Épisode 49 - Éric Allard: de Goldorak à Transformers (CFAK à Comiccon Québec)

Episode 49 • October 19, 2026 • 00:48:27
Épisode 49 - Éric Allard: de Goldorak à Transformers (CFAK à Comiccon Québec)
Ma radio Académia
Épisode 49 - Éric Allard: de Goldorak à Transformers (CFAK à Comiccon Québec)

Oct 19 2026 | 00:48:27

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Show Notes

Ma radio Académia était invité média du Comiccon de Québec et a eu l’énorme chance de faire une entrevue complète avec Éric Allard. Éric a longtemps travaillé comme artiste pour des jeux vidéo de la franchise Transformers avant de lancer sa propre bande-dessinée, TurboKid. Il partage son amour pour la BD, les méchas, et sa nostalgie pour Goldorak!

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Episode Transcript

[00:00:00] Speaker A: Le balado que tu t'apprêtes à écouter, [00:00:01] Speaker B: tu peux pas l'entendre ailleurs. [00:00:03] Speaker A: C'est une exclusivité. [00:00:35] Speaker B: Donc bonjour tout le monde, ici Brahma Raman de retour pour CFA 88.3 FM sur Maradio Academia. Je suis ici au Comic-Con de Québec pour la première fois et j'ai l'honneur de rencontrer Éric Allard. Éric, c'est un plaisir de te rencontrer. D'abord, je voudrais commencer par parler de qui es-tu Éric Allard? [00:01:03] Speaker A: Eric Allard, c'est un gars qui a travaillé dans le domaine de l'illustration depuis les 30 dernières années. J'ai travaillé dans le jeu vidéo, dans l'animation, mais ma passion a toujours été dans la bande dessinée. [00:01:21] Speaker B: Moi, mon émission, c'est sur la culture geek. Mais en général, je m'intéresse à tout, que ce soit les jeux vidéo, les animés, les bandes dessinées, notamment... Moi, c'est comme une passion personnelle, les BD. J'ai grandi avec ça, les BD franco-belge, puis tout ce côté-là. Mais aussi les comic books, évidemment. On est très susceptibles à ça au Québec, avec la culture américaine qui est très proche. Moi, justement, je voudrais savoir, d'abord, Qu'est-ce qui t'a amené dans ce domaine-là, qui t'a intéressé au dessin et à l'art? [00:01:58] Speaker A: Ah mon dieu, mais c'est Goldorak. Quand j'étais petit, moi j'ai grandi avec les séries animées Goldorak, Albator, Candy, toutes ces séries-là qui jouaient ici au Canada. Et puis là, plus tard est arrivé Les Transformers. Je me suis mis à m'intéresser... J'étais un enfant élevé le samedi matin devant la télévision à écouter des dessins animés avec mon bol de céréales. C'est pas mal ça qui m'a, qui a initié l'amour de la bande dessinée. J'étais toujours celui, à l'école, qui allait chercher les albums de bande dessinée, Astérix, Pirou, les Schtroumpfs. Les Schtroumpfs qui ont été comme mon gros coup de coeur de bande dessinée quand j'étais enfant. Mais vraiment l'amour de la sensation, les robots, tout ça, c'est ce qui a informé ma passion, qui a alimenté ma passion pour la bande dessiné. [00:02:50] Speaker B: Est-ce que tu as été plus attiré par les bandes dessinées franco-belges ou les comic books américains? [00:02:58] Speaker A: En fait, ça a été avec l'âge. Quand j'étais très jeune, c'était beaucoup les Schtroumpfs, Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, tout ça. Quand je suis devenu un petit peu plus vieux, là j'ai découvert les héros de Marvel, tout ça, ma passion a transitionné du côté plus comic book américain. [00:03:16] Speaker B: Donc, quand t'étais jeune, c'était quoi un peu les comic books à cette époque-là qui étaient populaires? Quand t'allais dans la cour d'école, tout le monde lisait ça, tout le monde parlait de ça. [00:03:29] Speaker A: J'ai grandi... Écoute, j'ai grandi... Mon père a travaillé à la Bay James pendant quatre ans, ce qui a été pas mal mon primaire. Fait que vraiment, nous, ce qu'on avait accès, c'était les livres à la bibliothèque. Puis les livres à la bibliothèque, c'était Tintin, Spirou, les Schtroums, c'était vraiment la base. Je ne me rappelle pas qu'il y a eu un temps où on se parlait entre nous et qu'on parlait des bandes dessinées. C'était vraiment tout le temps, chacun était assis de leur bord et il disait ce qu'il avait le goût de lire. Mais moi vraiment, les Stroms, c'est vraiment celui qui a vraiment tout starté la boule de neige si on veut. [00:04:06] Speaker B: Mais c'est fou parce que ça démontre, je ne vais pas être indiscret mais je ne sais pas vous avez quel âge, moi j'ai 24 ans, et moi-même j'ai grandi avec les schtroumpfs, c'est quelque chose qui a fait partie de ma formation d'intérêt pour les bandes dessinées, les comics et pour ce format en général. C'est fou à quel point les schtroumpfs, par exemple, ont comme perduré dans le temps. Est-ce que c'est quelque chose que tu trouves qu'aujourd'hui, à l'époque où on est, qui est moins présent, des choses qui perdurent dans le temps, on est plus dans l'instantané que des médiums ou des franchises qui durent des décennies et des décennies. [00:04:49] Speaker A: Je trouve qu'aujourd'hui, c'est surtout qu'il y a tellement plus de créateurs qu'il y en avait aussi dans ce temps-là. Il y a beaucoup d'auteurs qui ont été, comme moi, ils ont lu Les Chauves et ça les a inspirés. Ils ont été inspirés par soit ça, soit Astérix, Tintin ou tout autre BD européenne ou américaine. Le manga maintenant qui est rendu, il y a tellement de titres, il y a tellement d'auteurs. Je pense que c'est surtout une métamorphose de la créativité à travers les années qui a donné naissance à tous les livres et les auteurs qu'on a aujourd'hui. [00:05:25] Speaker B: D'ailleurs, d'une perspective d'artiste, moi, c'est quelque chose que je suis toujours curieux de savoir parce que moi, j'ai quand même un background académique intellectuel. Je suis juriste, je fais une maîtrise, je fais un doctorat en droit en ce moment. Puis je voudrais savoir, en tant qu'artiste, est-ce que tu considères que les BD, les mangas, les comics, est-ce que ce sont des médiums, comme des formats de transmission, ou est-ce que ce sont plutôt des produits culturels unique en leur genre, comme les BD c'est quelque chose qui est européen, franco-belge, les mangas c'est quelque chose de japonais, un produit culturel japonais, les comics c'est un produit