Épisode 51 : Star Wars - Forteresse Impériale

Episode 51 • November 03, 2026 • 00:50:00
Épisode 51 : Star Wars - Forteresse Impériale
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Épisode 51 : Star Wars - Forteresse Impériale

Nov 03 2026 | 00:50:00

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Show Notes

Bhromor était de passage au Comiccon de Québec où il a discuté avec François et Éric sur un groupe de cosplay Star Wars...très stricte.

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Episode Transcript

[00:00:30] Speaker A: Bonjour tout le monde, ici Bromard de retour sur Marrakesh Academia. Pour CFA 88.3, je suis ici avec François-Éric de Rebelle Alliance et de 500e Légion. Rebelle Légion, excuse-moi. Parce que je pense toujours à Rebelle Alliance. Mais bon, on est ici avec effectivement deux groupes de cosplay fans de Star Wars officiels, officiellement reconnus. On va en parler. Mais d'abord, enchanté, ravi de rencontrer vous deux. Et c'est très bien parce que thématiquement, on a un Jedi et on a un soldat de l'Empire, un commandant de l'Empire. Donc d'abord, présentez-vous. François, qu'est-ce que tu fais dans la vie? [00:01:17] Speaker B: Tu veux dire dans les clubs en général ou dans ma vie de tous les jours? [00:01:20] Speaker A: Ben, les deux-là. T'as l'air d'un membre productif de la société. [00:01:23] Speaker B: Dans la vie de tous les jours, je suis directeur de l'hébergement dans un hôtel. Pour ce qui est des clubs, je suis le commandant de la Rebelle Légion au niveau du Québec, de la base de la Spectre Base. Et Éric? [00:01:33] Speaker C: Moi, je suis le nouveau commandant de la 501e Légion au Québec, donc la garnition forteresse impériale. Et puis dans la vie, je travaille dans une usine du côté de la production. J'ai été contrôle qualité et d'autres postes à l'interne. [00:01:48] Speaker A: Contrôle qualité, ça donne utile pour les costumes. [00:01:52] Speaker B: C'est pas nous qui s'occupent de cette sphère-là, heureusement. [00:01:55] Speaker A: Bon, on va commencer par parler de... C'est quoi la 501e légion et la Rebelle Légion? Ça consiste en quoi? [00:02:04] Speaker C: Si on y va du côté vraiment général, on va y aller avec la base. La 508e Légion, c'est les méchants. Puis la Rebelle Légion, ce sont les gentils. Donc à partir de là, c'est tous les costumes qui sont dans une famille de bons ou de méchants. En fait, on ne se considère pas vraiment les méchants, on travaille pour le gouvernement. [00:02:25] Speaker B: Le slogan de la 501e, c'est «Bad guys doing good », et celui de la Rebelle Légion, c'est «We're the good guys». Dans les deux cas, on fait le bien autour de nous. [00:02:37] Speaker A: La jeunesse du club, c'est vraiment ce que ça a vu le jour. Depuis quand est-ce que ça existe? [00:02:45] Speaker C: L'année exacte, je ne pourrais pas vous dire. Je pense que la 508e Légion, l'année prochaine, va fêter son 30e anniversaire, si je ne me trompe pas. Je pense que ça a été fondé par, je connais le fondateur, Albin Johnson, qui a commencé par un groupe de Stormtroopers. Par la suite, ça a fait boule de neige et ça a développé en d'autres choses complètement grandioses et plus grandes que nature. [00:03:12] Speaker B: Puis comme la 501e Légion se limitait vraiment aux personnages méchants de l'univers de Star Wars, la Rebelle Légion a vu le jour indépendamment pour représenter les gentils. Je ne saurais pas non plus dire en quelle année, mais c'est ça. Nous, on est l'envers du décor. Puis après ça, il y a d'autres clubs qui ont vu le jour pour représenter d'autres sphères. Il y a les Mandalorian Mercs qui représentent les Mandaloriens, un peu comme Bob-Eyed Jango Fett, qui sont les plus connus. On a les Astromech Builders qui construisent des droïdes, comme R2-D2, BB-8 et compagnie qu'on peut voir dans les films. Puis, récemment, il y a les Mandalorian Protectors, qui sont comme une alternative, si on veut, aux Mandalorian Mercs. Encore une fois, pour des Mandalorians et personnages connexes. [00:03:52] Speaker A: OK. Et ici à Québec, je ne crois pas que je l'ai tous vu, mais à Montréal, je me rappelle, il y avait toute une panoplie de groupes. [00:04:01] Speaker B: Tous les clubs que je viens de mentionner sont présents. [00:04:03] Speaker A: Oui. Ici aussi. [00:04:04] Speaker B: Ici aussi, en fin de semaine, oui. [00:04:05] Speaker A: OK, oui. Non, mais ça, c'est vraiment genre assez monumental, c'est impressionnant parce que ça couvre comme tout l'univers de Star Wars, carrément. [00:04:13] Speaker B: Oui. [00:04:13] Speaker A: Est-ce que vous incluez, bon, c'est un peu technique là, mais l'Extended Universe? [00:04:17] Speaker B: Oui, le Extended Universe a son propre détachement au niveau de la 501e Légion pour ce qui est des méchants. Puis oui, ils sont approuvés également au niveau de la Rebelle Légion. C'est sûr que si c'est un personnage qui est seulement mentionné, disons, dans un livre, sans aucun contexte visuel, ce ne sera pas possible. Les costumes sont approuvés en fonction de leurs médias d'origine. Jeux vidéo, bandes dessinées, cartoons, films, téléséries. Il faut qu'il y ait une représentation visuelle. Puis à partir de là, le costume peut rejoindre les rangs d'un ou l'autre des clubs. [00:04:47] Speaker A: Est-ce que vous filiez sur les oeuvres ou l'art officiel de Lucasfilm? Ou est-ce que s'il y a, par exemple, un auteur d'un livre de novelisation de Star Wars, par exemple, tout l'Extended Universe, les romans qu'il y a eu qui parlent des enfants de Han Solo et de Léa, s'il y des illustrations de Luke ou de Léa ou de Han Solo ou de Ben Solo, etc. Est-ce que vous vous pliez à ces illustrations aussi ou est-ce que c'est uniquement ce qui est de l'art officiel? [00:05:21] Speaker B: Ce n'est pas nécessairement de l'art... Il faut que ce soit reconnu comme de l'art officiel, oui. Il faut que ce soit un média reconnu par Lucasfilm d'une manière ou d'une autre. Si ce n'est pas reconnu, si c'est juste... Du contenu de Star Wars pour être du contenu de Star Wars, non, ça ne sera pas approuvé. Il faut que ce soit des personnages officiels de l'univers. L'univers étendu est encore considéré comme de l'univers officiel, même si pas canon depuis la reprise de Lucasfilm par Disney, mais c'était quand même du contenu officiel. [00:05:47] Speaker C: Je crois qu'il faut quand même qu'il y ait des images assez de qualité pour pouvoir voir les détails des costumes. Donc si c'est juste un front, je pense que ce n'est pas assez pour avoir un costume complet. Il faut avoir des angles de différents points de vue. [00:06:04] Speaker A: Parce que du point