Episode Transcript
[00:00:31] Speaker A: Donc, bonjour à tous, de retour ici pour CFAQ 88.3, ici Bruno Raman, HG animé encore une fois, toujours HG animé. Aujourd'hui, maintenant, j'ai un invité spécial, le président de Nadeshikon, c'est l'un qui connaît sa convention à Québec. C'est la plus grosse convention de la ville de Québec, je crois, à part le Comicon de Québec est plus gros, non?
[00:00:52] Speaker B: Oui, bien, évidemment, le Comicon a beaucoup plus d'invités. En termes d'animé culture japonaise, on est les plus gros dans la ville de Québec.
[00:00:59] Speaker A: Bonjour Jean-Luc, merci d'avoir accepté cette invitation pour m'entretenir avec CFA 1983.
Parlez-nous un peu de qui vous êtes et du Nadeshiko.
[00:01:12] Speaker B: En fait, je suis Jean-Luc Servant, je suis le président depuis deux années au Nadeshikon.
Préalablement, j'étais au marketing, je me suis impliqué dans diverses organisations, Otakuton en tant que bénévole, le Nadeshikon, le J'Anime. Donc, je connais le milieu des conventions depuis plusieurs années, environ une quinzaine d'années, où je fais du cosplay ou de l'implication bénévole, de l'implication staff, donc plusieurs types d'implications. Et là, je voulais m'impliquer dans une implication plus de gestion, un petit peu planifier la convention en général, tous les différents aspects, diriger des sectoria, des directoria pour pouvoir promouvoir la culture japonaise. Et à Nadeshikon, à Québec, il y avait un besoin, en fait, de renouveler l'équipe, de continuer l'équipe. C'était une équipe qui portait la convention depuis plusieurs années, donc j'ai décidé de.
[00:02:01] Speaker C: M'Impliquer un peu et j'y ai pris goût.
[00:02:03] Speaker B: Nadeshiko, c'est une plus petite convention, bien évidemment, quand on compare à des gros, comme Anime North, Otakuton, on n'est vraiment pas dans les chiffres. On parle plutôt d'une convention d'environ 3 000 personnes.
Plus intime, c'est ce que les gens apprécient, par contre, de la convention. Les gens aiment y venir, et ce qu'on entend comme commentaires, comme échos, c'est intime. On peut rencontrer des amis, on va dans des panneaux, on a le temps de parler avec les artistes, on se sent plus près des artistes, plus près du staff. Donc, pas trop étouffant. Certaines grandes conventions, entre autres aux États-Unis, les gens disent des fois qu'on en a des marées de gens.
Nous, c'est plutôt l'autre côté.
[00:02:40] Speaker A: Oui, Anime Expo, il y a deux ans, je crois que c'était l'année juste après la pandémie, lorsque tout a rouvert.
Il y a eu carrément une émeute dans Anime Expo où ils ont dû appeler les pompiers parce que les règles d'incendie n'étaient pas respectées. Il y avait trop de monde sur les planchers. Ils ont dû mettre des limites J'imagine que vous, au centre des congrès à Québec, c'est quoi la taille du centre des congrès à Québec déjà? J'imagine que vous n'avez pas des problèmes de contrôle de foule?
[00:03:15] Speaker B: On pourrait aller jusqu'à 5000-6000 personnes confortablement et on loue pas tous les espaces. Bien évidemment pour ceux qui sont déjà allés au Comic Con de Québec, entre autres, les espaces qui sont loués c'est les espaces au quatrième étage. Nous on loue l'espace au deuxième étage qui fait un grand carré. Donc on a quand même beaucoup de salles. On a une grande salle marchande. On a notre salle de spectacle qui peut accueillir 600 personnes. On a cinq salles de panel, une salle de projection, une grande salle de gaming, des salles utilitaires, entre autres, pour réparation de cosplay, etc. Donc, c'est quand même un bon espace, mais on peut faire sans s'y perdre. Donc on a essayé une année sur deux étages, ça ne plaisait pas trop aux gens. On est retourné à l'ancienne structure, l'année dernière, et pour cette année aussi, qui est un grand carré, qui pourrait accueillir facilement 5-6 000 personnes. Donc on espère cette année encore une fois aller chercher un petit peu plus de gens pour rendre le festival viable, pour vraiment rendre ça intéressant aussi. On a invité cette année un invité de prestige, un invité japonais, le groupe MADKID. qui ont en fait, entre autres, fait l'opening pour Digimon, le plus récent Digimon, et Rising of the Shield Hero, donc Tatenou… Tatenou Yusha, exactement, pour les initiés. Donc, c'est un groupe, un boy's band, donc cinq artistes sur scène, donc ça va être excitant, on est excités de les recevoir. On a d'autres invités, malheureusement, on ne peut pas tous les annoncer encore, j'aimerais.
[00:04:35] Speaker C: Ça vous donner une exclusivité, mais on.
[00:04:37] Speaker B: Ne peut pas les annoncer, les contrats sont en cours de signature.
[00:04:40] Speaker A: Ils viendront au fur et à mesure, j'imagine, s'ils suivent le site du Nadeshikon.
[00:04:43] Speaker B: Exact.
[00:04:44] Speaker A: Mais en fait, alors, Nadeshikon, vous êtes dans une bonne place parce que vous avez le problème inverse.
Je ne dirais pas le problème, vous avez un avantage qui est inconvénient pour d'autres conventions qui ont atteint un plafond.
On le connaît aussi à Otakuton à Montréal.
On commence à atteindre la limite du palais des congrès.
[00:05:02] Speaker B: Oui, effectivement.
[00:05:03] Speaker A: On commence à atteindre les limites aussi de toutes les différentes salles qu'on utilise à Neme North, qui utilisent déjà les hôtels aux alentours du centre de convention du TCC et de l'hôtel Delta.
Nadej, vous avez le problème inverse où vous avez beaucoup d'espace que vous pouvez encore exploiter, vous avez une limite, vous avez un potentiel incroyable.
alors que d'autres sont en train de penser à, soit on doit limiter, comme Aréminos a dit, limiter à 35 500, on arrête, on arrête de vendre des billets.
Et Otakuton, qui est obligé de commencer à négocier avec les hôtels aux alentours pour essayer d'étendre les endroits, l'endroit potentiel qu'on peut utiliser. Par exemple, on peut bouger les autographes dans les hôtels, des photoshoots dans les hôtels, des choses qui n'ont pas besoin d'être dans le palais des congrès.
Alors, vous, pour le Centre des congrès, qui est l'endroit que vous utilisez pour le Nadeshikon, quel avenir est-ce que vous octroyez? Vous parliez justement du fait qu'il y avait une année que les gens n'aimaient pas le fait d'avoir deux étages. Mais si, deux étages, il faut. Deux étages, il faut.
[00:06:07] Speaker B: Oui, effectivement.
On utilise, c'est dur d'évaluer précisément, mais environ le quart du Centre des congrès.
Cette année, notre événement est simultané avec le Salon du livre. Donc, en fait, quelqu'un qui vient va voir que tous les espaces Excusez-moi, Stéphanie, j'aimerais sûr que tu retournes avec ta mère.
[00:06:26] Speaker A: Elle veut-tu participer à l'entrevue?
[00:06:27] Speaker B: Ouais, non. S'il te plaît, Stéphanie. Non, Stéphanie, s'il te plaît, c'est pas une blague.
Merci.
D'accord?
[00:06:36] Speaker A: D'accord?
[00:06:37] Speaker B: Merci.
[00:06:40] Speaker C: Tu y vas?
Merci, pardon.
[00:06:45] Speaker A: Je pensais que vous voulez participer à l'entrevue.
[00:06:47] Speaker C: Non, non, non, c'est bon.
[00:06:48] Speaker A: Non, j'en ai fait des invités qui ont dit, ah oui, viens t'asseoir ici, puis là, allô, comment ça va?
[00:06:53] Speaker B: Oui, c'est ça.
[00:06:54] Speaker A: Donc, on parlait justement du centre des congrès.