culturel américain, ou c'est juste une question de format, donc quelqu'un qui n'est pas de cette culture-là pourrait reproduire le format en reprenant les techniques, les codes de ce format-là. [00:06:13] Speaker A: Dans le fond, ce que tu veux dire, c'est qu'est-ce que, admettons maintenant, les Européens pourraient faire des mangas ou des Canadiens pourraient faire des mangas. [00:06:19] Speaker B: Oui, par exemple, c'est une question de ce genre. [00:06:20] Speaker A: Et je pense que ça commence déjà à se produire. Il y a des Canadiens qui font de la bande dessinée dans des styles mangas. Je pense qu'il y a eu un temps où c'était plus, comme tu disais au début, un peu comme le Département de la culture, ils faisaient leur bande dessinée. Mais maintenant, c'est rendu, surtout avec l'arrivée de l'Internet, Tout est réparpié partout, tout le monde est inspiré de tout. Ça commence à tout se mélanger, ces affaires-là. [00:06:50] Speaker B: Ça c'est vrai, mais justement la question qu'il y en a beaucoup qui se pose, qui sont dans les études culturelles et ces choses-là, c'est la question de ce qui fait qu'un manga, par exemple, on appelle ça un manga, Est-ce qu'il y a un élément dans le contenu qui est essentiellement ou dans son essence même japonais que quelqu'un en Europe ou aux Etats-Unis ne peut pas comprendre dans sa profondeur totale? La question, par exemple, pour les animés, Avatar The Last Airbender ou Ruby, c'est des productions occidentales, mais il y en a, c'est tout un débat. Est-ce que c'est des animés ou est-ce que ce n'est pas des animés? Parce que tu parles justement du style manga, mais est-ce qu'il y a une distinction entre un style manga et un manga, comme un véritable manga? C'est ça la question que je pose. [00:07:45] Speaker A: Je pense que je ne me suis juste jamais vraiment posé la question comme avatar. Avatar pour moi, ce n'est pas un animé, mais je peux absolument comprendre que quelqu'un qui ne sait pas c'est quoi et qui voit ça peut penser que c'est un animé. Ce sont des gens qui ont été complètement influencés par ça, mais dans le storytelling, il y a quelque chose de plus, peut-être plus américain. Mais c'est ça, c'est qu'à ce temps-là, tout commence. Avant, tu avais les lacs qui sont chacun de leur bord, mais là, les lacs, ils commencent tous à se rencontrer, puis là, ça commence à tout se mélanger. C'est super parce que c'est des mélanges culturels qui font juste améliorer les sources. [00:08:28] Speaker B: C'est comme plusieurs lacs qui se rencontrent dans un océan. C'est bien pensé. [00:08:40] Speaker A: C'est comme les humains à un moment donné. C'est comme toutes les cultures, les races différentes. Tout le monde se mélange. C'est ça, c'est l'amélioration avec toutes les cultures qu'on apprend. Puis ça, ça va dans la pop culture aussi. Ça se voit dans la bande dessinée, dans les films, dans les animés. Ça fait juste améliorer tout le produit, à mon avis. [00:09:03] Speaker B: Mais est-ce que, en tant qu'artiste, c'est déjà demandé de penser à l'envers du décor, l'idée que si tout se mélange, qu'est-ce qu'il en reste en fait? Parce que ce que les gens aiment, c'est souvent ce qui rend chaque chose unique. Puis si toutes ces choses uniques viennent se mélanger, est-ce qu'ils perdent de leur nature? Est-ce qu'ils se retrouvent dénaturés en fait? [00:09:22] Speaker A: Mais ça dépend, c'est que le résultat d'une bande dessinée, comme moi, c'est un mélange de... J'ai écouté Goldorak, mais j'ai écouté l'auteur que je ne me rappelle jamais son nom, mais celui qui faisait les Powerpuff Girls, Samurai Jack, il fait Primal. Moi, j'aime beaucoup cet artiste-là, j'aime beaucoup Bruce Timm des séries animées de Batman. Puis ça, c'est tous des mélanges que j'ai pris, puis qui sont là-dedans. Fait que, ultimement, ça, c'est pas... Ça n'a pas un look de Bruce Timm, ça a un look d'autres affaires. Fait que c'est des mélanges de toutes sortes de choses. Mais ultimement, l'important, c'est le résultat final. Que la recette de où elle provient, c'est pas... Je ne considère pas que c'est si important que ça, c'est vraiment le résultat qui est important. Si c'est solide, je ne vois pas comment ça... C'est peut-être moi qui ne comprends pas bien ta question, mais ultimement, la bande d'essai, une fois que tu as fini de la lire, est-ce qu'elle est bonne, est-ce qu'elle n'est pas bonne? On ne se pose pas la question de «est-ce que ça a été dénaturé?» Non. On lit la BD. Des fois, on spot des influences de... Ah, je sens qu'il y a un petit peu de Franquin ici. Je sens qu'il a un petit peu peut-être de Peuillot. Il a peut-être un petit peu de... Mais ultimement, c'est... Quand j'ai fini de lire mon livre puis je l'ai fermé, il était sulphone. Oui, c'est tout. [00:10:49] Speaker B: Non, tu as bien compris la question. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ça. C'est vraiment une question de ce que chaque artiste pense. C'est pour ça que je pose cette question-là. Parce que chaque artiste a une perspective différente. Parce que tout le monde a des influences, des origines différentes. Tout le monde a des opinions différentes par rapport à ça. Donc il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. On a parlé du fait que toi, tu es quelqu'un qui s'est retrouvé dans la BD, c'est comme ton truc là, mais que tu as travaillé longtemps dans les jeux vidéo. Justement, moi, je te disais au début, avant de commencer l'entrevue, que quand je regardais dans la liste des invités, Transformers, c'est le truc qui m'a sauté les yeux parce que moi, je suis un grand fan de la franchise Transformers. Et notamment les jeux, je trouve que c'est vraiment, vraiment sous-coté. War for Cybertron, j'ai beaucoup joué à ça. Moi je voudrais savoir, comment est-ce que tu t'es retrouvé à faire ça? Mais d'abord, comment tu t'es retrouvé à faire ça? [00:11:41] Speaker A: Je travaillais chez, j'ai travaillé longtemps, en fait j'ai surtout travaillé chez Freemont Studio à Québec. Et puis quand ils m'ont engagé, c'est parce qu'eux ils entamaient un projet de Transformers à l'époque. Ils faisaient beaucoup de jeux qui étaient sur le web, dans le fond. Il y avait plein de séries de