de vue de droits d'auteur, entre guillemets, c'est... La relation entre Lex and the Universe et Lucasfilm est quand même genre... est devenue plus ambiguë avec la reprise de Disney. Donc ça peut soulever des questions par rapport à genre qu'est-ce qui est officiel, qu'est- ce qui ne l'est pas, est-ce que canon égale officiel. C'est toute une discussion. Mais vous, vous en savez sûrement plus que moi à ce sujet-là. Et justement, je vais commencer à parler de ça. Et là, je vais vous laisser y aller. Parce que moi, la chose qui m'a le plus surpris lorsque je t'ai parlé à toi, François, Parce que j'avais fait une entrevue avec un autre membre de la section LumiLégion quand j'étais à Vancouver, et on avait parlé de l'univers de Star Wars et de ce qu'il en était, mais... Quelque chose que moi j'étais pas au courant, mais c'était le catalogue de costumes. Je vais juste vous laisser expliquer c'est quoi cette folie-là, parce que moi j'ai jamais vu ce genre de choses dans un fan club, dans ma vie. [00:06:57] Speaker C: Je pense que François est très bien placé pour un de ses anciens postes qui était dans la 501 parce qu'il fait partie des deux groupes. Puis il y avait un poste de juge sur les costumes, donc je pense qu'il est très bien placée. [00:07:11] Speaker B: Dans le fond, la façon dont la procédure est faite, je vais l'expliquer au niveau de la 501e Légion, mais c'est sensiblement la même chose pour tous les clubs. Une personne est intéressée à faire un costume ou la Légion à large est intéressée à permettre à ses membres de porter un costume spécifique. le groupe va faire affaire avec ce qu'on appelle les détachements. Par exemple, mon Anakin est considéré dans la 501e Légion comme Darth Vader pre-armor. Donc, Vader avant son armure. À partir des références, des films, à partir des photos promotionnelles, à partir de tous les médias qui étaient disponibles, en fait, de cette version-là d'Anakin, il y a ce qu'on appelle le Costume Reference Library, le CRL, pour ce costume-là qui a été créé. Donc chaque morceau de costume qui est sur moi présentement est similaire en tout point à celui porté par Aiden Christensen dans l'épisode 3 en Anakin Skywalker. N'importe quel autre costume de la 501e Légion a ses propres critères, mais des critères qui font en sorte que le costume doit être 100% fidèle aux médias d'origine. Ça va de la couleur du tissu parfois jusqu'au tissu lui-même, les détails, comment les... T'sais, admettons ma ceinture, chaque pièce doit être placée à un endroit précis, à distance égale sur la ceinture. C'est ça, la couture, telle couleur, tel endroit, c'est extrêmement détaillé. Puis c'est ce qui fait qu'on est des clubs très sélects, en fait. Quelqu'un pourrait avoir un très beau costume de Darth Vader, mais si le costume ne remplit pas tous les critères tels que le CRL l'établit, il pourra malheureusement pas rejoindre les groupes. C'est sûr que les groupes, comme Éric l'expliquait, ont des juges. Les juges, notre travail, c'est de dire aux gens pourquoi ils sont pas approuvés, quelles corrections ils doivent faire. Nous, on veut que les gens rejoignent nos clubs parce que c'est très agréable. À partir de ces clubs-là, on est une belle gang, on a du fun et on travaille pour des belles causes. On ne veut pas décourager personne d'en rejoindre, mais on a des standards à respecter. C'est la même chose pour la Rebel Legion, c'est la même chose pour les Mandalorian Mercs et les Protectors. C'est comme ça pour tout le monde. [00:09:04] Speaker A: Quand je voulais faire l'entrevue hier, on a décidé de le faire aujourd'hui parce qu'on a plus de temps, mais on parlait du fait que s'il y a un costume qui n'est pas dans le CRL et qu'il y a un personnage par exemple qui n'a pas de référence, quelqu'un pourrait devenir le CRL. [00:09:23] Speaker B: Effectivement, si quelqu'un est la première personne à démontrer son intérêt à faire un costume, la 501e va le référer au bon détachement. Je vais donner un exemple. Dark Revan, qui est un personnage très, très, très connu de l'Ancienne République et du Extended Universe maintenant. On espère qu'on va le voir un jour dans le Canon Universe. La première personne qui a voulu faire un Dark Revan s'est présentée à la 501e Légion, a dit «J'aimerais faire Dark Revan». Ils ont contacté le flagship Eclipse, qui est l'univers étendu. C'est le détachement de l'univers étendu. Le détachement a travaillé avec cet individu-là pour créer un CRL officiel pour le costume en utilisant des références. Donc, la personne doit quand même démontrer que son costume, la version sur laquelle elle travaille, est accurate. Le détachement va donner ses feedbacks. Donc, eux, en utilisant les références, vont pouvoir dire ça, ça ne marche pas, ça doit être changé. Il passe quand même à travers un gros processus d'approbation. Une fois que le costume, le standard est créé, si la personne, la première, correspond au standard, et bien à ce moment-là, il devient le CRL. Donc, toutes les photos officielles, ça va être cette personne-là. Les morceaux de costumes décomposés vont être les photos du costume de la personne. Il y a quelques années, on avait une personne dans un de nos clubs qui est devenue le modèle officiel pour Dark Talon. Donc, à un moment donné, C'est ça, cette personne-là devient un CRL, ses photos sont la référence, puis la personne doit prendre chaque pièce de son costume sur un beau fond blanc, le détachement le récupère, chaque photo, puis créer le CRL à partir de ça. [00:11:11] Speaker A: Parlons un peu de la mécanique du côté, comment est-ce que ces costumes-là sont créés. Ce que tu m'as montré dans le catalogue, je vais le mettre en photo dans la vidéo. Certains costumes ont certains éléments optionnels. Alors que d'autres noms, par exemple, juste pour donner l'exemple, tu as utilisé Darth Vader pour expliquer que c'est le plus exigeant de tous les costumes. Qu'est-ce qui rend Darth Vader exigeant dans les faits? [00:11:45] Speaker B: C'est probablement le personnage de Star Wars le plus iconique de tous. Quand on pense Star Wars, on pense presque instantanément à Darth Vader. Donc, c'est sûr que ce qu'on appelle les face characters, c'est les personnages connus, uniques dans l'univers. Exemple, mon costume. Ça va être les costumes qui vont être jugés le plus sévèrement d'office parce que c'est les costumes qu'on voit le plus. C'est les costumes dont les détails sont les plus clairs en termes de référence. Puis, c'est les costumes qui doivent être le plus accurate. C'est important qu'un Darth Vader soit un Darth Vader. [00:12:17] Speaker C: Il y a tellement de