[00:06:55] Speaker B: Oui, en fait, le centre des congrès, on occupe environ le quart du centre des congrès. On pourrait vraiment aller dans une expansion. C'est ce qu'on espère.
Au niveau de la viabilité actuellement, avec le nombre de gens qui se présentent, ça commence à être plus complexe. On ne se le cachera pas. Les coûts des conventions, comme ici, comme J'Anime, des plus petites conventions, les coûts fixes continuent d'augmenter. Il faut que la participation augmente en contrepartie. Donc, on essaie avec des campagnes de marketing un peu plus agressives, plus de publicité, faire venir des artistes de prestige pour aller chercher un petit peu plus de volumétrie de gens. Plus on va avoir de gens, plus on va pouvoir grossir, aller chercher des salles supplémentaires, peut-être même monter au quatrième pour un aménagement vraiment différent. Mais on a de l'espace. Cette année, on a une salle de panel de plus.
L'an dernier, on était très... La salle de panel était au quart de tour. On a eu des occasions où Le montage-démontage a pris plus de temps, ça a retardé la journée, donc cette année on s'est donné un petit peu d'air avec une salle de panneaux supplémentaire et une salle complémentaire aussi pour la réparation cosplay plus grande pour permettre aux festivaliers aussi de pouvoir aller relaxer un petit peu pendant la convention.
[00:07:58] Speaker A: Moi, si je peux me permettre de refuser mon opinion, je crois que la ville de Québec a un avantage par rapport à d'autres villes.
Un des problèmes principaux auxquels on rencontre tous lorsqu'on va dans une fin de semaine entière dans une convention, c'est le logement, c'est où rester.
Moi, cette année, c'est la première année que je pense à l'analyse école, justement. Je pense aller, j'ai acheté mes billets, je suis prêt à aller et tout, j'ai tout prévu.
Mais si on parle de Montréal, par exemple, on n'a pas besoin de prendre l'avion, on peut prendre la voiture. Il y a même des services de bus qui vont de Québec à Montréal. Et pour le logement, il y a des auberges autour de Québec qui coûtent beaucoup moins cher que les hôtels. Et ce n'est pas comme si les auberges, c'était des endroits avec plein de rats et des coquerelles. Non, c'est parfaitement... Des belles auberges, des auberges classiques comme dans les RPG, dans les Isekai. Et c'est moins cher, c'est beaucoup moins cher que les hôtels.
Donc je crois que ça c'est quelque chose que Québec peut vraiment prendre avantage pour faire la promotion, dire aux gens Écoutez, c'est moins cher pour vous loger pour quelques jours ici.
En général, et aussi il y a beaucoup d'endroits où on peut aller visiter autour, les chutes Montmorency, il y a le château Frontenac, il y a beaucoup d'endroits où on peut aller visiter dans la haute ville et la basse ville. C'est une ville historique, Québec?
[00:09:22] Speaker B: Exact, plusieurs villes historiques, entre autres le Château-Fort, la ville fortifiée de Québec, la seule ville fortifiée au-dessus du Mexique, en Amérique du Nord. Donc quand on invite aussi des invités de prestige, on leur fait faire un peu le tour de la ville parce qu'il y a plusieurs sites historiques. C'est magnifique à voir.
Moi-même, je ne suis pas résident de Québec, je suis un résident des Laurentides et je m'implique, je suis président, comme on a mentionné, du Festival à Québec.
[00:09:44] Speaker C: Donc pour moi aussi, il y a.
[00:09:46] Speaker B: Un attrait C'est beau.
Puis la date aussi, puisqu'on l'a fait en avril, habituellement, historiquement, c'était vers la fin mars, début avril. C'est encore le cas cette année, du 10 au 12 avril.
Ça nous permet vraiment d'avoir des prix moins chers parce que c'est sûr que si on le ferait en haute saison.
[00:10:01] Speaker C: En juillet à août, ça pourrait être.
[00:10:03] Speaker B: Plus dispendieux compte tenu de la ville qui est une ville prestige quand même.
[00:10:07] Speaker A: Pour moi c'est pour ça que le timing aussi c'est quelque chose qui correspond assez bien par rapport aux autres conventions, aux autres festivals.
Par exemple, j'ai animé c'est la raison pourquoi moi, pas juste que je suis resté à Ottawa plusieurs années, c'était proche pour moi donc j'ai réussi à connaître le festival, mais aussi c'est le seul en hiver, en plein hiver, en janvier, La prochaine convention, c'est en février, le Fan Expo à Vancouver, à l'autre bout du pays.
Donc, il n'y a pas vraiment beaucoup d'offres à ce moment-là. Donc, j'ai animé à cet avantage-là. De même, en avril, il y a la Deshikon. Il n'y a pas 40 000 conventions à ce moment-là.
Alors qu'une fois qu'on atteint juillet ou août, là, ça devient vraiment la haute saison. En août, il y a le Takoton, animé à NYC, Fan Expo, back-to-back-to-back.
[00:10:49] Speaker B: Oui, exact. Un déferlement de conventions, c'est un temps très... Donc on finit par devoir choisir.
[00:10:55] Speaker C: Oui, c'est ça.
[00:10:57] Speaker B: Mais nous, pourquoi nous, mars-avril? C'était des dates qui nous conviennent. C'est sûr qu'on ne se le cachera pas, il y a un petit risque de température en mars. C'est pour ça que cette année, on.
[00:11:04] Speaker C: A décidé d'aller un peu plus loin.
[00:11:05] Speaker B: En avril, qui va nous offrir un petit peu plus quand même de coussins sur la température.
[00:11:09] Speaker A: En avril, je crois que je pourrais venir en pull ou en manteau de printemps, plutôt que mon gros manteau d'hiver, c'est compliqué d'aller partout.
Mais bon, parlons un peu justement de l'organisation du Nadé Chikon.
Organiser un événement comme ça, ça demande de l'effort, ça demande du temps, ça demande de l'argent.
Le Nadé Chikon est opéré par la société d'animation... Club Animé Québec. Au BNL, oui.
Donc, comment est-ce que vous procédez pour organiser un événement comme ça?
[00:11:44] Speaker B: Oui. En fait, c'est très gros. C'est beaucoup d'organisations. Ça semble, quand on est sur place, on se dit ça fonctionne bien. Mais en arrière de ça, effectivement, il y a beaucoup d'organisations.
Comme vous l'avez mentionné, c'est la CAQ, le Club Animé Québec, qui est une organisation étudiante.
Pas la CAQ, c'est vrai, on y repense, c'est la CAQ, le Club Animé Québec, nommons-le en entièreté le Club Animé Québec, donc qui est à l'Université Laval de Québec, qui eux, notre structure, c'est une structure à deux paliers, le CA et le CE. Le CA nomme un CE, qu'eux ont la responsabilité de former un groupe et des directeurs pour faire le festival.
Donc le CA remet dans les charges à moi, le président du CE, la gestion du festival. Nous donnons un budget donné et ensuite, nous, c'est notre responsabilité au CE d'avoir des directeurs, de leur donner des agenciers, des tâches. Donc on a plusieurs directeurs, directeurs de la salle marchande, directeurs des projections, du volet technique, du défilé de mode, etc.
Donc plusieurs directeurs qui ont leur propre équipe, leur propre staff. Donc, il y a une chaîne globale, le CE, c'est eux qui prennent les décisions. Donc, au niveau du festival, on choisit tel endroit ou tel autre endroit, tel invité. Il y a un vote, c'est un processus démocratique.
Je ne suis pas l'empereur du Nadeshiko, mais il y a vraiment un groupe et on vote sur plein de volets.
[00:13:08] Speaker A: Mais justement, vous n'êtes pas l'empereur, mais vous êtes le président. C'est quoi le rôle du président?
[00:13:11] Speaker B: Oui, le rôle du président, c'est un peu de reculer et de voir ce qu'on appellerait le big picture. Donc l'image globale, qu'est-ce qu'il nous faut, où est-ce qu'on s'en va, de nommer la ligne directrice. Moi, mon objectif cette année, c'est de dépasser le 3000. Comment on peut atteindre dépasser le 3000?