Transformers à l'époque dont plusieurs qui étaient faites au Japon. On faisait des jeux basés là-dessus. Moi je suis arrivé là-dessus comme un artiste de background dans le fond. Mais ce qui est drôle c'est que quand j'ai eu l'appel, quand ils m'ont engagé, ils m'ont appelé chez nous. Puis j'avais un poster de Transformers sur mon mur devant moi quand il me parlait au téléphone. Il disait «Oui, le projet sur lequel on voudrait que tu embarques, c'est Transformers. Es-tu à l'aise sur les Transformers?» J'ai fait «Oui, je devrais être correct.» Sur [00:12:31] Speaker B: quel jeu as-tu travaillé en tant que tel? C'est [00:12:38] Speaker A: parce que j'ai travaillé 18 ans là-bas, ça a été beaucoup de projets, des fois ça a duré 3 mois. [00:12:53] Speaker B: C'est à la pièce un peu. [00:12:54] Speaker A: J'ai touché à beaucoup d'affaires, des affaires des propriétés de Hasbro, Warner Brothers. J'ai travaillé beaucoup avec EA. Écoute, vite de même, il aurait fallu que je prépare et que j'aille voir mon LinkedIn parce que vite de même. [00:13:13] Speaker B: Les jeux souvent que les gens de ma génération connaissent, c'est genre Warfare Cybertron, Fallout Cybertron et ces jeux-là. [00:13:21] Speaker A: Oui, moi ce n'était pas des jeux de console. C'était vraiment des jeux browser-based. J'ai travaillé sur des séries animées aussi qui ont passé à la télévision. Teletoon, entre autres. Mais c'était beaucoup des jeux. On a fait des jeux pour Radio-Canada aussi, pour leur site web. Mais c'est ça, c'était des jeux qu'on était pas longtemps dessus, c'était pas des projets de longue haleine. Des jeux comme War of Cybertron, c'était Activision je crois qu'ils faisaient. Ça c'est des projets qui durent plusieurs années. [00:13:52] Speaker B: Ouais, ouais, pis nous on a des bons souvenirs de ça parce que c'était vraiment des bons jeux. Les jeux de Transformers en général, je trouve que c'est ultra sous-coté. Mais tu sais, je remarque que l'influence de Transformers est restée dans tes dessins mecha. D'ailleurs, j'aurais... Ça me rappelle vraiment un personnage comme Will Jack ou quelque chose de même. [00:14:17] Speaker A: Il y a du Optimus Prime dans son visage, en effet. En 1984, quand ça a commencé, je me rappelle où j'étais quand le premier épisode a commencé. J'ai été beaucoup impacté par les Transformers. [00:14:33] Speaker B: D'ailleurs, je voulais en parler un peu. Malheureusement, Peter Cullen est décédé tout récemment. C'est la voix éternelle d'Optimus Prime. Même Megatron, il y a eu d'autres doubleurs qui ont joué sa voix, même si c'est toujours Frank qui l'a faite. Mais Optimus a toujours été Peter Cullen, depuis le début. Vu que tu parlais d'Optimus Prime, que c'est quelqu'un qui t'a inspiré de lui, Quelle version d'Optimus Prime est ta préférée de toutes les versions qu'il a y eu? [00:15:09] Speaker A: Ça reste la J1. J'ai plein de figures. C'est aussi que le premier Transformers que mon père m'a acheté c'était Optimus Prime. G1 reste mon all-time favorite. [00:15:27] Speaker B: Je trouve que G1 a cette espèce de qualité... C'est une guerre entre les Autobots et les Decepticons, mais en même temps, il y a cette qualité un peu... Parfois il y a des moments vraiment humoristiques et sarcastiques dans la série. qui sont tellement absurdes qu'ils restent là. Même si j'apprécie l'Optimus Prime des films de Michael Bay, je trouve que l'Optimus Prime dans la série G1, parfois il sortait des one-liners et des blagues. complètement délirant et déjanté. [00:16:02] Speaker A: Absolument. [00:16:03] Speaker B: C'est ça que j'aimais le plus en fait, cette qualité-là d'un peu humain, un peu vivant. [00:16:07] Speaker A: Oui, oui, oui. J'ai beaucoup aimé aussi la version française, francophone de la saison 1, la saison 1 qui a été traduite au Québec. J'ignore le nom de l'acteur, mais je sais que c'est le même qui fait la voix d'Homer Simpson au Québec. [00:16:23] Speaker B: Je savais même pas que ça avait été doublé au Québec. [00:16:25] Speaker A: Ça marche tellement bien, la voix avec le personnage. [00:16:30] Speaker B: Oui, mais justement la raison pourquoi les gens reconnaissent sa voix de Optimus Prime n'importe où, c'est à cause de cette espèce de qualité très... Peter Cullen, quand il parle, on dirait qu'il baisse de trois octaves avec sa voix. Donc, c'est pour ça que les gens le reconnaissent n'importe où. Mais, en parlant de Transformers, est-ce qu'il y a d'autres séries Mecha qui... À travers Transformers, c'est ça qui est arrivé, je me suis intéressé à plein d'autres séries Mecha. Est-ce que tu es passé par un processus similaire aussi? [00:17:11] Speaker A: Vite comme ça, je ne vois pas d'autres séries qui m'ont autant avec des mechas. J'ai essayé d'écouter Gundam, je n'ai pas accroché à Gundam. [00:17:26] Speaker B: Ce n'est pas pour tout le monde, mais oui. [00:17:28] Speaker A: En fait, quelqu'un m'a fait écouter, j'ai le coffret chez nous, 0083. J'ai adoré cette série-là, puis après avoir écouté celle-là, j'ai pas été capable d'embarquer sur les autres. À cause que j'ai apprécié l'aspect réaliste, comment 0083 a été faite, la maturité de la série. J'ai aimé le personnage qui commence qui a comme un story arc qui commence... Il est correct, il commence à être bon, il s'enfonce, il remonte. J'ai aimé l'espèce de courbe avec le personnage principal. Les mechas dedans sont super cool, mais c'est ça. Après ça, j'ai eu de la misère. J'ai pas vite comme ça. Ça a été vraiment Goldorak, Mazinger, Getter Robo, les robots de Goldorak, Go Nagai, l'auteur. qui a créé ces personnages-là. Ça, ça a eu un gros impact. Transformers a eu un gros impact. Puis après ça, ben... Mais de toute façon, to be fair, les Transformers ne sont jamais vraiment partis. Ils ont tout le temps été là. Mais je te dirais que Transformers Animated a été une de mes séries préférées des séries Transformers qu'il y a eu après. Moi, je suis un fan de Bruce Timm, puis cette série-là, elle avait une vibe très Bruce Timm. [00:18:45] Speaker B: Moi, je suis rentré avec les films. Il y a eu G1 sur Netflix que j'ai regardé. Puis ensuite, il y a eu Prime. Prime, c'est vraiment ce qui m'a donné... [00:18:56] Speaker A: Prime