versions en plus qui sont spécifiques à chaque version. Tu ne peux pas mélanger une version avec une autre. Mais pour un œil commun, un œil normal, on ne verra peut-être pas ces détails-là. Mais quelqu'un qui a étudié le dossier de Darth Vader va... Vous allez voir la différence entre le Empire Strikes Back, Rogue One, A New Hope. Ils ont des petits détails que tu ne peux pas mélanger, qui sont propices et précis à eux. Tu ne peux pas mélanger. C'est ça qui fait que celui qui n'offre pas d'études et de recherches va peut-être se mélanger de versions. C'est juste une petite affaire, mais ça fait en sorte que ça ne passe pas. [00:12:54] Speaker B: C'est sûr qu'un Darth Vader a quand même énormément de détails, juste quand on prend la peine de regarder le costume. Un détail qui est souvent omis, c'est que les premiers moules pour le casque de Darth Vader étaient asymétriques dans les premiers épisodes. Donc le casque de Vader doit être asymétrique. Le seul casque dans l'histoire de Darth Vader Au début, c'était symétrique, c'est celui de l'épisode 3, qu'on voit à la fin de Revenge of the Sith. Ce costume-là, le casque est parfaitement symétrique. Puis on le voit très bien, ça crée une grosse différence quand même avec les autres casques. Par la suite, ils ont été repris un peu plus comme dans le 456. Tu sais, c'est des micro-détails comme ça qui changent tout un costume. Puis après ça, Vader, c'est la boîte du chest, c'est la ceinture, les boîtes qui vont sur la ceinture, c'est le texture du undersuit, c'est les robes, c'est la cape, cape qui doit être d'un tissu particulier, tombée d'une façon particulière, attachée d'une façon particulière, le casque doit être monté dans différentes pièces, installé d'une façon X. Il y a tellement de détails sur ce genre de costume-là, puis chaque détail est très important pour la fidélité du personnage. [00:13:58] Speaker A: En parlant de fidélité, j'allais parler avec Anthony, qui est le géant dans le costume de Darth Vader que j'avais vu. D'ailleurs, ceux qui verront les clips de la conférence de presse du Comic-Con, il était là en arrière, debout. J'ai juste touché au matériel, la qualité du matériel m'a surpris, m'a impressionné. Parce que moi, en général, le cosplay qui s'achète dans le magasin, c'est en fait niveau costume d'Halloween. Acheter un magasin, c'est... C'est genre de la qualité, comment dire, c'est pas très bonne qualité, comme ça déchire facilement, puis ça pique quand tu mets ça sur ta peau, là. Mais quand j'ai touché au costume d'Anthony, je suis comme, mon Dieu, ça doit... ça a dû coûter cher, puis je lui ai demandé, il a dit, ouais, c'est facile, cinq chiffres, là. Puis moi, j'ai dit, comme, oui, mon Dieu, c'est comme pour rejoindre la... la... la... le synonyme Légion... Rebelle Légion, c'est comme un dépôt de [00:14:54] Speaker B: 10 000 pour... Ça dépend des costumes, c'est sûr. J'ai pas de misère à dire que mon Anakin, avec les modifications, les ajustements et compagnie, j'en suis à au moins 5000. Donc c'est des costumes qui sont dispendieux, surtout quand on va dans les face characters. Il y a des costumes un peu plus génériques qui sont moins chers, parce qu'ils sont plus simples en fait. Mais c'est sûr qu'un costume comme Vader, La cape doit être un certain tissu précis, d'un certain poids précis, d'une certaine largeur, d'une certaine longueur. Juste pour la cape, on part déjà avec un frais exceptionnel si on veut l'acheter ou la faire faire. Ce n'est pas n'importe quel magasin qui va faire ça. Ce n'est pas le genre de costume qu'on peut acheter sur Amazon. Ce n'était pas du Black Series non plus. Il faut vraiment passer par des liens spécifiques, des lieux spécifiques, des marchands spécifiques si on veut acheter des pièces. La 501e, la Rebelle Légion, on a des partenaires reconnus, des entreprises qui sont reconnues par les clubs comme étant des vendeurs qui vendent, c'est ça, ils sont fiables, ils vendent des pièces qui sont accurate, c'est les go-to si on veut acheter. C'est sûr qu'on a beaucoup de membres aussi qui font leurs choses, dépendamment des costumes, c'est possible d'acheter le tissu, de suivre des patrons qui sont disponibles en ligne et de faire le costume au complet de A à Z. Même un [00:16:07] Speaker C: costume d'officier qui pourrait sembler simple, quelqu'un qui a des talents en couture peut le fabriquer. Il va sauver énormément de coûts. Lorsqu'on arrive à des pièces un petit peu plus précises, comme les pièces les plus dispendieuses sur un costume d'officier, c'est des bottes de qualité. Déjà là, tu pars dans des bonnes bottes d'équestres en cuir militaire, tu peux aller dans les 300 et 500 en montant. À la base, tu pars déjà avec un montant quand même considérable, même pour un costume basique. [00:16:37] Speaker A: Justement, ton costume, comment tu l'as confectionné? [00:16:40] Speaker C: Moi, je l'ai acheté d'un collègue qui ne voulait plus le porter, qui a passé à autre chose, qui a décidé d'en garder un seul. Donc, il s'est départi de son pilote. En fait, le pilote te permet d'avoir trois costumes. avec le jumpsuit qui est celui-ci, le jumpsuit qui est la base, que je peux construire par-dessus avec un chestplate et un casque de type pilot. Donc je deviens le type pilot. J'enlève le casque et le chestplate, je suis un type pilot réserve, donc celui qui attend à la base pour la mission. Puis avec une couple de pièces différentes, là tu pourras peut-être m'aider à savoir lesquelles exactes. Je pense que j'enlève les gants et je fais d'autres pièces. Je suis un Imperial Crew. Donc ça c'est une bonne entrée dans la 501 parce qu'il est versatile, il est confortable et il est relativement pas trop dispendieux. Puis c'est une bonne base pour en fabriquer d'autres. Mais en bout de ligne, tu construis le costume que tu veux porter. On a beau dire qu'il y a des options moins dispendieuses, si François, ça ne lui tente pas d'avoir un jumpsuit noir pour faire un tight palette, ça ne sert à rien d'y proposer ça, parce qu'il ne sera pas dans son mood lorsqu'il va porter le costume. [00:18:10] Speaker B: C'est ça, il y a une grosse composante de «il faut aimer le personnage, il faut aimer le costume, il faut que ça nous parle». Moi, en 2016, quand j'avais commencé ça, j'étais à Dark Raven, mon premier costume, puis en événement, je me suis en train d'enlever mon masque, enlever ma cagoule, j'avais mes cheveux longs, puis quelqu'un, un enfant qui a fait «oh mon Dieu, c'est Anakin». Puis Anakin a toujours été mon personnage préféré dans les films, du moins, ça fait que ça a fait «Here we [00:18:31] Speaker A: go!» T'as