[00:13:27] Speaker C: Quels invités?
[00:13:28] Speaker B: Donc de rencontrer les différents directeurs pour dire, je vais aller rencontrer le directeur des invités pour dire, as-tu un bon prospect?
J'ai rencontré tous les membres de mon organisation. Est-ce qu'on a des bonnes idées?
Avez-vous un booker à nous, quelqu'un qui organise ou qui représente des artistes pour aller voir quels types d'artistes on pourrait inviter? Donc, moi, c'est de me reculer et d'orienter un peu chaque directoriat pour qu'eux se focalisent sur leur spécialité. Moi, je ne dirais pas à la directrice de la salle marchande, mets tes salles comme ça, mets tes tables comme ça. Elle a la maîtrise de sa salle, moi ça va être devoir à l'arrière. Est-ce qu'on a pensé tel artiste mettre telle table? Est-ce qu'on a pensé peut-être réviser un petit peu, pas l'aménagement, mais encore une fois dans le big picture, l'organisation, est-ce qu'on veut plus de marchands? Est-ce qu'on veut plus d'artistes? Donc d'amener des idées. Si on regarde dans le descriptif officiel, quand l'affichage est publié, c'est de déléguer les tâches. Dans le fond, c'est vraiment d'orienter chaque direction.
C'est pour ça qu'habituellement, c'est un rôle qui est occupé par quelqu'un qui a plusieurs années d'expérience, soit dans l'événementiel ou en gestion.
Dans ma vie personnelle, je suis un gestionnaire, donc dans mon travail, disons, primaire.
Donc moi, c'est un bon « fit ». Donc c'est ça. C'est diriger un petit peu, d'envoyer aussi au vice-président certaines sous-tâches, de faire le lien direct avec le centre des congrès. Donc tout ce qui est centre des congrès, ça passe par moi. Les différents échéanciers des centres des congrès, les grands partenaires, les grands commandites, s'il y a besoin, j'interviens aussi. Donc le rôle du président, c'est vraiment de faire que la toile d'araignée se tienne.
S'il y a une maille qui brise, d'aller pallier un petit peu, de réparer ce maille-là et d'organiser un petit peu les contacts entre chaque.
[00:15:07] Speaker A: Directeur aussi. C'est souvent sous-estimé, mais pour moi, je considère qu'avoir un leadership compétent, c'est essentiel pour le succès d'une convention. Parce que même dans une ville qui a beaucoup de potentiel, un leadership incompétent peut faire couler une convention. De même que dans une ville où on ne penserait pas vraiment, une convention peut bien fonctionner, peu importe la taille qu'elle a, elle peut avoir du succès. si le leadership est compétent. Par exemple, il y a beaucoup de conventions que je sais, je ne sais pas pourquoi, ils ont coulé. Mais certainement, je crois que s'il y avait des gens comme vous, par exemple, qui étaient capables de gérer ça comme il le faut, ils seraient encore en vie. Par exemple, moi, je fais mes études à Sherbrooke. Il y avait Ali Merakan avant, mais il a juste disparu. Mais ça arrive souvent dans les villes. Et pourtant, à Sherbrooke, moi, dans l'émission que je fais, J'ai la chance beaucoup de m'entretenir avec des étudiants à Sherbrooke si je veux l'université. Et oh mon dieu qu'il y a des otakus, oh mon dieu qu'il y a des gamers.
Il y a tellement de potentiel. S'il y avait une convention à Sherbrooke qui était bien gérée, je crois qu'il y aurait du public. En plein milieu de l'année, il y aurait du monde qui viendrait.
Mais donc pour moi, c'est important d'avoir un leadership compétent. Pour vous, c'est quoi les aspects les plus importants dans le rôle de leadership pour qu'une convention fonctionne comme.
[00:16:26] Speaker B: Il faut? C'est une excellente question. J'aimerais par contre revenir un petit peu sur le volet leadership parce que je trouve ça important de dire effectivement c'est dommage parce qu'on perd certaines très bonnes conventions.
Je pense qu'il y a trois grands paramètres à ça. Il y a le paramètre pécunier, l'argent. Donc parfois les coûts des salles etc. et le niveau de gens qui se présentent permettent plus la survivabilité d'un festival.
Il y a effectivement l'aspect leadership. C'est évident que si un leadership est plus faible, ça peut mener à une perte, des mauvaises décisions.
Puis, il y a le troisième aspect. Je veux dire, je suis quand même chanceux. J'arrive sur un festival qui a plusieurs années sur la cravate, qui a 12 ans. Donc, je pense que de suivre ce qui s'est fait avant, les échecs, les bons coups, et de rouler sur ça, c'est un bon aspect de leadership.
On ne refera pas la même chose que l'an dernier. Ça n'a pas fonctionné ce volet-là. Donc, moi, déjà de l'an dernier, il y a plusieurs points qui nous avaient été rapportés. C'est de s'améliorer dans ça. Si on reste statu quo, c'est évident qu'éventuellement, on va frapper un mur.
L'aspect qui est dommage aussi dans ça, c'est que l'algorithme parfois ne favorise pas les petites conventions.
Plus c'est gros, plus ça en fait parler, plus ça amène encore plus de gens. Les petites, c'est très dur de sortir de ça. Donc cette année, entre autres, mon équipe marketing dirigée par la main de fer de Mérissa fait un travail incroyable avec sa comparse Émy, nous font beaucoup plus de on va essayer de rentrer dans l'algorithme, parce que c'est ce qui est difficile, briser l'algorithme. Parce que comme vous dites, il y en a plein autour de nous des otakus, des gens passionnés, c'est d'aller les chercher. Parfois, on rencontre des gens à d'autres festivals. Aujourd'hui, je suis au Jianime, je suis allé à l'Otakuton, je suis allé au Ougou. Donc, on rencontre plein de gens, ils nous disent « je ne savais même pas que ça existait ». Ça fait toujours 12 ans que ça existe, donc c'est un événement.
qui est récurrent, mais les gens, parfois on n'entend pas parler, on entend les gros, les Animes Nord, les Tactons, c'est correct, c'est des excellents festivals, mais les petits, c'est difficile de s'en sortir. Donc, un des aspects du leadership, c'est de trouver une façon de faire sortir ça. Et aujourd'hui, on se rend compte, Pour moi, c'est un peu le leadership, d'aller voir. On va aller voir Radio-Canada. J'ai fait un entrevue à Radio-Canada dans le passé. On va aller voir les gens. On va à la rencontre. Moi, je suis à la rencontre de gens tout le week-end et de démontrer qu'on est là, qu'on existe, qu'on veut participer, qu'on veut faire des collaborations transversales. Pour moi, le mandat le plus important pour le président, je crois, c'est de faire ce qu'on appellerait du PR, de la représentativité, d'être là, d'être présent.
[00:18:50] Speaker A: D'Aller parler aux gens.
Parlons un peu d'enjeux qui différencient une convention plus petite versus une convention plus grosse.
Évidemment, il y a des ordres de magnitude, des ordres de grandeur très différents. Pour le Nadechikon, par exemple, versus le Takuton, versus le Comic-Con de Montréal, par exemple, qui est beaucoup plus gros, même encore.
Il y a quelque chose que je trouve que souvent ceux qui opèrent des conventions plus petites, il y a comme une espèce de péché auquel ils se laissent aller.
On est une petite convention, mais on veut être plus gros. On accrète 1000 personnes, mais on veut être le Comic-Con de Montréal, on veut être le Otakuton de Montréal, alors que ce n'est pas le...
la même taille de la ville, c'est pas le même marché, c'est pas la même chose, c'est ça que je veux dire.
Donc pour vous, quels sont certains aspects uniques à organiser une convention plus petite comme le Nord des Chiconnes, on parle d'objectivement ici là, versus que des conventions plus grosses ont ou n'ont.