est très bonne. Prime, je la trouve vraiment solide. [00:18:58] Speaker B: Moi c'était vraiment quelque chose que je trouvais c'était une meilleure version, une itération de Transformers qui a été faite sur le grand écran. Moi je suis curieux de savoir, après, comme tu as dit tu as travaillé longtemps dans le jeu vidéo et après tu as décidé, parce que vraiment ce que tu voulais faire c'était des BD, c'est quand que tu as décidé de faire le saut? [00:19:19] Speaker A: Je n'ai jamais fait le saut. Je continue à faire du travail autonome. Je ne vis pas de la bande dessinée du tout. C'est vraiment de la passion, c'est vraiment un coup de cœur. Parce que dans le fond, j'ai essayé aussi d'aller du côté Marvel DC. Je suis juste rendu à une place où j'aime mieux faire mes projets. C'est vraiment beaucoup de travail faire de la bande dessinée. Si je pouvais mettre autant de travail sur un produit, ça va être le mien. C'est comme ça que j'ai fait la transition. [00:19:52] Speaker B: Moi, en général, je suis un grand fan de Mecca. [00:19:56] Speaker A: Ah, tu es un fan de Mecca? [00:19:58] Speaker B: Oui. [00:19:58] Speaker A: Ok, je l'apprends. [00:20:00] Speaker B: Non, non, je ne l'avais pas dit. [00:20:02] Speaker A: Tu as été subtile à la dame. [00:20:04] Speaker B: Non, non. Mais je dis ça parce que moi, quand je vois d'autres artistes faire des dessins Mecca, Immédiatement, mon cerveau commence à comparer avec toutes les séries que j'ai vues, que ce soit des vieux trucs comme Macross ou des affaires comme Votums. [00:20:20] Speaker A: Robotech, ça a été intéressant à la fin. [00:20:22] Speaker B: Mais tu sais, un client, Goldorak, ça vient de Grandizer. [00:20:25] Speaker A: Comment tu dis ça? [00:20:26] Speaker B: UFO, Grandizer, c'est la série de… [00:20:27] Speaker A: Grandizer, c''est Goldorak. [00:20:28] Speaker B: Oui, c'est Goldorak, oui. [00:20:29] Speaker A: C'est la version française de Goldorak. [00:20:30] Speaker B: Oui voilà, exactement. Mais tu disais? [00:20:34] Speaker A: Je disais quoi? [00:20:35] Speaker B: Ah non, je pensais que tu voulais dire un truc là. Mais honnêtement, je trouve que les mechas à ce jour, est-ce que tu trouves qu'il y a quand même un peu trop de mechas, comme les gens sont un peu partis dans la surenchère à en faire plein plein plein de versions maintenant? [00:20:50] Speaker A: En fait, je trouve qu'il y'a beaucoup de séries avec des mechas, mais je trouve que c'est difficile de trouver des bonnes séries avec les mechas. Il y a peut-être du monde qui va m'écouter parler et qui va vouloir m'arracher la tête. Des fois, je veux juste aller sur Crunchyroll et me trouver une série avec des robots. Surtout les thumbnails, les images, tous les personnages, le robot est dans le fond. Il y a-tu un robot dans cette série-là ou c'est juste quelque chose qu'ils ont mis dans le fond? J'aime Ivan Gerlain, j'aime ça. Je suis ouvert à essayer de nouveaux trucs, mais je trouve qu'on dirait qu'il n'y a pas... Je dirais quelque chose de plus simple. Ça, c'est les bons, ça, c'est les méchants. Les robots, ils se battent. [00:21:43] Speaker B: Toi, qu'est-ce qui t'a attiré vers ce genre-là? Est-ce qu'il y a quelque chose, il y a quelque chose de particulier que t'es comme «Ah oui, c'est ça que moi j'aime». [00:21:51] Speaker A: Dans «Goldorak », il y a l'aspect, il y a un petit peu un aspect horreur à travers les histoires, parce que les aliens là-dedans qui attaquent tout ça. Puis j'aimais ça, à toutes les semaines, me demander de quoi va avoir l'air le monstre ou le méchant. J'ai grandi avec les films de Godzilla aussi, ma mère me mettait devant la télé. et elle me faisait écouter les films de Godzilla quand j'étais petit. J'aime les super-héros, j'aime les monstres et j'aime les robots. Ce sont les trois éléments. C'est peut-être un petit peu ça qui paraît un petit peu là-dedans aussi. C'était quoi ta question? [00:22:24] Speaker B: Non, je me demandais ce qui t'a attiré vers le genre mecha en général, vers Goldorak, notamment parce que ça a été ton point d'entrée. [00:22:32] Speaker A: Goldorak, ça a été mon premier. Je pense que c'était surtout un coup de foudre. Quelque chose que tu ne sais pas que tu vas aimer jusqu'à ce que tu y goûtes. Mais j'ai toujours aimé le look du robot. J'ai toujours aimé le look de Goldorak. [00:22:48] Speaker B: C'est sûr qu'il est quand même unique. Tu parles de l'aspect horreur, mais c'est quelque chose qui est souvent discuté. Le fait que Goldrack a été source de beaucoup d'anxiété pour des parents qui voulaient que ce soit retiré de la télé parce qu'ils considéraient ça trop violent. Comme on le dit, il y a des conversations qui ne changent jamais. On en parle encore aujourd'hui. [00:23:14] Speaker A: Moi, la violence, elle m'a jamais dérangé. Elle m'a jamais impacté d'une façon où j'ai écouté quelque chose de violent, puis je sentais le besoin d'être violent. Ça m'a jamais... Pour moi, c'est autant des histoires, puis c'est tout. [00:23:27] Speaker B: Mais tu sais, c'est des paniques sociales. Tu as tout le temps des gens qui ont peur que des comportements qui sont à la télé vont être reproduits par les enfants. [00:23:35] Speaker A: Je comprends, oui. [00:23:35] Speaker B: Et cetera, et cetera. Donc, tu sais, moi, je trouve que c'est pas un instinct qui est mauvais, mais ça peut mener à des décisions ou des conclusions qui peuvent être erronées. [00:23:47] Speaker A: Oui, je comprends. [00:23:47] Speaker B: C'est ça que moi je trouve qui est un peu triste par rapport à ces conversations-là. [00:23:52] Speaker A: Moi, toi, c'est quoi, qu'est-ce qui t'a donné le coup de foudre sur les Mecca? [00:23:56] Speaker B: Moi, vraiment, ça a été une combinaison de choses. Mais je dirais que la série qui m'a fait rentrer dans les méca, c'est Transformers d'une part. Parce que, comme je l'ai dit, j'ai vu les films Transformers quand c'est sorti au cinéma. [00:24:15] Speaker A: Toi, t'as vu les films de Michael Bay en premier? [00:24:16] Speaker B: Michael Bay, oui. Puis j'ai trouvé ça cool. Surtout le premier film, pour moi, ça reste le meilleur. Tu sais, la scène où ils rentrent sur la terre, là, ils arrivent. Ça, c'est comme