est si t'as un costume qui fait comme s'il te collait à la peau, comment est-ce que tu fais pour le mettre et l'enlever? C'est souvent dit en blague dans des animés ou des jeux vidéo, le fait que comment est-ce que ce personnage fait pour enlever et mettre son costume? Et la dernière tendance, c'est ce que j'appelle le vêtement qui est fait pour être enlevé plutôt que pour être mis dessus.
C'est un peu le coup de déguisement où tu as un personnage qui est déguisé dans un jeu.
il fait juste agripper un bout de sa chemise ou quelque chose là et là il tire et là boum c'est comme sa vraie apparence apparaît là et ce genre de choses là donc toi tu en penses quoi toi comment est-ce que tu fais Cathy personnellement pour éviter ou plutôt passer par-dessus de ces obstacles-là, lorsque tu y fais face, du fait que tu as des cosplays qui ont ces problèmes de forme, des problèmes pratico-pratiques, et également les fameux cosplays qui tombent en miettes la seconde que tu mets un doigt dessus. Parlant de réparation de cosplay, Cathy, dis-moi ce que tu en penses.
[00:44:06] Speaker B: Oui, bien écoute, pour ce qui est du personnage puis le choix de design, honnêtement, ce qui est beau du monde du cosplay, puis juste de la théâtralité des costumes en général, j'avais mentionné tantôt le fait de rendre possible ce qu'on considère impossible, et ça, honnêtement, on y va avec la créativité qu'on possède, notre capacité à chercher de l'information sur Internet, mais principalement, Numéro 1, les règlements.
Où est-ce que le poste-costume va être apporté?
Pour ce qui est des questions en termes de choix de matériaux, de la pudeur à laquelle on a le droit de s'exposer.
Ça, je vous réfère vraiment au festival, à la convention, à l'événement où est-ce que vous souhaitez aller en costume puis de lire les règlements de cet événement-là. Évidemment, il y a des événements ou des compétitions où ils vont clairement, par exemple, mettre une règle sur la quantité de peau qui peut être exposée.
Souvent, la règle, si je me souviens bien, c'est la règle du maillot de bain. Sinon, en termes de ce qu'on parlait tantôt de tissus qui peuvent mouler le corps, il y a des festivals qui doivent avoir des règles très précises sur quelles parties du corps peuvent être exposées et sous quelle définition du corps humain.
Mais il y a aussi des accessoires.
Si je pense par exemple au monde des drag queens, de la drag, drag queen and queen, Il y a énormément de tissus, de muscles, de personnes, en anglais, de muscle suits ou de...
de poitrine et d'autres parties du corps qui peuvent être imités, reconstruits, portés pour changer sa forme, changer son sexe, changer son genre dans le monde du cosplay et par conséquent aussi se couvrir un peu.
Donc vraiment pour ça, je vous réfère vraiment au règlement de votre événement. Si jamais c'est vraiment pour vous personnel, surtout si c'est dans un concept où est-ce que vous allez à un endroit qui n'a pas ce genre de règles, ou bien que vous souhaitez plutôt publier sur les réseaux sociaux, publier sur une plateforme de photo professionnelle, dans ce cas-là, ces règles-là s'appliquent le moins parce que dans ce cas-là, ça va dépendre entièrement du public que vous cherchez à rejoindre. et vos motivations pour le cosplay en soi.
Donc vraiment, je te dirais qu'encore une fois, tout est possible.
Dans le monde du cosplay, de la costume en général, on est vraiment entièrement limité que par ce que la société nous impose et ce que nous, en tant qu'individu, sommes confortables à faire.
Ce que j'aime aussi du cosplay, c'est encore une fois, c'est une reproduction, c'est une imitation.
d'un concept, d'une idée, d'un personnage.
Mais ce que les gens ont vu aussi, c'est que c'est une adaptation, ça sort de notre imaginaire, parce qu'en tant que personne qui fait du cosplay, en tant que cosplayer, on ajoute notre tout personnel à un personnage. Donc je me souviendrai toujours qu'il y a une influence, ce que j'adore, qui, elle, est une personne qui porte le voile, mais qui, tous ses cosplays, le fait, le place, par exemple ses perruques, ses coupes de cheveux, elle place son voile d'une manière à ce que ça reproduit la coupe de cheveux du personnage.