littéralement les cheveux en passant dans le épisode 3. [00:18:34] Speaker B: Ouais, c'est pas une perruque, c'est du vrai. [00:18:35] Speaker A: Non, c'est naturel, ouais. [00:18:37] Speaker B: À partir de là, j'ai fait «Here we go! It's happening!» Fait que je me suis lancée dans ce projet-là. [00:18:41] Speaker C: Moi, c'est le contraire. J'ai besoin d'un casque sur la tête. J'aime pas avoir la face découverte. J'ai plus de facilité à interagir avec le public avec un casque. Je deviens un petit peu plus easy-going, plus lousse. J'ai un meilleur rapport avec le public avec un casque. Je peux me permettre de jouer avec le public, d'approcher les enfants. [00:19:02] Speaker A: Tu préfères Galleos Rex, peut-être? [00:19:04] Speaker C: Moi, c'est un TK, un Stormtrooper. Tout le monde aime un Stormtrooper! [00:19:08] Speaker B: Il y a certaines conséquences d'être un face character sans masque comme moi. Quand on prend des photos avec le public, il ne faut pas bailler, il ne faut pas éternuer, il ne faut pas cligner des yeux. C'est difficile un peu. Tandis que quand on est dans un casque, on peut bailler autant qu'on veut, personne ne voit. [00:19:20] Speaker C: J'ai chaud là. [00:19:26] Speaker B: Mais oui, effectivement. [00:19:28] Speaker A: Est-ce qu'il y a des prérequis par rapport à la personne qui porte le costume? Parce que par exemple, Anakin, c'est quelqu'un dans l'univers de Star Wars qui est reconnu pour être une figure imposante, quand même. C'est littéralement son «move» d'ouverture de combat. Il lève son sabre au-dessus de sa tête et il descend. Il peut seulement faire son «dempso », son style, parce qu'il a la taille pour le faire. [00:19:57] Speaker B: On s'entend que je n'ai pas la taille d'Aidan Christensen, on va dire ça tout de suite. En fait, ce qui est important dans le club, ce n'est pas nécessairement la physionomie de la personne, c'est que le costume soit ajusté en conséquence de la physionomie de la personne. Fait que si on a quelqu'un qui est plus grand, quelqu'un qui est plus petit, quelqu'un qui a peut-être un peu plus de poids, quelqu'un qui en a moins, c'est toujours une question que le costume soit ajusté à la physionomie la personne et répondre aux critères. On ne peut pas forcer personne à changer leur physionomie, ça ne marche pas comme ça dans la vie. Mais le cosplay, c'est pour n'importe qui, surtout dans nos clubs. Tu peux être n'importe qui. C'est juste que le costume doit être ajusté en fonction de tes mensurations. [00:20:30] Speaker C: On a des membres avec des physiques très variées, puis ils ont des costumes superbes qui leur font super bien. C'est que ça. C'est ça. [00:20:40] Speaker A: Moi je me rappelle quand j'étais à l'école primaire, Star Wars, c'était toute la fureur. Il y avait les préquels qui étaient vraiment populaires à ce moment-là. Puis je me rappelle une des insultes qu'on utilisait pour... Bon, les enfants, on peut être méchant souvent, mais pour parler des élèves un peu plus gros, c'était Jabba. Donc est-ce qu'il y a un prérequis pour être djabba? Non, non. Si t'as genre ma taille, tu ne peux pas être djabba, tu n'es pas assez... [00:21:10] Speaker B: C'est un costume qui pourrait être fait, mais c'est sûr qu'il y aurait du rembourrage et toutes sortes de choses à faire là-dedans. Mais n'importe qui pourrait faire djabba, je pense. Personne ne le fait à ma connaissance. Je n'ai jamais vu un djabba. Je serais impressionné. [00:21:22] Speaker A: Je pense qu'à Toronto, ils ont un [00:21:27] Speaker C: très gros décor, [00:21:30] Speaker B: mais ce n'est pas [00:21:32] Speaker C: quelqu'un qui est dedans. [00:21:33] Speaker B: C'est juste une statue, un mélange d'imprimés résine et toutes sortes de choses. [00:21:39] Speaker A: On a parlé des costumes high-end, mais quand je regardais dans le catalogue, il y avait «luxe» sur Dagobah. Ça, c'est comme moi un vendredi soir au cinéma. C'est un T-shirt blanc et des cargo pants. Ce n'est pas très exigeant, ça. [00:21:53] Speaker B: Non, Mathieu, je vais donner l'exemple du costume le plus confortable et simple que j'ai vu, je crois, à date. Un des costumes les plus faciles, c'est Kylo Ren épisode 9 sur Hexagon. C'est un chandail à manches longues avec des pantalons style jogging et ses bottes de Kylo Ren. C'est tout. C'est ça le costume. Puis ça compte, ça fait partie des CRL, c'est approuvable. Et on avait quelqu'un dans la base qui l'avait faite, cette version-là, avec la... Je sais pas si c'était Saint-Unim ou Rebelle Légion, mais c'était approuvé tel quel. Puis c'est correct. Ils ont le droit. [00:22:24] Speaker C: Il n'y a pas du coup aussi qu'une version genre pyjama ou quelque chose en même? [00:22:29] Speaker B: Oui, dans Clone Wars, on voit du coup en pyjama à un moment donné. Il y a des références, ça serait une version approuvable. Je pense qu'on en a même. [00:22:36] Speaker C: Et c'est quoi les prisonniers dans Arkina 5? [00:22:41] Speaker B: C'est un suit, un chandail avec des pantalons nu-pieds. Et on en a dans notre gang qu'ils font. On a organisé quelques courses de One Way Out dans les conventions. Ça fait qu'ils sont plusieurs et ils courent. [00:22:52] Speaker A: En général, les costumes de Qui-Gon Jinn et Obi-Wan dans l'épisode 1, tant que t'as le matériel, c'est comme un guide Jedi. [00:23:09] Speaker B: En fait, tous les Jedi, on doit avoir la sous-tunique, la tunique, les tabards, la ceinture. Comme je disais tantôt, la ceinture est faite en cuir. Il y a certaines choses sur la ceinture, tout doit être bien positionné, tout doit être présent. Après ça, c'est les pantalons de la bonne couleur, c'est les bas de la bonne couleur et de la bonne longueur. Puis il faut s'arranger pour être confortable. Honnêtement, on est debout longtemps dans une journée, c'est la robe, c'est le bon sable laser, puis après ça, c'est les cheveux. Hobby One, épisode 1, il faut avoir une couette en arrière, il faut avoir la longue tresse de Padawan. C'est pas tout le monde qui est à l'aise de se faire ça. Pour ce qui est de Qui-Gon, bien, ça prend ou bien les cheveux très très longs ou une bonne perruque. Les costumes parfois ont l'air simples visuellement, mais il y a du travail. Pour la tunique et la sous-tunique, dans le cas de ces costumes-là, c'est un tissu précis qui a un relief précis, une couleur précise. Ce n'est pas si simple que ça, non. Un Jedi générique, par exemple, qui a sa saveur dans la Rebelle Légion parce qu'on approuve les Jedi personnalisés. Là, on peut varier couleurs, tissus et compagnie. Mais à la seconde où on fait un face characters, on est comme pris, si on veut, avec la façon