la meilleure scène cinématique de ma vie. [00:24:30] Speaker A: Est-ce que tu as aimé Bumblebee? [00:24:32] Speaker B: Oui. Oui, j'ai aimé Bumblebee. Oui, absolument. Absolument. Et après ça, une fois que j'ai regardé... C'est comme une succession de choses. Les films, G1 avec Netflix. Et après, ils sont sortis sur Netflix, donc j'ai regardé ça. Et puis Prime. Donc tu sais, à l'époque, j'avais comme... On va dire entre... Quand j'avais 8 ans et quand j'avais genre 12 ans. Mais par la suite, je suis vraiment devenu comme... Comme l'âge des simulcas animés a comme exposé. Donc là, t'avais plein d'animés qui sont devenus disponibles. Puis là, j'ai commencé à regarder des animés comme Code Geass, comme Aldenois 0, puis c'est vraiment comme... Puis finalement, je suis comme, ben t'sais, je serais pas mal sur les robots géants qui se battent, là, ça a l'air d'être cool. Puis avec le temps, t'sais, puis j'ai... Ouais, ben justement, l'aspect de Code Geass c'est intéressant parce qu'il y en a beaucoup qui disent que c'est un anime qui reprend des codes du Sennen mais c'est un anime mecha. Alors que Aldenois 0, le scénario est médiocre mais les robots sont intéressants. Il y a des robots vraiment uniques du côté martien. En tout cas, chaque anime mecha pour moi, a quelque chose d'unique à offrir, même les animés comme vraiment, je dirais, plus light-hearted, un peu plus léger, comme Knights Magic, des animés qui sont comme écoles de magie, mais avec les meccas, là. [00:26:00] Speaker A: Ça s'appelle Knights Magic? [00:26:02] Speaker B: Knights Magic, mais tu sais, t'as aussi, bon évidemment, ça part d'un peu plus sérieux, mais Witch of Mercury, la série Gundam, donc c'est vraiment Et justement, Gundam, c'est intéressant parce que c'est une série qui est tellement vieille. Il y a toutes sortes d'éditions qui vont... qui ont tous un fond sérieux, mais qui vont de plus léger au moins léger. Par exemple, comme IBO. Ça, c'est genre... Gundam Iron-Blooded Orphans, c'est le plus... Comment je peux dire? Macabre. T'as des enfants soldats, c'est une guerre civile, c'est des... [00:26:40] Speaker A: Je l'ai commencé, celle-là. Je ne l'ai pas terminé, mais je l'ai commencé. [00:26:42] Speaker B: Oui, je ne vais pas te déguiser une gâchette, on ne le fait pas, mais moi j'ai regardé les 50 épisodes. [00:26:47] Speaker A: J'ai fait le modèle kit de ce Gundam-là. [00:26:49] Speaker B: Et tu fais du Gunpla? [00:26:50] Speaker A: Oui. [00:26:51] Speaker B: Je ne suis pas surpris, tu es un artiste de Mecha qui fait des Gunpla. Ce n'est pas un stretch. Oui, c'est difficile à imaginer pourquoi tu aimes faire des modèles Gunpla. Mais en général, je trouve que les animés Mecha, Mais quand même on voit une osmose. Les mechas qui sont produits dans l'Occident comme les Transformers et tout ça. Et le volume de mechas qu'il y a au Japon. Il y a tellement de versions différentes. Des mechas qui se transforment, des mechas qui ne se transforment pas. Il y en a qui courent, il y en a qui roulent. C'est juste la variété. [00:27:35] Speaker A: Il y en a qui vont dans les Comic-Con. [00:27:36] Speaker B: Oui, on les voit. Jusque maintenant, je n'en ai pas vu, mais il y en a qui font avec du papier mâché. Genre des trucs mécaniques. C'est bon, moi je vois ça. Ça doit être l'enfer d'être là-dedans. Tu es juste là, debout, toute la journée. Tu ne peux rien faire. Tu peux juste être debout. Ça a l'air d'être l'enfer, mais si tu es assez dédié, tu peux le faire. [00:27:58] Speaker A: J'ai une autre question pour toi. Est-ce que tu as eu un choc de passer des films de Michael Bay à G1? [00:28:03] Speaker B: J'ai eu un? [00:28:04] Speaker A: Un choc. Ça t'a-tu fait un choc de voir la transition? [00:28:08] Speaker B: Oui, parce que G1, c'était un des premiers dessins animés des années 80 que j'ai regardé. Je n'avais pas regardé G.I. Joe. [00:28:15] Speaker A: Tu savais c'était quoi le dessin animé avant d'écouter les films de Michael Bay? [00:28:20] Speaker B: Non. Non, justement. [00:28:21] Speaker A: Ça a été l'inverse. [00:28:22] Speaker B: C'est l'inverse, oui. Parce que les films de Michael Bay, quand ils étaient sortis en 2007, le premier film, C'était comme... C'était un coup de foude, genre plein, plein, plein... Les salles de théâtre étaient remplies. [00:28:32] Speaker A: Toi, tu voulais en savoir plus après le film, fait que t'as été chercher [00:28:35] Speaker B: la... Oui, oui, pis quand il y a eu Netflix, qui est devenu justement... Quand Transformers est sorti sur Netflix, j'étais comme «Oh, il y a Transformers sur Netflix!» Je savais pas c'était quoi. J'ai découvert ça vraiment comme par hasard. Et ça a été... J'ai bingé toute la série parce que c'était vraiment juste... Et est-ce que t'as [00:28:50] Speaker A: écouté le film après? [00:28:51] Speaker B: Le film de? [00:28:52] Speaker A: Le film animé de Transformers. [00:28:53] Speaker B: Oui, ben oui. Est-ce que tu parles de celui où Starscream devient le... Ouais! Ça aussi ça a été un choc parce que le ton change profondément dans le film. [00:29:04] Speaker A: Mais il montre vraiment les répercussions d'une guerre, qu'est-ce que ça fait. [00:29:08] Speaker B: C'est pour ça que j'aimais les jeux Fall of Cybertron, War for Cybertron, parce que ça montre la vie des Transformers pendant la guerre sur Cybertron. Puis je trouve que souvent dans les péripéties qu'on a sur Terre, c'est un peu moins présent, il y a beaucoup plus d'éléments slice of life. Les Transformers, on montre ce qu'ils font de la journée, puis il y a des péripéties ridicules qui se passent. [00:29:27] Speaker A: Tu vois, moi je me suis fait placardé par du monde en ligne d'avoir dit ça, mais moi les Transformers, j'ai besoin qu'ils soient sur la terre, j'ai besoin qu'ils soient avec des humains autour d'eux. [00:29:40] Speaker B: Toi tu aimes ça les humains? [00:29:41] Speaker A: C'est parce que pour moi c'est correct qu'il y ait une aventure une fois de temps en temps comme War of Cybertron où est-ce que tu es sur Cybertron, tu te bats contre d'autres robots. C'est juste que moi ce que j'aime, moi le coup de foudre que j'ai eu avec les Transformers, c'est dans l'épisode où est-ce