[00:19:53] Speaker B: Pas à faire face? Oui, au niveau de la structure, c'est évident. Plus petite structure, donc plusieurs tâches diversifiées. On comprend à une grande organisation qu'il y a plusieurs directorats, plusieurs sous-directorats, plusieurs, beaucoup de staff, beaucoup de bénévoles. Les petites conventions, c'est difficile d'aller chercher des bénévoles, d'aller chercher du staff, parfois du staff avec expertise. On est des gens passionnés. C'est mieux de voir des gens passionnés. Heureusement que les gens sont passionnés parce que parfois, ils n'ont pas le bagage professionnel ou même le bagage humain. qui leur permettrait.
[00:20:24] Speaker C: D'Occuper ce poste-là, ils l'occupent avec brio.
[00:20:26] Speaker B: Parce que c'est plus petit, parce que ça leur permet de développer certains soft skills, certaines aptitudes, et devenir en maîtrise de leur salle entre autres, de leur niche, et finalement deviennent meilleurs qu'ils avaient eu une expertise préalable parce qu'ils se sont développés dans cette organisation-là. Donc les plus petites nous permettent parfois ça.
Mais l'enjeu qu'on a en contrepartie, c'est qu'il y a plus de tâches.
Donc, souvent, c'est vraiment, on s'occupe de tâches qu'on pourrait déléguer sur papier dans une grande organisation, mais là, on est toujours la première ligne et ça bouge beaucoup. Donc, c'est des organisations qui souvent, c'est des jeunes qui les amènent, qui les tirent vers le haut et donc, Il faut souvent recommencer à zéro.
Donc des grandes organisations qui ont des lignes de directrices bien établies, parfois il y a un canevas de base, on est capable de suivre les petites, on recommence à zéro. On tente de se faire des documents de support, mais ce n'est pas facile, les gens changent, les organisations avec qui on partage sont plus petites.
Donc, souvent, eux aussi ont un risque de fermer.
Donc, sans nommer de nom, cette année, il y a plusieurs partenaires qui ne pouvaient pas continuer avec nous parce qu'on est trop petits. Donc, eux-mêmes nous disent, on ne peut pas cette année faire le contrat avec vous. Donc, ça, c'est vraiment un enjeu majeur pour nous. Donc, on doit faire affaire avec de plus petites boîtes. Et eux, parfois, les plus petites boîtes ferment après un, deux ans, trois ans. On espère toujours se développer avec eux.
c'est ce qui bouge, donc c'est toujours.
[00:21:50] Speaker A: À recommencer à zéro. Est-ce que c'est quelque chose, une sorte de cercle d'issue où on a des partenaires qui lâchent parce que la convention devait être trop petite, elle devient encore plus petite parce que les partenaires lâchent et.
[00:21:58] Speaker B: Ça continue comme ça? Ça peut aller comme ça, c'est ce qui fait peur toujours, c'est ce qui plane sur toutes les petites conventions pour avoir parlé à plusieurs présidents, vice-présidents, directeurs d'organisations. C'est ce qu'ils planent toujours. Comme je vous dis, il y a un cercle où on ne tombe pas dans l'algorithme. Parfois, les gens ne savent pas qu'on existe. Ça diminue. On a moins d'argent. Moins d'argent pour les invités. Les frais fixes continuent d'augmenter.
Donc, on se retrouve avec cette convention-là. Moins d'invités ou moins d'invités de prestige, je ne dirais pas.
Donc, ironiquement, on ne peut pas avoir d'invité de prestige parce qu'on en a moins, mais pendant ce temps-là, les salles, leurs prix restent au même prix ou voire augmentent les besoins techniques.
La post-pandémie, on le voit, a tout augmenté, incluant les besoins techniques, les besoins de salles, etc.
Donc, si tout augmente et que parallèlement, on n'a pas les gens qui viennent, c'est effectivement un cercle.
[00:22:44] Speaker A: Vicieux, comme vous dites. Est-ce que c'est quelque chose auquel l'un des chicos a souffert, justement, de ce dont vous parlez? Parce que moi, ce que j'ai réalisé, c'est qu'après la pandémie... Moi, j'ai commencé ma carrière de journaliste après la pandémie, mais plutôt pendant la pandémie, et ça a vraiment pris de l'essence. Après la pandémie, les choses ont commencé à rouvrir, parce que là, tout d'un coup, il y a eu plein d'événements en personne qui ont commencé à accepter...
public en limité, etc.
Et le premier événement où j'ai assisté en personne, c'est le Fan Expo à Toronto en 2021.
Et j'ai réalisé par la suite, dans l'année subséquente, 2021, 2022, 2023, qu'au fur et à mesure qu'il y a eu un vrai engouement post-pandémie pour que les gens reviennent en présentiel, et plein de gens qui n'étaient jamais venus, jamais allés, commençait à assister à des conventions parce que ça leur manquait.
Être confiné, finalement, c'est drôle parce que j'avais fait la blague avec Mathieu Pivines du Nadechiko Club, mais Richard Martineau, il avait écrit un article sur les otakus, une article satirique pour rire d'eux, pour dire que nous, les otakus, on est des gens enfermés chez nous, on n'a pas de vie, etc.
Alors qu'on a réalisé, quand les conventions ont rouvert, Les otakus, ça leur manquait, de rencontrer des gens aussi.
Et il y a eu un vrai engouement. Est-ce qu'à Nanshichon, il y a.
[00:24:03] Speaker B: Eu un effet similaire? Oui, il y eu a un grand engouement. En fait, c'est l'année où on a eu le plus de gens. Donc, on a senti, même dans les pré-ventes, oh tabarouette, le chiffre est bon. Parce que, bien évidemment, nous aussi, pendant la pandémie, on n'a pas tenu de festival, même pas en format réduit. On a tenu des festivals en ligne, une année en ligne. Donc, par la suite, on a vraiment senti l'engouement quand le festival a été renoncé. Parce qu'une année où il y a eu un manque de bénévoles, ça a été plus complexe. Mais au retour pandémique, vraiment, on a senti le boom. Et les gens, comme vous dites, voulaient se rencontrer. Ils voulaient être là, ils voulaient aller voir de l'événement otaku, de l'événement geek. Donc, je pense que tous les festivals ont eu ce petit boom-là.
Suite à ça, je ne veux pas dire plus complexe, mais disons plus stable.
Donc nous, c'est sûr que ce qu'on veut, c'est une augmentation.
Sans toutefois tomber encore une fois dans le trop gros. Parce que ce.
[00:24:54] Speaker C: Qui revient encore une fois, c'est.
[00:24:56] Speaker B: Intime, c'est le fun. On rencontre des gens, c'est plus petit. On ne voudrait pas perdre cette essence-là. Donc à un moment donné, il va y avoir un choix logistique à faire. Peut-être changer d'emplacement, peut-être diminuer le nombre de salles ou volontairement restreindre le nombre de salles.
pour garder l'ambiance petite, qu'on aura atteint un palier agréable. Mais là, on tombe dans le « il faut toujours augmenter un peu » parce que les prix des salles vont augmenter. Il faut augmenter le prix des billets. Et nous, c'est quelque chose sur lequel on a planché longtemps. Le prix des billets à notre festival a resté bas. Et on veut que ça reste bas. Et on inclut tous les billets des spectacles. Nous, c'est important.
Mais à un moment donné, il va peut-être avoir une décision d'affaires un jour à prendre, dire « est-ce qu'on charge des spectacles payants? Est-ce qu'on charge des événements premiums? » Là, actuellement, vous venez à notre festival, Le prix du billet inclut tout.
Et on a augmenté de 5$ par rapport à l'an dernier.
Et quand on achetait en précommande, on était quand même en bas du 50$.
[00:25:50] Speaker A: Pour les 3 jours, incluant toutes les activités. J'ai acheté à 45$ pour les 3 jours parce que j'ai acheté en précommande. Le premier truc qui est sorti, j'ai cliqué.