dont les costumes sont faits dans les films ou les médias d'origine. Fait que là, c'est plus de travail de recherche, c'est plus de travail de confection, c'est plus d'ajustement, c'est plus de job. [00:24:24] Speaker A: Ah ouais, quand tu parlais de Dooku, justement, de Dooku en pyjama, là, parce que quand je parle de Dooku, je pense, et Clone Wars, je pense immédiatement à Sage Ventress, là. C'est quand même un des personnages les plus mémorables de la série, là. Lorsque quelqu'un m'avait dit dans le club que j'avais huit costumes, est-ce qu'il veut dire huit costumes uniques ou huit variations de costumes? [00:24:49] Speaker B: Ça varie. Ça peut être l'un ou ça peut être l'autre. Comme Éric disait, quand on part d'un type pilot ou d'un crewman, on peut faire plusieurs itérations. Ça compte comme plusieurs costumes quand même. Mais on a certains morts qui ont huit costumes complètement différents. Ça peut être un Tiki, un Snow Trooper, un garde impérial, un sénateur, ça peut être plein de costumes. [00:25:12] Speaker A: Ventress elle-même a plusieurs costumes différents dans différentes situations. Lorsqu'elle est l'apprentie de Dooku, ensuite lorsqu'elle ne l'est plus, elle devient un mercenaire, etc. Donc justement c'est pour savoir qu'à partir d'un seul genre base, fondement de costume, tu peux créer plusieurs costumes, variations du costume à partir de ça. [00:25:34] Speaker C: Quand on parle de Ventress, on ne parle pas de la CAA, ce n'est pas Ventress. C'est Ventress version X, Y et Z. C'est vraiment séparé. Elle ne peut pas se baser sur le fait qu'elle est maquillée pareil. Même une version, elle a des cheveux. Une version n'a pas de cheveux. Le maquillage peut varier aussi. C'est vraiment séparé. Il n'y a aucun mélange entre ça. Son cas particulier, même le cas d'Imperial Crew avec le TIE Pilot Reserve et le TIE Pilot, c'est le seul qui est peut-être discutable parce que c'est la même base, c'est le même jumpsuit. Je parle du jumpsuit pour faire les autres versions. [00:26:17] Speaker B: Je pense que c'est un des rares costumes qui a la possibilité d'avoir plusieurs itérations sans trop de changements. C'est des ajouts plus qu'autre chose. [00:26:24] Speaker C: C'est ça qui me vient à la tête. [00:26:26] Speaker B: Non, c'est ça. Moi aussi, vite, vite, c'est le seul costume, je pense, qui est plus free à itération. [00:26:32] Speaker C: Je ne me souviens pas exactement c'est quoi la différence entre le Imperial Crew et le Réserve. Je pense que j'enlève le Com4, [00:26:44] Speaker B: 3-4 détails. Chaque costume est un costume à part entière. [00:26:48] Speaker A: Et quels genres d'événements faites vous Rebellion et Sanctionnable Légion? Parce que j'imagine que vous faites pas juste de l'événementiel comme ici. J'imagine que vous avez des choses particulières à Star Wars où vous participez. [00:27:06] Speaker C: Les événements qu'on fait, ça part du... mettons qu'on part d'en haut, c'est les gros Comic-Con Montréal-Québec. Puis on participe à ceux alentour. Il y en a qui vont dans l'est, il y en a qui vont dans l'ouest. Juste Ottawa, c'est pas trop loin. Puis ça va aller jusqu'à une petite visite au phare que beaucoup de membres apprécient énormément. C'est un homme limité qui va voir les enfants malades. Puis dans les hôpitaux aussi. Puis des petits Comic-Con, des petites conventions geek. Puis écoute, le range est assez large, mais il faut que ça ait un lien caritatif. Les seuls événements mainstream qu'on fait, ça serait... Le dernier qu'on a fait, c'est lorsqu'il y a eu la représentation de... C'est quoi le dernier qui a repassé au cinéma? Mais dernièrement, c'était l'Empire Contre-Attaque qu'ils ont fait? Oui, mais juste avant. En tout cas, il y avait le concert et je pense qu'on avait été invité. Le concert, l'Empire Contre-Attaque en concert, donc la présentation du film avec l'orchestre symphonique. On a été invité. C'est les seuls mainstream qu'on a le droit de participer vu que c'est en lien avec Lucasfilm directement. [00:28:25] Speaker A: Vous êtes officiellement reconnus par nos costumes. En quoi ça consiste exactement? C'est ça que je suis curieux de savoir. [00:28:35] Speaker B: C'est bon et c'est mauvais côté. Le bon côté, c'est la visibilité, les opportunités. Je vais juste donner un exemple. Quand ils ont tourné la saison 1 de Mandalorian, à un moment donné, ils ont fait rentrer plusieurs Stormtroopers sur le set. Puis à défaut de créer les costumes, Disney a fait un appel aux gens de la 501e Légion. Donc, les Stormtroopers qu'on voit dans la série, c'est des membres, comme nous, de la 501 Légion, que Disney a fait «OK, vos costumes sont accurates, ils sont beaux, venez, on vous met dans la série.» Puis, il y a eu un crédit à la fin, justement, merci aux membres de la 501Légion. Il y a eu de quoi de similaire, je pense, dans Ahsoka. À un moment donné, on voit des clones troopers de la 501ème Légion. Là, je parle dans l'histoire. La 501e Légion, c'est la Légion qui suit Anakin à la guerre. On a des membres qui avaient déjà ces costumes-là, qui sont allés sur le set et qui ont fait des scènes avec Aiden Christensen, avec des Jedi et compagnie. Donc c'est des belles opportunités comme ça. C'est aussi... Hein? [00:29:33] Speaker C: Le concert de Weird Al Yankovic qui a eu lieu au festival Juste pour rire cet été, qui est un personnage musical qui fait des parodies de chansons. Il y a quelques chansons qui parlent de Star Wars. Lui, dès le départ, il y a eu un lien avec la 508e Légion. Donc, à tous ses concerts, il fait participer les garnissons locales pour embarquer sur stage, pour faire une petite chorégraphie. Ça, c'est un petit peu les petits bonbons qu'on reçoit. C'est des invitations de Weird Al. Moi, personnellement, j'ai participé avec des chummies sur la scène. Donc, vous pouvez voir ça sur YouTube. On fait les fous et on a eu un plaisir. [00:30:14] Speaker B: C'est ça, souvent quand c'est des événements officiels LFL, Lucasfilm, c'est des personnages précis qui sont invités. Lucasfilm lance l'appel, mais ils veulent, disons, des Stormtroopers, un Vader, ils vont mettre leur «grocery list », si je peux dire. Fait que là, c'est les membres qui ont ces costumes-là qui vont pouvoir saisir l'opportunité. Le mauvais côté, je dirais un peu plus, c'est pas qu'on leur appartient, mais c'est qu'ils ont un droit de veto sur les façons dont on opère et la façon dont on les représente. Chacun de nos logos, là, on n'a rien présentement sur nous, mais chacun de nos logos officiels ont un petit «C» LFL dessus. Un peu fade-out, mais tu sais, tout ce qui est branding, marketing et compagnie