Elle fait ses cosplays d'une manière qui respecte sa culture, qui respecte ses croyances. mais que pour n'importe qui d'autre peut voir le costume qu'elle porte, puis reconnaître la série, reconnaître quel individu elle a reproduit, qu'elle incarne.
Et on ne peut qu'admirer comment elle a choisi d'adapter, comment elle a choisi de transformer le personnage qui la passionne, qui l'inspire, pour l'adapter à notre réalité tout en respectant qui elle est en tant qu'individu.
Donc ça, c'est toujours super impressionnant. Puis ça, c'est la même chose partout ailleurs.
Puis encore une fois, c'est vraiment une question de jusqu'où votre imagination, jusqu'où vous êtes prêts à aller. Moi, quelque chose que je trouve Super important, il y a eu une vague récemment où est-ce qu'on a dit la phrase de «Cosplay is not a concept». Puis, chez nous ici au Québec, au niveau des étudiants, on a eu une grosse vague d'une campagne de «Sans oui, c'est non». Donc, le fait d'être dans un cosplay, le fait d'être dans un costume, Ne veut pas dire que c'est une invitation à ce que n'importe qui vienne s'approcher pour faire des avances, pour nous apporter des propos qu'on pourrait considérer inappropriés. Peu importe le type de personnage ou le costume qu'on a choisi d'écarner.
Encore une fois, les gens qui choisissent de cosplayer, c'est des gens qui sont passionnés, c'est des gens qui ont un amour pour un design, qui ont un amour pour un personnage, qui ont un amour pour une série. qui ont choisi de mettre de l'effort, du temps et de l'argent pour reproduire quelque chose qu'ils aiment, quelque chose qu'ils ont intérêt pour.
Puis, ce n'est pas une invitation pour se déroger de certaines normes sociales, qui est le respect, qui est le respect pour autrui et autres.
Et bien sûr, à l'inverse, dépendant de l'événement ou de type d'événement que vous avez accès, ne faites pas exprès Je vous dirais brisez les mers si vous savez qu'il y aura des jeunes de moins de 18 ans à votre événement, que vous allez attendre.
Ayez des considérations pour le public que vous cherchez à rejoindre dans les plateformes appropriées, ainsi que dans vos événements où est-ce que vous allez être. Et ensuite, si on sait qu'on risque de se faire pointer du doigt ou que du moins votre côté est dédié à un certain public, prévoir pour votre personnage, si elle devait aller s'exposer à certaines intempéries, de quelle manière est-ce qu'elle le ferait?
Ça peut-être une cape, ça peut-être une chemise qui irait par-dessus. Sinon, ce que j'aime aussi, c'est que des fois, c'est pour un costume qu'on se sent peut-être mal à l'aise, mais qu'on adore le personnage.
Il y a beaucoup de choses qui imitent la couleur de la chair aujourd'hui.
Donc, c'est juste une question d'adapter le costume.
Encore une fois, créez une illusion.
Puis, laissez l'imaginaire des gens compléter pour vous. Est-ce que vous suggérez à créer? Je ne sais pas si ça répond à la question.
[00:50:58] Speaker A: Non non, je suis totalement d'accord.
Certainement pour ce qui est du cosplay, on prévoit d'en parler à la fin, mais on en a parlé tout de suite.
C'est tant mieux parce que je voulais dire justement le fait que ce n'est pas juste le fait de porter un cosplay. En général, même si quelqu'un soit en cosplay ou non, C'est une question de respect, un respect minimum, d'espace, de demander si je peux prendre une photo ou quoi que ce soit.
Mais c'est certain que ça va des deux bords. Il y a du bord de ceux qui sont les photographes ou les membres du public. de respecter les cosplayers, évidemment aussi aux cosplayers de respecter le public, de tenir compte de l'âge du public, dans quel environnement est-ce qu'ils sont.
C'est certain que ça passe de deux bords, mais je sais qu'en tant que quelqu'un, et tu pourras le confirmer Cathy, Quelqu'un qui a, depuis les 4 dernières années, fait partie du personnel de Takuton, il n'y a pas de tolérance par rapport à ça. S'il y a quelqu'un qui vient rapporter qu'il y a telle ou telle personne qui a des comportements inappropriés, la sécurité immédiatement passe à l'action.