Justement, par rapport au spectacle et aux invités spéciaux que vous avez, le son des congrès, est-ce qu'à un certain moment, pour un spectacle comme Matquette, atteint une certaine limite pour l'espace qu'il y a pour le spectacle? il va falloir aller chercher un autre endroit pour faire le spectacle parce qu'il n'y aura simplement pas assez de place. Donc en avril, s'il ne pleut pas dehors, c'est quand même possible de faire quelque chose à l'extérieur, dehors, comme le Festival de Jazz à Montréal.
Qu'est-ce que vous avez envisagé en ce moment pour des gros concerts ou des gros spectacles, potentiellement pour cette année ou pour l'avenir, si vous avez.
[00:26:42] Speaker C: Encore des invités comme Matkid ou peut-être Yoasobi?
Cette année, notre salle peut avoir 400, 500, 600 personnes selon les aménagements. Là, on peut avoir un peu de gens d'autres. Donc, c'est sûr qu'éventuellement, si on invite... Comme cette année, on a peur que la salle soit pleine et qu'on doive retourner les gens à la porte, ça serait.
[00:27:01] Speaker B: Dommage. Et effectivement, on regarde les autres.
[00:27:03] Speaker C: Options. Les salles au quatrième étage, pour ça, un peu plus tôt, je vous parlais des emplacements dans le centre de Montréal. qui voulait nous offrir des salles avec beaucoup plus d'espace.
L'option du dehors n'a pas encore été inclus. On avait fait à la blague sur un bateau, mais ça, je voulais le dire, on l'avait fait en poisson d'avril, donc tous ceux qui pensent que la déchiqueture.
[00:27:22] Speaker A: Sur.
[00:27:22] Speaker C: Un bateau va arriver, ça n'arrivera pas.
Encore. Encore, oui. C'est très.
[00:27:26] Speaker B: Important parce qu'on ne peut.
[00:27:27] Speaker C: Pas dire jamais.
Donc, pour l'instant, on regarde.
Là, nos salles nous conviennent. Habituellement, dans nos événements principaux, on est à une ou deux rangées d'être plein. Donc, effectivement, on approche du point névralgique et on n'a pas avec Madrid cette année que la salle soit comble.
Ce serait dommage. C'est sûr qu'on voudrait des gens debout un peu, essayer de rentrer tout le monde. Notre intérêt, c'est de satisfaire toute la clientèle.
Si on remplit notre salle et qu'on doit refuser des gens à la porte, c'est sûr que l'an prochain, il va falloir vraiment considérer ouvrir les salles au quatrième pour avoir une plus grande salle de spectacle. Ou encore, aller chercher dans notre salle marchande et notre salle marchande la mettre à un autre endroit pour aller chercher de belles hausses. Beaucoup d'espoir.
[00:28:04] Speaker A: Puisqu'On a quand même une grande salle marchande.
Un autre enjeu dont les festivals souffrent souvent, surtout les festivals qui sont orientés vers les fans, parce que c'est là qu'on voit la différence entre, par exemple, et ça c'est quelque chose d'objectif je trouve, entre Comic-Con et Otakuton par exemple, ou Comic-Con et Hachikon, c'est que Otakuton ça demeure encore, même à sa taille actuelle, qui est la plus grosse convention animée au Canada, avec presque 40 000 de publics sur 3 jours, demeure quand même une convention orientée pour les fans, sur les fans. Donc du contenu fait par les fans, pour les fans, etc.
Alors que Fan Expo et Comic Con, qui sont excellents d'ailleurs, des événements qui sont très bons à leur propre raison, eux sont plus orientés vers l'industrie et des grands noms, comme des célébrités, des VIP.
Et quelque chose qui fait souvent peur à certains festivaliers, c'est justement le fait que l'appât du gain fait en sorte que même les conventions qui au départ commencent par des... qui ont commencé centrées sur des fans vont éventuellement devenir centrées sur l'industrie et des célébrités parce que il faut faire de l'argent, il faut aller chercher de l'argent, il faut aller chercher des partenaires, des commanditaires, etc. C'est sûr qu'un commanditaire, par exemple, je vais aller au Fan Expo le mois prochain en février, C'est sûr que si un partenaire comme Tilly Bank, eux ils voient qu'Elijah Wood, l'acteur de Frodo dans Lord of the Rings, c'est lui qui vient comparer à un Marguerite qui fait très bon, à quelqu'un moins connu, à quelqu'un un fan qui fait du contenu, etc.
C'est sûr que ça va aller chercher plus les commanditaires, donc par rapport à ça, qu'est-ce que vous pensez de cet équilibre, de l'essai de garder cet équilibre entre oui, aller chercher de l'argent, mais qu'une convention qui soit pour les.
[00:30:01] Speaker C: Fans reste quand même concentrée sur les fans.
Ça a été un point de bord quand je suis arrivé dans l'organisation, justement à me dire, c'est quoi la tangente? Est-ce qu'on reste pour les fans? On parlait tantôt des billets. Est-ce qu'on n'est pas d'événement premium, mais on va chercher des invités plus de prestige? Est-ce qu'on devient une convention plus de prestige, aller chercher des directeurs prestigieux, des gens de l'industrie?
Ou on reste pour les fans, pour les vins?
Parce que c'est plus.
[00:30:29] Speaker B: Simple.
Actuellement, ce qui a été décidé.
[00:30:32] Speaker C: Pour cette année et l'année dernière, c'est vraiment par les fans pour les fans. C'est tenu par des fans, c'est des fans qui l'organisent, c'est des fans qui le font. On invite Madkid pour nous faire plaisir, mais on ne se prive pas d'autres choses parce qu'on voudrait inviter juste du prestige pour faire grandir le nom.
On aimerait sur papier que rien ne coûte rien et que les prix ne demandent pas.
La ligne est mince. C'est une excellente question parce que la ligne est mince. On peut passer du côté industrie, industrie.
[00:31:01] Speaker A: Industrie et panne et on a tout.
[00:31:03] Speaker C: Plaisir. Je ne dis pas qu'on ne peut pas avoir tout plaisir avec l'industrie, mais effectivement, on le sent que dans d'autres événements, on sent plus le prestige. Il faut aller chercher des invités de renom pour avoir des commandites de renom.
Puis c'est un cercle où on se sent au-dessus de la mêlée.
[00:31:21] Speaker A: Un peu. On n'a pas cette vibe-là actuellement. Parce que vous savez, mieux que moi certainement, mais moi j'ai assisté à plusieurs festivals à travers les années, plusieurs conventions, et il y a du moins de faire du cash.
Il y a évidemment les billets VIP, on peut vendre des billets premiums pour du contenu supplémentaire ou qui offrent des Meet Greet 1 à 1 avec des invités VIP, les autographes payants, Parfois, ça peut être raisonnable, 15-20$ pour une photo dédicacée.
Versus, je comprends que c'est quand même un nom, mais à l'Expo 2021, il y a eu William Shatner qui était l'invité numéro 1.
C'est 100$ pour une photo dédicacée Captain Kirk de William Shatner.
Pour moi, c'était exagéré un peu. Même si c'est moi, j'adore William Shatner. Pas juste moi. Ma mère, quand elle a entendu que William Shatner était à faire une expo, elle était comme « Wow, parce que William Shatner, c'est son enfance à elle!
[00:32:19] Speaker C: » C'est Star Trek, c'est son endroit, c'est à elle. Les Comic-Con et les autres récits comme ça, c'est vraiment un modèle d'affaires. On le sait, c'est vraiment une culture nord-américaine. L'an dernier, on avait invité Laura Phil Smith, qui était la voix de Rosalina, entre autres, la voix de Noël dans Genshin Impact, plusieurs rôles dans les séries américaines.
Donc c'est quelqu'un qu'on avait invité, et le modèle.
[00:32:37] Speaker B: D'Affaires, eux, quand on les a contactés.
[00:32:39] Speaker C: C'Était ce modèle-là. Nous dire « Ah, bien, on facture tant de la signature « Oh, nous, on ne fonctionne pas vraiment comme ça dans un festival comme ça, donc j'ai senti effectivement le clash. Donc nous, on a plutôt de dire, actuellement, si c'est comment fonctionner, ils ont un frais fixe minimum.