de nos clubs, passent par les clubs et sont approuvés plus haut par le Cosfirm. On doit toujours se référer à Disney quand on doit faire des changements. On est sous leur approbation, on est sous leur reconnaissance, on est des clubs officiels, mais en tant que tel, on a des redevances dans la façon dont on opère. [00:31:14] Speaker A: Mais vous opérez de manière indépendante sinon? [00:31:16] Speaker C: Oui, parce qu'ils nous permettent quand même d'utiliser leur image, donc c'est le bon côté, mais il faut avoir l'approbation de le niveau supérieur, qui est la 501 dans notre cas, pour pouvoir faire des images qui leur appartiennent. C'est leur propriété intellectuelle en bout de ligne, donc on ne peut pas faire une image d'un Darth Vader qui fait le party avec un bug de bière. [00:31:40] Speaker B: Je vais juste donner un exemple, le logo officiel de la garnison forteresse impériale ici, c'est une version de la Death Star altérée pour introduire une fleur de lys dedans. C'est magnifique, mais la Death Star reste la propriété de Lucasfilm, l'étoile de la mort, on s'entend. Pour ce qui est de la Specter Base, nous c'est le symbole de Specter les Rebelles dans la série Rebels qui a été adaptée à nous. C'est des logos de base qu'on transforme, qu'on utilise pour nous représenter, mais qui ne nous appartiennent pas. C'est des produits officiels Lucasfilm. Il faut toujours que ça repasse par eux et qu'ils autorisent ce genre de choses. [00:32:20] Speaker C: Ça serait aussi, lorsqu'on fait la fabrication de ces écuissons-là, on est limité. Il y a des restrictions qu'on doit respecter. On ne peut pas vendre ça au public général, donc ça doit rester à l'interne, en tant que membre. Même François, il fait partie des deux clubs, donc il a l'avantage d'eux. Mais s'il ne ferait pas partie de la 501e, je ne pourrais malheureusement pas lui vendre un écuisson qui est fait de notre côté, de la 501ème Légion. puis on le vend toujours au coste. Il n'y a aucun profit qui peut rentrer dans nos poches, il n'y a aucune mention nulle part, il n' y a pas de profit, on fait ça pour le bien puis au coste pour tout le monde. [00:32:59] Speaker A: Justement, j'étais curieux de vous dire, vous avez sûrement un cachet, un trésor quelque part pour financer vos activités parce que vous vous déplacez quand même, vous faites des choses assez impressionnantes. [00:33:12] Speaker B: On marche beaucoup à la générosité de nos membres, on marche beaucoup à des C'est ça, de l'autofinancement via différents moyens. Puis il y a certains membres qui s'impliquent beaucoup dans des projets, exemple nos décors, qui vont aller jusqu'à donner de l'argent de leur poche. On est des organismes 100% bénévoles, donc il n'y a aucune rentrée d'argent du public ou whatever, on n'est pas payé pour les événements qu'on fait. On est ici en fin de semaine, on nous a donné un espace, on nous a vendu des passes à un prix exposant, mais on n'a pas de revenu à ce niveau-là. Nous, on ramasse de l'argent pour ce qui est du centre mère-enfant de Québec, présentement, toute la fin de semaine. Cet argent-là est remis à 100 au centre mère-enfants. On organise des activités «on the side », entre nous, les clubs, pour s'autofinancer, pour pouvoir consommer et financer nos décors. C'est le transport de nos décors, c'est la marchandise qu'on veut organiser entre nos clubs. Mais c'est ça, il n'y a aucune rentrée d'argent autre que l'argent qu'on se donne à nous-mêmes d'une certaine façon. [00:34:14] Speaker C: C'est nous qui s'imposons de vouloir présenter quelque chose de grandiose au public. C'est notre choix. Les membres sont complètement conscients de ça. On donne de notre cœur et de nos poches. C'est notre choix. On pourrait avoir un kiosque ici, juste une table, marquée avec une petite banderole 500 heures. Mais on décide d'en donner plus au public. Fait que ça vient tout de lui, de moi, de tous les membres qui sont sur la scène présentement. C'est tous nous qui avons fabriqué ça, qui entreposent ça, qui s'arrangent pour le transport et tout ça. Ça vient tout de nos poches. [00:34:50] Speaker A: Tu sais, tu as parlé du concert de Weird Out et aussi du fait que c'est important de ne pas porter attente genre la réputation de Lucasfilms, etc. quand on est dans la position que vous êtes. Mais je ne sais pas pourquoi, je me suis immédiatement rappelé de Star Wars Kinect. Le jeu de danse! Si vous vous habillez de même et que vous commencez à faire une danse sur une musique, est-ce que Lucasfilm peut vraiment dire que vous portez atteinte à leur réputation lorsque Star Wars Kinect existe? [00:35:20] Speaker C: En fait, un des guidelines de la cinquième légion est de Comment je peux dire ça? De rester en personnage un peu. Un Darth Vader ne pourrait jamais prendre un verre de bière. Donc il mentionne aux membres, ça fait partie du guide, de rester un peu dans l'univers Star Wars. Tout ce qui dérive un peu. Oui, un Stormtrooper, on va les voir danser, on va les voir avoir du fun. Mais Darth Vader, un petit peu moins. [00:35:51] Speaker B: Il y a des attentes, comme j'expliquais tantôt. Il y a des guidelines extrêmement clairs dans chaque club, à la taille qu'on est. La 501e Légion, je pense qu'on est rendu 17 000 dans le monde, quelque chose comme ça. Quand on est rendu avec des choses aussi grosses que ça, malheureusement, il y a beaucoup de guidelines et chaque club a son système de police. Donc un écart de conduite qui porte atteinte au club ou plus haut encore à Lucasfilm à Disney va recevoir sanction, va être jugé. Il faut qu'on se comporte de manière professionnelle le plus possible. [00:36:27] Speaker C: Un Darkvader qui ferait un doigt d'honneur à un membre du public, ça passerait pas. Donc, un, c'est hors personnage, puis deux, c'est inapproprié complètement. Donc, c'est pour ça qu'il y a des guidelines, comme François a dit, pour garder notre monde in check un peu. [00:36:54] Speaker A: Concernant justement le côté un peu fan-club, récemment il y a comme un début de production de films quand même de haute qualité, qui sont des fan-films, notamment par Star Wars Theory, vous connaissez sûrement. Est-ce que La Sanction des Millions ou Rebel Lesions, Vous avez déjà songé ou vous faites des productions indépendantes de ce genre avec votre approche? [00:37:25] Speaker B: Si c'est fait, ça va être fait en dehors de notre cadre. Dans le fond, mon costume m'appartient. Il n'appartient pas à qui que ce soit d'autre qu'à moi. Je pourrais décider en tant que cosplayer d'Anakin de participer à ce genre de projet-là, mais je ne peux pas dans ce genre de situation-là m'identifier