[00:52:20] Speaker B: Mais ça, ça va se faire dans tout événement. Si un événement a publié sur leur site web ou clairement auprès de leurs participants qu'il y a certaines choses qui sont interdites et qu'ils ont détaillé clairement, voici les conséquences qui vont se produire.
si vous empreignez vos règles, ça va de soi, que ce soit escorter quelqu'un en dehors de l'EU, de l'ordre de l'EU, d'aller se changer ou de se couvrir, ça c'est propre à chaque événement, c'est pas juste au Tecton, c'est partout ailleurs.
Donc, honnêtement, pour les 4 dernières années, c'est quoi le genre de cas que j'ai eu?
Ah, je pourrais pas vraiment le dire, je vais laisser ça à nos fichiers, à nos archives personnelles, mais encore une fois, ça va dans le sens de l'événement pour lequel on participe.
Sinon, si ça ne te dérange pas, on pourra enchaîner avec comment réparer un costume.
[00:53:12] Speaker A: Oui, j'allais te poser la question tout de suite.
[00:53:15] Speaker B: Oui, alors comment réfléchir à cosplayer, sujet que j'en suis maintenant la spécialiste.
Donc, outre créer mon costume, travailler sur mon costume, il n'y a rien de pire que quand on arrive à notre événement, qu'on commence à se mélanger à notre foule, qu'on commence à se promener, s'arrêter pour prendre des photos, enlever notre sac, le déposer par terre, le remettre, et se mélanger pour juste entendre un bruit atroce, un crac, un flip.
quelque chose que j'ai posé contre le mur, que ça a tombé par terre, puis juste réalisé un autre grand désarroi, que, ah, quelque chose s'est brisé en deux, quelque chose vient de s'ouvrir, et ça mène et ça révèle quelque chose que je veux vraiment pas que les gens voient. Alors, réparation de costume, honnêtement, c'est une question d'être préparé. Donc, après, pour plusieurs personnes avoir passé du temps à faire leur costume, Idéalement, portez-le avant votre événement.
Allez-y, faites un défilé de mode dans votre salon, dans votre cuisine.
Mais marchez un peu dedans.
Donnez-vous un câlin, comme je disais à des gens. Faites un squat par terre. Puis pour ceux qui ont peut-être des morceaux qui semblent flotter dans l'univers de l'impossible, qui sont d'une hauteur vertigineuse, essayez de marcher dedans au moins 15 minutes.
Faites ce qu'on appelle en anglais un stress test de votre costume, juste pour avoir une idée de ce que j'appelle les points de faille et d'usure potentiels.
Typiquement, tout endroit de votre costume qui bouge le plus.
Encore une fois, pensez à vos articulations, poignées, coudes, épaules, les cuisses, les hanches, les genoux et le pied.
et déterminer où ça pourrait potentiellement lâcher, ou malheureusement, dans un scénario de contrainte de temps, où est-ce que j'ai mis le moins de mon attention qui ferait que je pourrais malheureusement avoir des surprises au moment du festival. Et ça va de soi, dans la répartition de costumes, je rentre aussi comment je vais aller aux toilettes et comment je vais répondre à mes besoins personnels dans mon costume.
Encore une fois, aujourd'hui dans le monde du textile et de la fabrication, on a le plaisir d'avoir ce qui est des velcros, des fermetures éclairs, des aimants et vraiment toutes sortes de choses qui permettent d'ouvrir et d'attacher les choses ensemble d'une manière temporaire pour pouvoir s'en extirper.
[00:55:54] Speaker A: On va partir pour une pause rapide et après je vais te poser la dernière question concernant les limites. On en a déjà parlé d'un, on en parlera de deux autres tout de suite après la pause.
De retour de la pause, dernier petit segment de quelques minutes avec Cathy pour finir cette entrevue qui a été très passionnante sur le cosplay.
On ressent la passion de Cathy dans cette entrevue pour ce hobby.
Avant la pause, Cathy, on avait abordé justement le fait qu'il faut que les cosplayers fassent attention à la propriété de leur cosplay, donc le fait d'être conscient du public. Est-ce qu'il y a des enfants, des jeunes dans le public? Pas mettre des vêtements inappropriés qui montrent trop de peau selon les règles des festivals et des événements.
Mais évidemment, la raison pourquoi on a tout un département séparé dans tous les événements de weapons check, la vérification d'armes, c'est pour une raison.
Donc Cathy, quelles sont les limites justement d'avoir des armes et des matériaux dits dangereux?