Donc nous, on va vous payer ce frais fixe minimum-là en apparence fee, en frais de prestation d'être sur place. Donc le modèle est très différent qui fait que c'est très dispendieux d'aller chercher ces artistes-là, d'aller chercher ces têtes d'affiches-là, parce qu'ils nous chargent un frais dans l'espoir qu'il y aurait le même nombre d'argent fait par des autographes. Donc c'est difficile d'être à l'envers de ce business style-là, de ce processus d'affaires-là, parce que Nord-Amérique, et là on le voit en.
[00:33:27] Speaker A: Europe et même au Japon, commence à se diriger vers ce style-là. Oui, et pour moi c'est quelque chose que, bon, on peut aimer ou pas, mais c'est quelque chose qui est naturel, qui arrive avec le temps.
au fur et à mesure qu'on atteint un plafond où on est dans le pire espace, où on veut que ça reste un truc pour les fans, mais c'est devenu trop gros. Mais en même temps, c'est devenu trop gros, donc on a besoin de plus d'espace, on n'a pas assez d'argent pour avoir plus d'espace.
Donc, on est coincé et là, on a besoin d'aller chercher quelque chose de plus.
Alors là, on fait un Comic Con ou un Fan Expo où on va aller chercher des célébrités qui vont charger 120$ l'autographe et faire de l'argent avec ça.
Mais l'affaire, c'est qu'au final, pour la convention, le rendement, il est là.
Il n'inviterait pas ces célébrités, il ne les laisserait pas charger 100$ l'autographe si les fans ne payaient pas 100$ l'autographe et si les conventions ne faisaient pas de l'argent à côté.
Exactement, et donc de votre bord en tant que quelqu'un qui vient du monde de la gestion, qui vient de ce monde-là et qui est.
[00:34:34] Speaker C: Président d'une convention, comment est-ce que vous voyez justement ce modèle d'affaires-là?
C'est un bon modèle sur papier.
En toute transparence, ce n'est pas un modèle que j'apprécie. Parce qu'en fait, c'est faire porter le fardeau de la convention dans un certain sens aux usagers.
C'est un bon modèle d'affaires parce que c'est l'utilisateur-payeur Mais moi, j'aime moins. J'aime arriver à un endroit, payer un montant fixe.
[00:35:00] Speaker B: Et avoir accès à.
[00:35:01] Speaker C: Tout. On paie un montant et après ça, on repaie, on.
[00:35:04] Speaker B: Repaie.
Mais c'est vrai qu'on peut choisir d'aller.
[00:35:07] Speaker C: Voir juste William Shatner. On peut choisir d'aller voir juste Elijah Wood. On peut choisir ce qu'on veut aller voir.
On voit la différence dans une convention d'anime ou une convention culture japonaise comparativement aux autres modèles d'affaires, c'est que les gens sont là les trois jours.
La plupart du temps dans nos événements, les événements de culture japonaise, sont là les 3 jours parce qu'il y a des activités les 3 jours, parce que c'est des activités différentes et les gens, c'est beaucoup plus communautaire, on dirait.
Donc le modèle d'affaires vient avec un public différent.
Je crois qu'il y a un hybride à faire, et on le voit à Otakuton, je ne vais pas les nommer encore, mais je pense qu'on atteint le niveau hybride. Donc les spectacles sont payants, sont faits à la place.
[00:35:46] Speaker A: Des arts, complètement à part dans une autre salle, plus adaptée aussi. Non, ça c'est nouveau, c'est parce qu'il n'y a plus.
[00:35:51] Speaker C: De place dans les concrets. Oui, il n'y a plus de place, et je pense que c'est des salles aussi plus adaptées en termes de son, en termes de green room, de loge, etc. Je pense que c'est le modèle idéal, l'entre-deux, sans.
[00:36:05] Speaker B: Faire payer le coût, de faire payer certains services et naturellement il va falloir qu'on se.
[00:36:10] Speaker C: Dirige vers là éventuellement si on veut assurer.
[00:36:12] Speaker B: La viabilité du festival.
Parce que, comme.
[00:36:15] Speaker C: Vous dites, c'est un cercle. Donc, si je n'ai pas d'argent pour inviter mes artistes, je ne pourrais pas inviter des artistes pour faire charger. Donc, à un moment donné, il va falloir prendre cette.
[00:36:25] Speaker B: Décision-Là.
Nos artistes, eux aussi, veulent que.
[00:36:29] Speaker C: Ce soit rentable pour eux. Donc, il va peut-être falloir un jour refiler un petit peu la facture aux usagers. Ce qui est dommage, parce que nous, dans un monde idéal, moi, ce serait un montant fixe. On paye, on rentre, on a accès à tout.
Mais à un moment donné, les frais fixes vont tout augmenter. Donc, c'est un bon modèle d'affaires.
Mais j'apprécierais qu'il n'existe pas.
[00:36:46] Speaker A: Mais il est 100% viable et comprenable dans la situation économique actuelle. Parle un peu de l'industrie. Je parlais des acteurs Elijah Wood, William Shatner, etc. Mais il y a aussi tout l'aspect du fait que l'industrie a une présence dans ces événements-là et veut avoir une présence dans ces événements-là pour pouvoir promouvoir leurs produits, etc.
Vous, vous collaborez avec quel partenaire à Onadeshikon En général, en fait, cette année, ceux qui sont restés, vous disiez qu'il y en a qui avaient quitté le bateau.
[00:37:19] Speaker C: Mais qui sont les plus gros et qui sont restés avec vous?
Actuellement, cette année, c'est la première année qu'on fait affaire avec avec d'autres conventions qui sont un organisme basé à Toronto qui eux agissent en tant qu'intermédiaires.
[00:37:37] Speaker B: Entre des artistes japonais et nous. Donc.
[00:37:39] Speaker C: Eux assurent un service client. Ils s'occupent.
[00:37:42] Speaker B: De nos invités, vont les chercher à l'aéroport, assurent des services d'interprète, de sécurité, de photographes, etc. Nous, on les accompagne ensemble.
[00:37:49] Speaker C: Il y a des partenaires.
Donc, c'est notre gros partenaire cette année parce que d'aller chercher un invité de prestige comme ça, logistiquement, pour une petite convention, c'est complexe. Et historiquement, avec.
[00:37:59] Speaker B: Les années, souvent, on a eu Hiranayo.
[00:38:01] Speaker C: On a eu Nana Kitadé.
Mais ces gens-là, ça.
[00:38:05] Speaker B: S'Est fait, oh, j'ai un contact, un.
[00:38:07] Speaker C: Ami d'un ami d'un ami. Et là, à un moment donné, ces contacts-là, on est à bout de souffle, on n'avait plus. Donc, il fallait s'associer à une grosse organisation comme ça qui va nous permettre Moi, bonheur!
[00:38:19] Speaker A: Il y a une expertise définitivement qu'on n'a pas dans ce style. Sinon, je peux imaginer que ce n'est pas facile d'aller chercher.
[00:38:24] Speaker C: Un invité à l'autre bout du monde.
Ça demande des efforts considérables. Exact. Il y a eu Twin Cosplay, un invité cosplay de prestige aussi dans les années précédentes, qui était venu du Mexique. Là, on voit les billets logistiquement, problème d'avion, etc.
Ça peut arriver vite. Donc, on.
[00:38:40] Speaker B: N'A pas une assez grande équipe, une.
[00:38:41] Speaker C: Assez grande expertise pour vraiment s'assurer du confort de A à Z d'un artiste de.
[00:38:46] Speaker B: Ce calibre-là. On peut pallier. On le.
[00:38:49] Speaker C: Fait, entre autres, comme je dis, avec le Raphaël Smith, avec les artistes dans le passé.
Mais si on veut aller plus loin, il va vraiment falloir s'associer à ce type de grandes organisations.
[00:38:58] Speaker A: De promotions, de labels qui vont nous accompagner dans ça, c'est évident.
Donc cette année, pour le NADESGCon, quelles sont.