comme un membre de la 501e Légion parce que c'est hors du cadre de la 501ème dans lequel je porte mon costume. Donc je le ferais en tant que moi-même sans représenter aucun de nos clubs. [00:37:50] Speaker C: La ligne est mince, mais on la comprend et on l'explique clairement au monde. François Lamarre se présente en tant que François Lamarre avec son costume et non pas François Lamarre le membre de la Rebel Legion. Lorsqu'il fait quelque chose hors du contexte Rebel Legion, il ne faut pas qu'il y ait de t-shirt Rebel Legion. Il faut qu'il reste François Lamarre avec son costume d'annequin, point final. [00:38:17] Speaker B: C'est ça, je pourrais pas parler du club, je pourrais pas représenter le club que ce soit visuellement, physiquement ou d'aucune autre manière. Je suis là pour moi, c'est moi. Puis t'sais, un Vader pourrait faire la même chose, n'importe qui. C'est juste qu'il faut pas qu'on dise nulle part. T'sais, on peut même pas dire genre, admettons, mon costume est approuvé dans tel club. Il [00:38:46] Speaker C: y a tout l'aspect où il peut y avoir un commerce qui peut demander des Stormtrooper ou n'importe quel autre soldat pour une ouverture de commerce, en tant que 501, on n'a pas le droit de faire ça. Parce que des fois, il peut y avoir une rémunération ou un échange, puis la 501 n'approuve pas ce genre de contrat-là. Donc, c'est le membre personnel qui va avec son costume de la titre. C'est tout. [00:39:17] Speaker A: Et justement, quand vous venez dans des événements comme le Comic-Con ou le Comic-Con de Montréal, de Québec, etc., c'est quoi là? J'imagine qu'il y a quand même une logistique conséquente qui vient avec ça, parce que je vois tout le matériel que vous apportez. C'est pas juste du matériel, c'est comme carrément des préfabriqués, des modules de bâtiments que vous traînez avec vous. Comment est-ce que vous faites pour arranger tout ça? [00:39:42] Speaker B: Je vais répondre et en participer activement cette fin de semaine à ce sujet-là. Oui, c'est ça. Les décors sont créés par une équipe de membres de la 501e Légion qui donne de leur temps, de leur énergie parfois, souvent, même de leur argent, pour les construire en dehors des conventions. Ils trouvent le moyen de les entreposer. Dans le cas des kiosques de Québec, c'est majoritairement entreposé dans le garage de certains des membres. Vendredi matin, très tôt, c'était location de camion, grosse gang, tout enligné dans le camion, tout conduire jusqu'au doc ici, tout décharger, tout assembler nous-mêmes. Il n'y a personne à l'extérieur qui nous aide. Et plus tard aujourd'hui, quand la convention va fermer, ça va être entre nous de tout démonter, de tout remettre dans le camion et de tout aller ré-entreposer. On paye pour notre camion, il n'y a aucune aide financière à ce niveau-là. C'est notre soeur, nos efforts et notre dédication envers les clubs. [00:40:37] Speaker A: Est-ce qu'il y a un entrepôt central où tout retourne chez chacun pour soi? [00:40:43] Speaker B: Dans le fond, c'est des gens qui offrent de l'espace dans leur maison, dans leur garage, dans l'entreprise de leur famille, dans leur entreprise des fois, qui se proposent. Moi j'ai de l'espace, je vais prendre tel décor, tel décor. C'est sûr que les décors de Québec sont gardés le plus possible à Québec. Les décors de Montréal, parce que c'est pas les mêmes, sont gardés à Montréal. [00:41:05] Speaker C: Avoir un décor de Québec à Montréal, trois heures de route, ça coûterait cher en Titi. Québec a les décors d'ici entreposés pas trop loin chez des membres. Montréal, c'est moi et ma conjointe qui héberge les décors de Montréal. La logistique fait en sorte que c'est plus facile, même si ce n'est pas facile. On a fait un choix et c'est le choix qu'on a fait. [00:41:32] Speaker A: En tant que des gens qui investissent dans l'avenir de Star Wars et la popularité de la franchise, où est-ce que vous voyez l'avenir de Star Wars avec récemment les séries qui ont été assez populaires, que ce soit la suite de Mandalorian ou de Andor, qui ont quand même eu des bonnes revues? Je suis curieux de savoir où vous pensez que la franchise se dirige. [00:41:57] Speaker C: Ben moi je souhaite que ça continue. Puis j'ai aussi dans le catalogue de l'univers étendu. Personnellement moi j'ai des goûts. Andor est venu me chercher un petit peu plus. Le côté mature, je suis peut-être rendu là aussi dans ma vie. Mais il y a du stock pour tout le monde. J'ai apprécié énormément Clone Wars animé, Bad Batch, Rebels. Rebels, moi j'ai trouvé ça un chapeau, c'était corrent. [00:42:22] Speaker B: Je pense que le plus important dans Star Wars, c'est le storytelling. Les visuels sont exceptionnels, la musique, mais c'est vraiment le storytelling. Ils ont commencé à aller piger un peu dans l'extended universe. Ils ont ramené par exemple Thrawn, qui est un fan favorite depuis des années, puis il est tellement bien représenté, autant dans les séries dans lesquelles on le voit jusqu'à maintenant. que la republiation des nouvelles séries Tron par Timothy Zorn, qui était l'acteur, pas l'acteur mais l'écrivain officiel des premiers Heir to the Empire dans lesquels on voyait Tron. Il y a tellement de potentiel. Je parlais tantôt d'Art Revan, aller chercher Art Revan, si bien fait, bien exécuté, avec une belle histoire et compagnie, le monde perdrait la tête complètement. [00:43:04] Speaker C: qui a été reçu telle que telle, mais il y avait un potentiel et un fond, puis même avec la fin, tu te dis «Ah, il y avait peut-être quelque chose». [00:43:14] Speaker B: À la fin, vite vite, une fraction de seconde, on voit Darth Plagueis, qui est officiellement le maître de Palpatine. Donc, il y avait un potentiel de continuer. Ils sont allés chercher une période de l'histoire que les gens adorent, que les gens voulaient voir adaptée. Malheureusement, le storytelling était lacking. Il y a certaines choses qui n'étaient pas cohérentes avec le reste de l'histoire qui était déjà racontée. Le meilleur exemple que je peux donner, c'est la taille ridicule des Sables-Lazares. C'est la façon dont on démontre le saignement d'un cristal de sable laser. Normalement, c'est un processus qui est très long, qui nécessite beaucoup de haine, beaucoup de colère, qui fait du mal, en fait, au cristal, qui est un construit de la force, jusqu'à ce qu'il change de couleur, qu'il devienne rouge. Là, dans l'acolyte, ça se passe en une fraction de seconde. Le sable est un petit peu endommagé. On prend le sable, la lame est rouge. Ça détruit des années et des années de lore, pis c'est dommage, ce genre de choses-là, parce qu'après