[00:57:23] Speaker B: Oui, donc pour ce qui est de quand on fait un cosplay dans le but, encore une fois, de se présenter dans un événement public entouré d'autres personnes, c'est là où il y a des limites qui s'imposent parce que on ne veut pas vivre dans une société régie par des lois et des règles et on ne peut pas juste se promener. avec un katana géant qui fait peut-être 2,5, 3 mètres, avec une lame qui, selon l'histoire qu'on lit, serait capable de décapiter un géant, un monstre, une créature qui a de la chair et du cuir et du sang et toutes sortes de parties intérieures. J'en dis peut-être trop de détails parce que je suis une infirmière et j'en ai vu pas mal des choses dans la vie. Alors, c'est pour ça qu'en termes de cosplay, toujours, encore une fois, j'utilise surtout de lire les règlements. Mais en général, pensez que vous allez être entouré d'autres personnes, pensez que vous allez vous promener, vous vous faufiler.
Et donc, soyez prudents de ne pas blesser quelqu'un. Donc, en général, la plupart des lieux vont demander à ce que les matériaux externes soit ne contiennent pas ou ne sont pas visiblement du métal.
Il y a certains accessoires ou armes où est-ce qu'on pourrait accepter d'avoir un filament qui passe au travers afin de solidifier la structure, mais en général, pas de métal dans la composition de votre cosplay, rien qui soit exposé, qui pourrait être potentiellement exposé à l'extérieur. Sinon aussi, qu'est-ce qu'il faut faire attention à en termes de matériaux, c'est pas tant le matériau mais plutôt comment il s'utilise. Par exemple, quand je fais du cosplay, je fais toujours attention de porter un masque à gaz parce qu'il y a certains matériaux avec lesquels je vais peindre ou avec lesquels je vais exposer à de la chaleur que les vapeurs peuvent être extrêmement dangereux pour la santé.
et qu'il faut utiliser dans des endroits bien ventilés dehors ou avec un bon ventilateur, une bonne suction à l'extérieur pour ne pas non plus se mettre en danger.
Toujours prendre soin de soi en priorité. Bien sûr, si jamais votre costume a des choses qui peuvent produire du son, produire de la fumée, qui sont attachées à de la lumière, des batteries, qui sont reliées à des fils électriques, bien assurez-vous de bien les sécuriser ou de les mettre dans votre costume d'une manière que ça ne va pas endanger vous, que ça ne va pas pointer sur quelqu'un.
Et en considération, c'est la dernière chose, mais de la météo, parce que vous allez être beaucoup de festivals et de conventions se donne l'été, il fait chaud.
Et j'ai entendu malheureusement des pauvres histoires de certains cosplayers qui ont oublié des morceaux ou des choses dans leur auto et qui se sont retrouvés avec une masse bien fondue de leur dur labeur.
Et ça c'est toujours triste de voir ces efforts littéralement fondre sous ses yeux.
Et finalement, pour tout ce qui est inapproprié, et par ça je veux dire des choses qui sont limitées à un certain genre, à un certain âge, à une certaine sensibilité morale, pardon, d'ajouter un peu de détails là-dessus, bien ça encore une fois, fiez-vous vraiment extrêmement aux règles qu'il y a sur le site web, mais en général, il s'agit de soit adapter le costume pour répondre à votre sensibilité, prévoir quelque chose de rechange ou qui pourra vous couvrir, et du moins, le temps que vous vous rendez à l'événement qui permettrait ce genre d'exposition ou de costume, parce que vous aurez peut-être vu certaines vidéos pour ceux qui sont intéressés de cosplayers qui prennent le transport public pour se rendre à un événement, Puis des fois il y a des moments cocasses, des fois il y a des moments où est-ce que malheureusement ça peut être dangereux pour vous-même, parce que comme j'ai menti tantôt, le cosplay, l'accostumant n'est pas du consentement et c'est bon pour les gens qui sont dans la culture, qui s'y connaissent, mais pour le grand public en général.
Il y a quelques regards des fois que ça vaut la peine de porter quelque chose pour se couvrir.
[01:01:46] Speaker A: S'il vous plaît, un message pour tous les publics, mettez du déodorant.