[00:39:06] Speaker C: Vos attentes et quel avenir est-ce que vous voyez pour cette convention?
Nos attentes, ce serait de.
[00:39:13] Speaker A: Dépasser notre chiffre.
[00:39:13] Speaker C: De l'an dernier. Donc, de dépasser le 3 000. C'est l'objectif principal. Oui, d'atteindre le 3 500, 4 000 personnes.
Si vous.
[00:39:21] Speaker A: Venez au Nadejko, je pense que vous.
[00:39:22] Speaker C: Avez mentionné que vous venez. Je viens déjà, j'ai acheté mes billets. Tout ceux qui viendraient vont me voir.
Je suis toujours là, sur le plancher, je me promène de gauche à droite et je veux voir des sourires. Et quand je ne vois pas des sourires, je vais poser des questions. Donc, mon objectif, un des objectifs principaux, c'est ça. Il faut que les gens sortent du festival en se disant, c'était le fun ce festival-là. On aime ça, on aime ça y aller, c'est le fun. Les gens se rencontrent, le staff est sourial, le staff veut qu'on soit là, nous aide, nous accompagne, nous dirige. Donc, moi c'est mes deux objectifs principaux, d'aller chercher plus de gens et d'aller chercher plus de gens avec des sourires.
Ça peut sembler un peu...
Ça sonne drôle de dire comme ça, voir un peu fleur de rose, mais c'est vraiment sincère. Moi, je veux que les gens soient contents, apprécient cette convention-là et veulent.
[00:40:12] Speaker A: Revenir pour cette belle communauté-là. Et l'avenir.
[00:40:16] Speaker C: On va se dire là. Dans le moyen à long terme, disons. Oui, ça serait de continuer de grandir, mais là je vais dire une phrase qui est vraiment spéciale, qui est un peu anticapitaliste ou anti-expansionniste.
Je veux que ça grandisse, mais de façon naturelle et organique. J'aimerais pas cette année avoir 3000 personnes de plus.
Mathématiquement, dans les poches, ça serait intéressant, mais je ne pense pas qu'une explosion comme ça est bonne pour une organisation.
Moi, je veux que ça augmente de façon plus organique, que les gens apprennent à découvrir cette convention-là. Peu à peu, on a une augmentation-là.
Ce qui.
[00:40:51] Speaker B: Serait bien, parce que je ne sais.
[00:40:53] Speaker C: Pas si cette année, je serais capable d'offrir une belle expérience si j'avais deux ou trois mille.
[00:40:56] Speaker A: Personnes de plus. Dans les coffres, c'est sûr que ça serait intéressant.
Mais.
[00:41:00] Speaker C: L'Expérience usagée, pour moi... Ça attirait aussi les commanditaires.
Oui, c'est ça.
Mais il faut que ça se fasse de façon vraiment fluide.
Idéalement, ça serait une augmentation de 10-15 par année.
Parce que l'organisation doit grandir aussi avec ça, 10-15 %. qu'on ait 10-15% de bénévoles le plus, 10-15% de staff le plus, 10-15% d'organisation.
[00:41:21] Speaker B: Le plus. Donc si on a une.
[00:41:22] Speaker C: Augmentation par pige, c'est plus difficile.
Et on le voit dans la plupart des conventions, ils ont.
[00:41:27] Speaker B: Quand même une belle augmentation fluide. Quand.
[00:41:30] Speaker C: Il y a eu un frappe, des fois ça a eu l'effet inverse.
On a eu une grande augmentation suivie d'une diminution.
L'événement n'est pas capable de tenir le rythme. Donc moi, c'est ce que je vise.
C'est de travailler, c'est de trouver le sweet spot, l'endroit où on va pouvoir attirer plus de gens, mais sans exploser non plus. Vous ne nous verrez pas mettre sur les autobus, sur les billboards.
[00:41:55] Speaker A: Sur les métros, etc.
Mais vous allez nous voir faire plus de promotion.
Avant de clore l'entrevue, quelques questions personnelles, pour repenser un peu sur vous, Jean-Luc.
D'abord, vous êtes un père, père de famille, vous avez une femme et une fille qui sont ici avec vous au festival.
J'en ai parlé avec deux invitants avant, comme vous l'avez dit, Vince et Mathieu, qui parlaient de Pierre Courtemanche, le chef de file du club, qui lui aussi a une famille Otaku.
Et déjà, le mot famille Otaku, certains pensent que c'est un oxymoron, Parce que les gens pensent que c'est la fameuse blague de quelqu'un qui avait écrit. Il a dit malheureusement, j'ai perdu en virginité, je ne peux plus être fan de Sonic. Au revoir.
Quitter le fandom de Sonic parce qu'il a perdu sa virginité. Donc certains ont cette vision-là de l'otaku.
[00:42:42] Speaker C: Mais vous, comment est-ce que vous voyez le fait d'être une famille otaku?
Je ne veux pas dire que j'ai grandi en étant otaku.
J'ai toujours été fan de manga, anime, etc.
Mais ma conjointe, elle va à des conventions depuis qu'elle a 12 ans. Elle en a vécu. Ma fille a 6 ans cette année. C'est sa première convention que j'ai animée. Donc, j'ai essayé de l'initier à ça. Comme je vous l'ai dit, on a fait pas mal de costumes ensemble, de cosplay, on en faisait chaque jour, des avant-midi, des après-midi. Là, on fait moins de costumes, on voit que ça change en famille, ça devient plus une activité familiale. Ça, c'est quand même important de le dire. C'est une activité familiale, justement, les conventions.
Il y a un aspect qui n'est pas pour tous, il y a des volets qui sont plus adultes, mais il y a des volets plus familiales aussi. Ça touche beaucoup la culture greek, la culture japonaise.
Pour moi, C'est d'être père de famille, Otaku qui aime les anime, les manga, etc. Je le montre à ma fille, le porno approprié, bien évidemment.
Je la laisse faire son idée et découvrir.
[00:43:46] Speaker B: Ça en famille. C'est vraiment intéressant.
C'est.
[00:43:50] Speaker C: En première année, son premier cosplay.
Pour nous, c'était important de vous faire découvrir ça.
[00:43:54] Speaker A: Qu'On fait depuis moins de 14 ans. Ma conjointe depuis une vingtaine d'années.
Je crois que le jeu animé c'est un bon endroit pour l'initier, parce que ce n'est pas une convention comme Otakuto où on ne peut pas marcher le samedi. On est le samedi ici et le fait que je peux faire une entreprise avec vous ici comme ça, ce serait un miracle à Otakuto, ce ne serait pas possible. On devrait prendre une salle dans un coin quelque part, fermée à double tour, sinon ce ne serait tout simplement pas possible.
Le public est juste trop gros.
Et finalement, dernière question, vous êtes le président d'une convention animée.
Donc, j'imagine que vous regardez des animés.
[00:44:30] Speaker C: Quels sont vos animés préférés et qu'est-ce que vous regardez en ce moment?
En ce moment.
[00:44:35] Speaker A: On regarde beaucoup.
[00:44:36] Speaker C: De choses. On regarde le Free Ren vient de recommencer. Oui, saison 2. On regardait Spy Family récemment.
Je ne suis pas très bon en japonais, donc on écoute environ 6 animés par saison.
Les noms des fois, il y a des animés que j'ai complètement oublié dans le passé. Il y a des animés, bien.
[00:44:54] Speaker A: Évidemment, on.
[00:44:55] Speaker C: Écoutait les gros animés, les Naruto, les Dragon Ball, le Sumo. Les Shonen. Oui, exactement. Les Kimetsu no Yaiba, etc. Mais on écoute beaucoup d'animés de sport, de slice of life. On écoute plusieurs animés, environ, comme tu dis, 6 par saison. Et là, on dirait que j'ai un blanc sur ce qu'on a écouté, même pas avant.
[00:45:16] Speaker A: Hier. Mais je sais que là, on est pas mal dans le truc. Moi, je n'ai plus ce binge-jeu. J'ai écouté mes animés et maintenant, puisque les saisons sortent en 12 épisodes, des cours de 12-13 épisodes, je m'assois et je les écoute en une journée. 4 heures, je m'assois, je.