ça, on regarde le reste, pis ça perd un peu de son sens. C'est des séries qui font mal, un peu, à la franchise, selon moi, versus des séries... pas des séries, mais admettons, un film comme Rogue One, qui a vraiment pris le meilleur de Star Wars, pis qui l'a assombri, qui nous a amené le côté trash, un peu, de la guerre, la rébellion contre l'Empire, c'est un chef-d'œuvre. [00:44:25] Speaker A: Ouais, parce que dans Rogue One, moi, j'ai trouvé qu'il vraiment donne le ton C'est qu'il n'y a aucune prétention. C'est une mission suicide. [00:44:33] Speaker C: On connaît la fin. On connaît la fin de ce qui se passe. On sait déjà l'avance de ce qui va se passer. [00:44:38] Speaker A: Oui. Et on sait que tous les gens qui ont participé à cette mission, ils savaient dans quoi ils s'embarquaient. Puis ça fait en sorte que... C'est ça qui apporte le côté héroïque et l'héroïsme des gens qui étaient impliqués dans toute l'opération Ask Arif. Mais quand tu parles du fait qu'il y a certaines choses dans des séries, certains choix qui sont faits, Le mot que je trouve que c'est approprié, c'est que ça déçoit. C'est comme une déception. Et j'ajoute autant ça du fait qu'il y a plein, plein d'acteurs avec immensément de talent, incluant Lee Jong-jae dans Acolyte, qui est un acteur de Kate Jorman reconnu mondialement et qui est comme un dieu en Corée du Sud. qui a été complètement gaspillé. Il n'y a aucune direction. Et c'est pour ça que moi, quand je regarde ça, je suis plus déçu qu'autre chose. Je ne me plais pas du fait qu'il y a une série Star Wars qui fasse ce genre de choix de direction. [00:45:42] Speaker B: C'est pour ça que je dis que tout est dans l'écriture. [00:45:44] Speaker C: Ça a été quand même chercher un public. Les fans, durs et purs, ils ont eu peut-être un petit peu plus de difficultés à absorber la série, mais un casual qui va aimer des histoires d'espoir, ça a peut-être probablement apprécié beaucoup la série. mais c'est peut-être nous autres qui est peut-être un petit peu trop piqué, mais on rentrera pas dans le... Non, parce [00:46:06] Speaker A: que concernant la construction de ce qu'on appelle le world building, sur ça, t'sais, on peut avoir des libertés artistiques, comme on dit, mais sur les personnages, les personnages en tant que tels, je trouve que c'est vraiment quelque chose qui est important de bien écrire, parce qu'un personnage mal écrit reste un personnage mal écrit, tu sais, qu'il soit fidèle ou non au personnage. Mais dans tous les cas, moi j'ai hâte de voir, ça va être quoi la suite de Star Wars, j'ai hâte de voir les séries, comment ils vont continuer, et moi je veux voir plus de choses comme Thrawn, je veux voir plus de Chase Ascendancy, je veux voir... Moi, un truc qui me dérange depuis des années et que moi je voudrais vraiment voir, c'est Wraithlone. l'amiral, le grand amiral Ray Sloan de ce qui restait de l'Empire. Parce que c'est quand même elle qui a sauvé ce qui restait de l'Empire à la fin. Puis elle a une histoire vraiment unique et particulière que je trouve qui vaut la peine d'être explorée. Mais en tous les cas, moi je vous remercie Eric et Jean-François. Est-ce que vous avez un mot de la fin à dire à notre public, fans de Star Wars, qui le sont? [00:47:11] Speaker C: Moi j'aurais juste le goût de vous dire, venez nous voir et venez vous joindre à nous parce qu'on est une belle gang, une belle famille et on a du fun. Il y a du monde, c'est ça qui est beau dans 501 et dans la Rebel Legion. Moi je côtoie des gens d'usines, je côtoie des gens moins favorisés, je côtoies des avocats, je côtoier des pharmaciens et notre seul but commun qui nous rassemble, c'est Star Wars. Je veux dire, on peut avoir des opinions politiques différentes, religieuses différentes, n'importe quoi, mais ce que j'apprécie avec François, c'est qu'on est capable de s'entendre, qu'on a des bonnes discussions, c'est qu'on parle de Star Wars. That's it. Là, j'apprends à connaître François, j'apprends à connaître d'autres personnes. Moi, je trouve que c'est ça, la beauté de tout ça, puis on côtoie de belles personnes et de bonnes personnes. [00:47:54] Speaker B: Comme Éric dit, en fait, c'est littéralement ça. On vient tous de milieux différents, on a tous des histoires différentes, des problèmes différents. Moi, c'est ça que j'aime, en fait. Surtout avec les conventions, c'est que le temps d'une journée, d'une fin de semaine, on oublie tout ça, on met tout ça de côté. On est là, une belle gang à triper, on a tous la même passion, on est tous là pour sensiblement les mêmes raisons. Le monde extérieur existe plus, on vit notre fin de semaine, puis les gens viennent nous voir, ils sont contents. On est là avec le public, pour le public, puis on encourage le public à rejoindre nos clubs. [00:48:23] Speaker C: Le point commun qu'on a, c'est de faire plaisir au public. Faire un high-five à un petit cul, c'est magique. C'est ça qui vient me chercher. Les jeunes viennent me voir quand tu reçois un hug d'un petit cul de 5 ans qui est sur toi, sur ta jambe. Tu ne le vois même pas parce qu'il y a un stormtrooper, il le voit juste ici. Mais tu sens une présence qui vient te serrer. Tu lui fais un high-five. Le père est en arrière, il a un gros sourire jusqu'aux oreilles. C'est ça. Oui, j'appréciais être avec François, mais j'appréciais un petit peu plus le high-five du TQ qui vient me faire un gros salut. Ma journée est finie dans le camp, je suis tanné, je suis fatigué, j'ai eu chaud, j'ai mal. Lorsque le jeune vient te faire un high-five, t'oublies tout ça. T'oublies tout ça, t'es prêt à repartir, t'es prêt à refaire un autre heure, un autre deux heures, pis il n'a pas de problème. On oublie tout. [00:49:16] Speaker B: C'est ça notre paiement, en fait. Comme on disait tantôt, on n'est pas rémunérés. Notre paiement, c'est les sourires, c'est les câlins, c'est les gens qui sont heureux de nous voir. C'est juste de voir les étoiles dans les gens qui voient les personnages de leur enfance, qui voient l'univers, qui aiment tant. C'est ça, en fait. C'est la raison pour laquelle on fait ça, puis c'est ça notre récompense. Parce que comme Éric dit, on est fatigués, on est souvent déprivés de sommeil, déprivés... On ne mange pas comme il faut, on est déprivés d'eau, on est caféinés à outrance, mais on a tellement de plaisir dans ce qu'on fait que tout ça vaut la peine ultimement. [00:49:47] Speaker A: C'est une bonne note sur laquelle terminer. Merci beaucoup, Ek et François, et amusez-vous pour le reste de la journée. [00:49:56] Speaker B: Merci, bonne convention.

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