[01:01:55] Speaker B: Ah ben ça, c'est l'hygiène personnelle. Effectivement, encore une fois, ça dépend de votre météo. Mais pour tous ceux qui voyagent, ce que j'aime du cosplay, et honnêtement c'est drôle parce que je venais d'en voir une vidéo, c'est d'avoir quelqu'un qui est ce que j'appelle votre cosplayer handler, donc carrément votre assistant de costume. C'est des personnes que vous chérissez, qui ne sont pas aussi en plein dans le hobby que vous, mais qui seraient prêtes à être votre sac à dos, votre transporteur de médicaments pour la douleur, de pansements, qui ont dans leur sac quelque chose pour vos souliers de rechange, une paire de pantoufles. C'est des gens qui vont vous tendre une bouteille d'eau, qui vont être capables de passer une paille à travers le trou de votre masque pour vous hydrater.
Ça peut être quelqu'un aussi qui va connaître d'instinct la meilleure prise de vue pour faire des photos de votre costume, qui va être capable de traîner la caméra, le flash, la lumière.
Et des fois, juste la personne qui va être capable de dire «Excuse-moi, je suis occupée en ce moment, peux-tu revenir plus tard pour ta photo?» et j'adore ces gens-là. Pour moi, c'est mon conjoint.
Merci, merci. Fat, shout-out pour toi, d'être mon cosplayer-handler-boyfriend, on peut dire ça de même. Puis on a tous un partenaire, quelqu'un, si c'est possible.
Et sinon, même en cosplayère, moi, en tant que directrice de la représentation de cosplay, je suis toujours à l'affût de vous aider durant l'événement de Takiton. Oui, on a tous les morceaux possibles pour réparer des trous, pour recoller des morceaux. Je me souviendrai toujours de la fois où on a pris du ruban adhésif pour coller ensemble une paire de souliers, juste le temps que la fille se rende jusqu'à chez elle, alors que littéralement ses semelles décollaient à vue d'oeil.
Mais des fois, juste être capable de vous offrir un petit pansement pour les ampoules à la fin de la journée, de vous rappeler qu'il y a des fontaines d'eau dans lequel on peut se hydrater.
Entre cosplayers, si vous n'y pensez pas, vous pouvez vous amener un petit aiguille, un petit bâton de colle, quelque chose qui pourra vous permettre de rentrer à la maison en sécurité. Bien, entre cosplayers, ça se fait, ça se demande. On est toujours prêts à s'entraider. Autant parce qu'on admire l'un l'autre, de s'être embarqué dans l'histoire folle, de reproduire un personnage qui nous passionne, mais juste autant qu'on admire l'art, le temps qu'on a dédié, autant qu'on est prêt à s'entraider quand quelqu'un, visiblement, est dans le trouble. Ça tombe bien, on était peut-être un peu mieux préparé, puis on est prêt à donner un coup de main à l'autre.
[01:04:47] Speaker A: Merci beaucoup pour l'entrevue Cathy, ça a été une de mes meilleures entrevues honnêtement. Tu étais très bien préparée pour les questions et c'est quelque chose que moi j'apprécie beaucoup de ne pas devoir constamment pousser et poser d'autres questions et improviser.
Est-ce que tu as un mot de la fin, une rapide 30 secondes Cathy avant de clore cette entrevue?
[01:05:10] Speaker B: Ben écoutez, c'est sûr que je ne pourrais pas m'empêcher de vous dire que venez à notre événement Otakuton.
Surtout si vous êtes un passionné du cosplay et que vous êtes un peu dans le trouble, venez dans la salle de réparation de cosplay, on va être toujours prêts à vous accueillir et à vous aider à bouger les trous. Sinon, honnêtement, merci d'être curieux à propos du cosplay. J'espère que j'ai inspiré des gens. à repenser à tout ce qui les passionne, tous les personnages qu'ils se sont inspirés dans la vie, puis de juste trouver un moyen de leur rendre hommage. Que ce soit de porter un grand foulard rouge, puis de mettre une veste, un cardigan beige, puis de se prendre avec une chemise blanche, puis de se dire que je suis prêt à faire tomber n'importe quel titan. ou de se revêtir de n'importe quel uniforme de bureau, mais de juste changer la carte sur son badge pour une image peut-être d'une petite compagnie louche qui a produit peut-être des zombies, je ne sais pas.
Mais ça peut vraiment aller très simple, avec un petit hommage, à quelque chose d'élaboré.
Et vraiment, c'est juste une question d'avoir une idée et de la réaliser.
[01:06:18] Speaker A: Merci beaucoup, Cathy, et bonne soirée et hâte de te revoir à Montréal.
[01:06:24] Speaker B: Merci, bye!