[00:45:31] Speaker C: Mets mon truc et je suis parti.
[00:45:33] Speaker A: Pour 4.
[00:45:33] Speaker C: Heures.
Pas de soucis.
Notre petit péché mignon, c'est Golden Kamuy. Golden Kamuy.
C'est amusant. On ne peut pas écouter cet.
[00:45:43] Speaker A: Animé et ne pas être amusé. Ça prouve à.
[00:45:45] Speaker C: Quel point c'est diversifié. Oui, il y en a pour tout le monde.
Vous avez dit que c'est une convention animée. Mais oui, c'est une convention animée. Dans la culture japonaise générale, on a du traditionnel et du pop. Mais le pop, il y en a vraiment pour tout le monde. C'est pour ça que les gens qui se diraient aujourd'hui que les animés et les mangas sont pour les enfants.
Ouvrez.
[00:46:02] Speaker A: Votre télévision, vous allez trouver que ce n'est pas juste pour les enfants. Moi, je crois qu'il faut aussi différencier la culture japonaise de la culture otaku parce que même les otakus au Japon, les otakus hardcore, ils sont vus bizarrement.
Ce n'est pas vrai que tous les Japonais, c'est des...
Il y a du monde qui sort avec 3 boîtes de Gundam, c'est un peu le cliché stéréotypique qu'on a. Donc, il faut quand même faire une différence parce que ce n'est pas la même chose.
Il y a des festivals particuliers pour la culture japonaise.
Je sais qu'à Montréal, il y a l'association, le centre culturel japonais qui, chaque année, fait un événement de matsuri en collaboration avec le Takuton.
Souvent c'est fait en même temps qu'après l'Otakuton, on fait comme un debrief ensemble, on fait comme un dîner, puis on fait l'événement au centre culturel japonais.
Donc on a des liens étroits, mais c'est pas comme 100%, pas un à 100%. Moi, en termes d'anime.
[00:47:04] Speaker C: J'Ai écouté à travers l'année beaucoup.
[00:47:06] Speaker A: D'Isekai parce qu'on en a eu énormément. La phase isekai, le design isekai. Oui, carrément. Et pourtant, moi, j'étais content de voir qu'il y avait des frères N et des séries plus fantasy, style classique, qui ressortaient récemment. Parce que moi aussi, ça commençait à me lasser les isekai. Surtout que la qualité baissait à chaque année. On avait moins ou moins de bons isekai. Il y en a encore des bons qui sortent. Mais on voit que la qualité, ça commençait à baisser un peu.
En ce moment, je trouve qu'il y a beaucoup de bons shonen.
Jujutsu Kaisen, c'est toujours bon.
En termes de manga, il faut toujours aller voir qu'est-ce qu'il y a comme manga qui sort parce qu'on ne sait jamais c'est quoi la prochaine adaptation.
Il y a toujours du bon contenu. En ce moment, moi je travaille dans le contenu de lui à l'Otakuton, donc tout ce qui est 18 ans et plus, les mangas de ce genre, il y en a tellement bon qu'on peut trouver partout, donc il y en a beaucoup que je recommanderais.
Mais pour l'Indesjikon, c'est ma dernière question, on ne revient pas à l'Indesjikon. Moi, un truc qui m'a attiré vers Otakuton, pourquoi j'ai rejoint le staff, c'est grâce à Jean-Philippe Cyr, qui était mon premier invité sur mon émission, qui est le directeur de programmation de nuit à Otakuton, donc tout ce qui est hentai, tout ce qui est gore, ce genre de séries-là, et j'en avais parlé avec Mérissa et Alexandrine quand je les avais vues, qui sont partie du CE de Nadech, pour potentiellement faire du contenu de ce genre, offrir du contenu de ce genre à Nadeshikon, j'ai parlé avec eux.
Vous, vous voyez ça comment, ce.
[00:48:50] Speaker C: Genre de contenu, et quel pass est-ce que ça a dans une convention?
Comme on a mentionné.
[00:48:55] Speaker A: Je pense que ce qui est.
[00:48:56] Speaker C: Culture japonaise, c'est un spectre très grand. C'est un plus les cheveux barrés.
D'isoler un spectre.
Nous, on a des événements traditionnels. Tradition de cérémonie de thé, d'écriture. Donc, on a du traditionnel, mais on a du pop aussi. Et d'exclure des volets pop, ce n'est pas ce qui nous intéresse non plus. Et un de nos partenaires dans l'événement.
[00:49:15] Speaker A: Des années, c'est le groupe Otapono, qui est un de.
[00:49:18] Speaker C: Nos partenaires importants.
[00:49:20] Speaker B: Otapono, qui est aussi un invité apprécié.
[00:49:22] Speaker C: De cette émission.
qui est ici.
Donc on a un super bon partenariat.
On sait qu'ils offrent du contenu qui est not safe for work, on va le dire comme ça, et du contenu qui sont plus grand public. Mais pour nous d'exclure un volet, Je trouve que ça serait un peu hypocrite. Ça fait partie du contenu. Et il y a des gens qui apprécient ce contenu-là. Il faut l'encadrer.
Entre autres, notre partenaire va lui donner des cannevas fixes pour son affichage, etc. Il faut l'encadrer. Je pense qu'il y a de la place pour des panneaux de nuit.
Clairement, on peut faire du système de cartes à la porte, avoir un.
[00:49:55] Speaker B: Affichage, dire venez à Nadechikon la nuit. On aura un.
[00:50:00] Speaker C: Lot de panneaux. Pierre, notre invité, va faire deux panels déjà en soirée. Donc ça, on a du contenu complémentaire à ce.
[00:50:07] Speaker A: Contenu-Là. On est ouvert, c'est évident. Il faut bien l'encadrer et l'indiquer clairement.
Moi, je suis en discussion avec certains membres du Nadeshiko Club, pas le club en entier, mais certains membres qui m'ont approché pour faire du contenu potentiellement de nuit parce qu'ils savent que j'en fais des très bons à chaque année.
J'offre le panel « I can't believe it's not hentai » à l'Otakuton, qui est un panel sur les erotica parce que vous le savez qu'il y a eu beaucoup d'adaptations dans les années récentes. On a eu les Ishizoku Reviewers, on a eu les Redo of Healer qui ont été adaptés. Et certains se demandent « Ok, est-ce que ce n'est pas carrément du hentai? » Ben oui, mais non.
C'est pas la même chose.
Le spectre est large, voilà.
Donc justement c'est pour ça que je me disais, si le Nadeshikon offrait ce genre de contenu, pendant l'an dernier on a mis Euphoria, la série entière d'Euphoria, la série Hentai, dans le programme à programmation de nuit le samedi.
on a eu 1400 personnes qui sont venues voir Euphoria et au point où on a dû couper, fermer la porte parce qu'il n'y avait plus de place dans la salle de All Ten Tai, c'était pas possible.
Donc, pour moi, il y a toujours du potentiel, toujours de quoi exploiter.
Sur ce, je trouve qu'on a fait le tour de l'Anichicon et de qui vous êtes Jean-Luc. Pour cela, je vous souhaite une bonne convention avec vous, votre femme et votre fille.
J'ai hâte de venir à Nadechikon pour faire ce que je fais ici.
J'apprécie beaucoup le fait que vous avez accepté de vous asseoir avec moi.
Je suis sûr.
[00:51:46] Speaker C: Que le public à CFAQ est content aussi. Avez-vous un message pour la fin à notre public? Oui, bien en fait, on vous invite à venir à notre.
[00:51:53] Speaker B: Événement qui est du 10.
[00:51:54] Speaker C: Au 12 avril prochain. Venez.
Je vous l'ai dit, mon objectif c'est de repartir avec le sourire. Donc si vous n'avez pas le sourire en rentrant, vous ne l'avez pas en sortant, venez me.
[00:52:02] Speaker A: Voir. Je vais être en cosplay du président comme ça. On va être content de vous accueillir.