qu'ils sont dans la tour, puis les avions arrivent, puis ils parlent avec les avions, puis comme ils répondent pas, puis les avions arrivent, puis ils se transforment. Puis la première scène du film de Michael Bay, c'est un hélicoptère qui arrive à la base militaire, ils sont comme «voyons, ils répondent pas », puis là ils se transforment en robots, puis ils se mettent à tout détruire. Moi, c'est ça que j'aime des transformers, c'est qu'ils sont là, puis tu le sais pas. sont déguisés, ça fait partie de la gimmick. Moi, si les robots sont tout le temps juste avec d'autres robots sur des planètes avec des vaisseaux, ça leur enlève un aspect spécial qui les rend uniques. Ça devient juste des robots pour moi. Quand c'est juste des robots avec des robots et des robots, là c'est comme... Tu as déjà vu le film d'Incredibles? Le méchant, il veut rendre tout le monde spécial. Moi, ce qui les rend spécial, c'est vraiment le fait qu'ils sont avec les humains. Ils essaient d'apprendre la culture des humains aussi. ils essaient de comprendre comment la vie se passe sur Terre, puis eux, ils trouvent que la Terre est belle. Il y a tous ces éléments-là que moi, je fais partie de ce brand-là. Fait que si tu les enlèves de ce contexte-là trop longtemps, parce que c'est correct que des fois, ils soient sur leur monde, c'est correct que tu apprennes les secrets de leur planète, leur évolution, tout ça, mais moi, je trouve que ce brand-là, il vit quand ils sont eux-mêmes les aliens sur notre Terre. [00:31:27] Speaker B: Ok, moi j'ai une question pour toi. Puisque tu sais, on est tous les deux des grands fans de Transformers, ça pourrait surprendre les gens. Mais pourquoi est-ce que tu penses que Megatron garde Starscream? [00:31:41] Speaker A: Je trouve que dans Transformers Prime, c'est la fois qu'ils l'ont le mieux adressée. Parce qu'il garde Starscream à la fin, parce qu'il dit que c'est un de ses meilleurs soldats. Il n'y a pas une conversation où il dit «si tu peux juste arrêter de vouloir me tuer deux secondes, puis juste focusser sur à quel point tu es hot, tu pourrais voir comment tu es un des meilleurs soldats». J'avais beaucoup aimé ça. Je pense que Mégatron voit le potentiel dans Starscream. Je pense qu'en le gardant proche, il garde quand même un oeil sur lui. C'est comme ça que je l'ai toujours perçu. [00:32:24] Speaker B: Moi j'aime ça que dans toutes les itérations de Transformers, ils ont gardé un certain train commun de tous les personnages, c'est-à-dire que tous les personnages importants comme Optimus Prime, Megatron, Starscream, que les gens les préféraient en général, Il garde un fond commun de leur personnalité, de ce qu'ils sont. Puis Starscream, même si tu vois que la manière dont il essaie de prendre contrôle des Decepticons change, ses motivations ne changent pas. Il veut toujours devenir le chef. Mais par contre, honnêtement, c'est pour ça que Starscream G1, je ne peux jamais l'oublier. Megatron a tombé! Je suis le nouveau leader! [00:33:05] Speaker A: Mais ça, c'est aussi que c'était une série télé et le personnage devait toujours revenir. Il fallait toujours qu'il trouve une raison de le garder, évidemment. [00:33:16] Speaker B: Mais moi, je trouve que Starscream, c'est vraiment un personnage bien fait parce que c'est quelqu'un qui, souvent, essaie de prendre le contrôle avec toutes sortes de schémas vraiment ridicules, parfois des complots ridicules. Mais en même temps, tu réalises qu'en tant que le leader des Seekers, Il est un très bon soldat, il est ultra compétent dans sa position. Il est un bon commandant, il est capable de... Tu vois dans la scène, par exemple, dans les films de Transformers, qu'il détruit trois jets en trois secondes dans le premier film. C'était dans le troisième film, je crois. Aussi, un autre aspect que j'aime, parce que tu parles des humains, que toi t'aimes les humains, Ce que j'ai aimé dans le premier film, notamment The Transformers, que Michael Bay a fait, c'est qu'il a collaboré avec l'armée américaine pour faire le film. c'est que les humains ne sont pas complètement pris à court. Dans tous les films où il y a une invasion extraterrestre, comme Water of the Worlds, les humains se font péter, l'armée est incapable de résister, on se détruit par des zombies. Mais dans Transformers, tu vois la scène où il appelle le support aérien, il a besoin d'un AC-130 et un Thunderbird. Il appelle ça et tu vois que Il pète le scorpion genre. Le scorpion il bat en retraite là. Ça j'ai adoré ça. [00:34:44] Speaker A: Mais c'est le plus proche d'un Transformers G.I. Joe que... Ben oui. Des fois le monde fait quand est-ce qu'il va avoir un crossover? Ben ils ont comme déjà fait des... Ils les ont juste pas officiellement à pleine main mais ils sont pas mal compétents puis ils savent comment dealer avec eux. [00:34:58] Speaker B: Ben oui ben justement tu vois l'armée n'est pas complètement pris à court. Elle est capable de genre... de se battre et de résoudre la situation. La scène avec le railgun aussi, j'ai besoin du railgun. Ça c'était vraiment quelque chose que j'ai trouvé unique en son genre. [00:35:12] Speaker A: Est-ce que tu as lu la bande dessinée de Skybound? [00:35:17] Speaker B: Malheureusement non, je n'ai pas lu de bande dessinée Transformers. [00:35:21] Speaker A: Ok. Là, tu es au Comic-Con. Il va falloir que tu ailles trouver quelqu'un qui les vend. Il y a sûrement quelqu'un ici qui les vend. Faut que tu prennes le trade ou le compendium du premier tome de Skybound qui est la plus récente. Puis, tu lis ça le plus rapidement possible. C'est... c'est les histoires et la bande dessin Transformers que moi j'ai toujours voulu que j'ai jamais vu. [00:35:46] Speaker B: C'est sympa de te décevoir, mais ça fait des années et des années que j'ai pas touché à un seul comic book. La personne qui lit le comic book dans ma famille, c'est ma sœur. Elle, elle est Sonic. Son truc, c'est Sonic. Elle a tous les comic books de Sonic. Elle est tout le temps là-dedans. Mais moi, ça fait des années que j''ai pas touché un comic book. Honnêtement, depuis plusieurs années, je lis comme presque tout digital. J'ai arrêté de lire des trucs physiques. Je ne sais pas pourquoi j'ai commencé à faire ça, mais je pense juste à cause du côté financier. [00:36:18] Speaker A: Je t'ai dit de l'acheter une BD physique, mais tu peux sûrement la trouver en ligne et la lire. Ce que je veux dire, c'est que si tu es un fan de Transformers, Tu te dois de lire la run de Skybound qui joue en ce moment. En fait, c'est le Energon Universe qui appelle ça. Ils ont sorti Transformers, Void Rivals et G.I. Joe. Et les trois existent dans le même monde. Ils ne se croisent pas nécessairement immédiatement. Mais les trois histoires évoluent dans le même monde. Il y a des impacts qui se sentent dans les livres, même si ce n'est pas dans le même. Ils prennent leur temps d'insérer et de placer des éléments dedans. C'est écœurant. [00:37:07] Speaker B: Quelle direction as-tu décidé de prendre pour l'invincible AeroBot? [00:37:14] Speaker A: Quelle direction? [00:37:15] Speaker B: Ton oeuvre, oui. Ça, c'est ton travail que tu as fait. [00:37:22] Speaker A: La direction artistique? [00:37:23] Speaker B: Non, je veux dire en termes du scénario. [00:37:27] Speaker A: J'ai été impacté par... Là-dedans, il y a du Goldorak, il y a du Star Wars. C'est pas mal les deux principaux. [00:37:37] Speaker B: Donc vraiment un peu science-fiction classique. [00:37:40] Speaker A: Il est très science-fiction. On voit la Terre juste à la fin, la dernière page. [00:37:48] Speaker B: Ça se passe dans l'espace? [00:37:49] Speaker A: Oui, c'est carrément une aventure dans l'espace. [00:37:54] Speaker B: Moi, j'adore ça parce que c'est tellement vaste. Tu peux faire ce que tu veux dans l'espace. Ça a l'air vraiment une bonne lecture, honnêtement. Je devrais le lire. [00:38:03] Speaker A: Dans le fond, le scénario, c'est qu'il y a un vilain qui s'appelle Gear Lock, qui est une entité qui s'approprie toutes les planètes avec la technologie. [00:38:13] Speaker B: OK. [00:38:13] Speaker A: Et puis, Gearobot, ça suit l'histoire de trois survivants d'une planète qui s'est faite assimiler. Ils essaient de rentrer à l'intérieur du vaisseau de Gearlock pour le détruire en espérant libérer leur monde qui vient de se faire prendre par lui. [00:38:29] Speaker B: Donc est-ce que Gearlock c'est comme un espèce d'extraterrestre, un dieu, c'est supposé être comme ça? [00:38:34] Speaker A: C'est un genre de... J'ai été inspiré un petit peu par peut-être les Borgs dans Star Trek. Il y a un petit peu de ça. Il est un petit peu un mix de... J'aime beaucoup les vilains de Grunagaï dans Mazinger, dans God of War et tout ça. Il y a un des personnages dans Mazinger qui est comme moitié-moitié. Il est moitié homme, moitié femme. Lui, il est moitié robot, moitié... Peu importe la race extraterrestre qu'il s'approprie. Il est comme moitié organique, moitié robot. Lui, la technologie, c'est une forme de contrôle et tout ce qui est organique, c'est une forme de chaos. Il essaie de mettre le contrôle sur la galaxie, sur les planètes. [00:39:17] Speaker B: C'est vraiment intéressant parce que c'est vraiment comme une espèce d'antagoniste un peu eldritcha parce que Par exemple dans Star Trek, tu réalises qu'au début c'est vraiment une menace qui pèse sur toute la Fédération et toute la galaxie même. Mais tu réalises que les Borg, ils assimilent pas les espèces par méchanceté ou par malice, ils le font Juste par nature, c'est comme... c'est des prédateurs, tu vois? Et c'est dans le même sens où genre... tu sais, un peu comme les démons dans Frère Anne, pour ne pas rentrer dans la conversation, mais dans la même affaire, est-ce que, genre, Guéloc, c'est comme un prédateur, en fait? C'est quelqu'un qui assimile les planètes parce que c'est juste ce qu'il fait? [00:40:01] Speaker A: Il n'est pas un prédateur. Il est juste un... il a la logique incarnée. [00:40:05] Speaker B: OK, ouais. [00:40:06] Speaker A: C'est une forme de logique qu'il ne peut pas laisser... [00:40:08] Speaker B: Il est programmé pour faire ça. [00:40:10] Speaker A: Il est programmé pour faire ça et il est tellement vieux que même lui, ce n'est pas de son origine. Il a tout le temps juste fait suivre son programme. S'il y a eu des créateurs, ils ont probablement été assimilés eux-mêmes. Lui, à chaque monde qu'il va conquérir de cette technologie-là, de cette culture-là, Il va faire son genre de Golgoth, si tu veux. Puis HeroBot, il y en est un. Mais ils vont revirer contre lui. [00:40:42] Speaker B: Ils vont se rebeller. [00:40:43] Speaker A: Voilà, un peu comme Goldorak. [00:40:45] Speaker B: Moi je tripe sur ce genre d'histoire-là parce que... Tu connais sûrement Yoshiaki Tomino? Le créateur de Gundam? [00:40:54] Speaker A: Ah oui. [00:40:54] Speaker B: Oui, mais Tomino, il avait fait une... Ah, Tommy! Tomino. Franchement, là. Tu vas donner des crises cardiaques au public, là. Il avait fait une entrevue à un moment où il s'était dit un peu déçu du fandom de Gundam, de ce que c'était rendu. Et c'est fou parce que dans les années 90, là, il a dit, tu sais, les vraies fans de Gundam, c'est les filles. C'est elles qui ont compris les subtilités, la profondeur de Gundam, là. Les gars, ils sont obsédés avec les robots géants qui font la guerre, là. Mais tu sais, les filles, elles, elles sont là pour, tu sais, les personnages, le scénario, tu sais, ce qui se passe. Puis elles ont vraiment compris la profondeur. Les gars, ils sont juste avec les Gunpla et machin parce que, tu sais, tu comprends que les gens... J'avais fait une entrevue avec quelqu'un de Gunpla Montréal à ce sujet-là, mais tu sais, les gens qui ont les séries Mecha, créé... les gens qui sont sortis du Daikon, comme Tomino, comme Hideaki Anno, qui a fait Evangelion, c'est des gens qui sont issus de la Nouvelle-Gauche japonaise, qui se sont montés contre l'impérialisme et machin, qui viennent de cette famille politique-là, et lorsque ce moment s'est effondré, ils sont allés dans le monde artistique, dans le monde culturel, et donc toutes leurs œuvres, c'est supposé d'être des œuvres pour mettre en garde la guerre, le jingoïsme, le nationalisme, le militarisme, etc. Mais, tu sais, c'est devenu comme des symboles pour... Aujourd'hui, ça a été comme réapproprié pour devenir des... Ah ouais, on devrait faire des méchas géants pour faire la guerre contre, je sais pas, contre la Chine ou contre nos ennemis, là, tu sais. Genre, je me rappelle, un sénateur américain avait fait une entrevue à Ted Cruz. Il a dit, écoutez, il va y avoir des robots géants IA, Pour faire la guerre, je préfère que ce soit des robots américains que des robots chinois. Moi, je suis curieux de savoir, toi, c'est quoi un peu le message? Parce qu'on se dit souvent qu'on parle de propagande et de messages, mais c'est quoi le message que toi, tu veux passer à travers tes œuvres? C'est ce que toi, tu as créé. [00:42:54] Speaker A: J'essaie pas de passer un message, j'essaie juste de... Quand je fais mon histoire, c'est toujours... Je parle d'un protagoniste, un ou des protagonistes. Eux, ils veulent quoi? Le méchant, il veut quoi? Puis comment on tire à la conclusion où est-ce que soit le protagoniste triomphe ou parfois l'antagoniste triomphe? S'il y a un message à passer dedans, c'est... Dans HeroBots, c'est C'est une question de survie, c'est une question de qu'est-ce qu'ils sont prêts à faire pour survivre, sauver leur planète. Qu'est-ce qu'ils sont prêts à sacrifier. Mais il n'y a pas de message là. C'est vraiment à propos des personnages. [00:43:34] Speaker B: Donc c'est vraiment l'histoire des personnages, à travers l'histoire des personnages que l'histoire se raconte. C'est ça, exactement. [00:43:38] Speaker A: Parce que pour moi, moi je dis tout le temps que moi j'aime beaucoup les affaires avec des mechas. Mais pour moi, la bonne recette pour un mecha c'est comme un morceau de gâteau. Le mecca, c'est le crémage. T'as besoin d'un bon gâteau en dessous, t'as besoin des personnages que t'as le goût de vivre leurs expériences, tu veux te cheerer pour eux autres. Tu veux que quelqu'un embarque dans le robot, tu veux qu'il gagne ou tu veux qu'ils triomphent, mais si t'as juste un robot cool avec pas d'histoire, ben moi, il manque de quoi. Pour moi, c'est important que ces ingrédients-là soient bien dosés. [00:44:17] Speaker B: Donc avant de terminer l'entrevue, Eric, qu'est-ce qui s'en vient pour toi? C'est quoi tes projets en ce moment? [00:44:25] Speaker A: Je travaille sur un autre livre. Ce n'est pas E-Robot. C'est un autre livre. [00:44:30] Speaker B: C'est un roman? [00:44:31] Speaker A: Un autre bande dessinée. Il y a des robots, évidemment. Mais ce n'est pas inspiré Goldorak. C'est d'autres choses. C'est plus horreur à dos. [00:44:46] Speaker B: Ok, donc c'est un peu plus sérieux. Pas sérieux dans le sens où l'histoire se prend pour ses raisons, mais dans le sens où les thématiques sont plus... [00:44:57] Speaker A: Les thématiques sont plus sérieuses, mais c'est science-fiction, horreur. [00:45:03] Speaker B: Ok, donc tu rentres vraiment dans le côté horreur. J'ai hâte de voir ton style avec Gear Lock, je pense qu'il y a du potentiel de ce côté-là. Moi je suis quand même un fan d'horreur, je trouve qu'il y vraiment du potentiel là-dedans et souvent aujourd'hui on est rendu dans le côté horreur beaucoup trop. Tu sais, des jumpscares cheap, des affaires comme ça. Moi j'aime par exemple, moi je suis un gros fan des œuvres de Junji Ito. Moi j'aime ça. [00:45:30] Speaker A: Uzumaki reste un de mes lectures classiques. [00:45:32] Speaker B: Ah mon dieu, ils ont massacré l'anime, je suis tellement déçu de ça. Mais ouais, c'est légendaire Uzumaki. On peut pas y passer à travers. Mais pour moi, c'est le côté horreur. Il y a tellement de choses à faire là-dedans, notamment avec ces deux choses-là. Je l'ai vu dans IBO, le côté d'être attaché. Ça a l'air tellement absurde et au-delà de ce qu'on peut imaginer. Mais ça démontre le potentiel de jusqu'où on peut pousser le bouchon. Moi, j'ai hâte de voir ce que tu vas faire. Honnêtement, je vais être déprimé. [00:46:07] Speaker A: Moi aussi, j'ai haite de voir ce que je vais faire. [00:46:09] Speaker B: Ben écoute, tu garderas mes contacts et tu m'enverras une copie. Je ferai une revue, un preview, un review de... [00:46:17] Speaker A: Un format digital, évidemment. [00:46:19] Speaker B: Ben oui. [00:46:19] Speaker A: Parce que toi, tu touches pas aux bandes dessinées. [00:46:21] Speaker B: Non, non, non. J'aime ça avoir une copie physique, mais je veux dire, un format digital, je lis... C'est parce que, t'sais, une copie physique pour moi, c'est quelque chose... Comme t'sais, par exemple, pour les jeux vidéo, j'achète encore des copies physiques de mes jeux vidéo, sur VGP, sur PNP, lorsque... Je trouve ça dans un prix raisonnable, etc. J'aime ça voir une copie physique, parce que pour moi c'est important, mais je ne peux pas acheter 75 tomes de manga en copie physique. Financièrement, pour moi, ça n'a juste pas de sens. Donc je lis ça en digital. Lorsque je veux lire plein de mangas, je veux un peu sampler tout. Moi, par exemple, dans mon bureau, j'ai fait beaucoup d'entrevues avec des gens comme toi, des artistes, des acteurs, etc. J'ai une espèce d'endroit dans mon bureau à la radio. où on garde des mémorabilia d'artistes que j'ai interviewé, où ils ont dédicacé une copie de leur livre. Je les mets là, et lorsqu'on a des événements, on les fait tirer dans des tirages aux gens. Puis ça passe le message et ça fait une promotion de l'artiste aussi. Donc ça marche pour tout le monde. Donc c'est ça. Mais honnêtement, si ça t'intéresse à un moment, moi je ferais ça. Avec plaisir d'ailleurs, c'est le mois prochain, on a la semaine de la radio à Sherbrooke. Et on a le salon du livre aussi. Donc on fait un peu tout ça ensemble. Donc moi ce serait quelque chose que je fais pour tous les artistes avec plaisir. Et honnêtement, en plus que je suis fan du genre de choses que toi tu fais, moi c'est doublement appréciatif pour moi. Eric, c'était un plaisir de parler avec toi. C'est très gentil de ta part d'être assis pendant tout ce temps-là et de discuter avec moi. J'ai hâte de voir ce que tu vas faire pour la suite. Dis bonjour au monde de Sherbrooke et à ses facs. [00:48:19] Speaker A: Salut le monde de Sherbrooke. [00:48:21] Speaker B: Merci beaucoup Eric. On va sûrement se revoir dans d'autres événements.

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